Hongrie – Suisse (1-3) : la Magikobusz Akademia s’est achetée le billet de retour

Droit au busz
La composition :
Gulacsi
Lang – Orban – Szalai
Fiola – Nagy – Schäfer – Kerkez
Sallai – Szoboszlai
Varga
Un loszange ? Détrompez-vous, c’est bel et bien un busz.
Surtout en phase défensive (sans ballon)… Mais aussi en phase défensive avec ballon.
Le match :
TBM, TCL, RTM, RATP ou pire encore : la SNCF… Non ce n’est pas pour nous.
A la Magikobusz Akademia on y fonce tout droit, on n’est pas là pour prendre du retard dès le premier arrêt. On n’a juste oublié de vous préciser vers où on allait. Berlin ? C’est vrai qu’on a un max de supporters prêts à se mettre sur leur « trente-trois » pour marcher au flambeau vers Berlin, mais ils vont être déçus. Pour nous c’est clair depuis le début : Budapest nous voilà !
Visiblement pour les Suisses c’était très clair aussi. Pas de préliminaires : on avait beau avoir aligné la banquette du fond avec nos 5 premiers défenseurs, ils y sont allé direct avec le Duah. Et en plein milieu. En deux passes lasers, nous voilà pourfendus par le centre et Gulacsi qui n’a pas sorti la raie se retrouve avec une balle au fond (0-1, 12e minute).
Contrairement à notre défense, nos intentions, elles, sont bien alignées avec celles de la Suisse. Seulement sept minutes plus tard l’aile gauche du bus se froisse et Vargas se voit offrir l’opportunité d’y glisser la deuxième balle. Gulacsi cette fois sort la raie pour la coller dans la truffe du Suisse, c’est loupé (19e minute).
Si on avait su on aurait pris la carte Intermarché. Du coup impossible de lutter contre l’Aebischer. Un petit bonbon enroulé intérieur pied droit à l’extérieur de la surface et ça finit dans le petit filet. Imparable (0-2, 45e minute).
Sallai pied gauche pour Varga au point de pénalty mais notre 9 vise à côté (62e minute). C’est sûrement lui qui a fait un créneau et a abîmé notre aile gauche. Encore un macroniste.
Trois minutes plus tard Szoboszlai y va de son centre pied droit. Cette fois le ballon plonge au second poteau et Varga se couche pour piquer une tête à bout portant (1-2, 65e minute). Enfin !!
Nouveau créneau, nouveau froissement. Cette fois c’est à droite que ça se passe. Embolo n’en demandait pas tant et le voilà qui chevauche sur un boulevard plein centre. Il sert Rieder en profondeur. Le Suisse drible Gulacsi mais pousse son ballon trop loin et ne peut redresser la balle dans un but pourtant vide (91e minute).
Sabordage ultime, cafouillage du dernier défenseur de la tête. Le ballon finit sa course dans les pieds d’Embolo. A sa place j’aurais été surpris de tomber sur une autre Breel que lui, mais pas lui. Il ne tremble pas et ajuste Gulacsi d’un lobe astucieux (1-3, 92e minute).
La note :
Mi.
Comme « mi » chemin jusqu’à Budapest.
Pour finir :
Belle offrande que celle-là pour débuter finir la compétition.
Un match complètement raté dans les intentions et la technique. Un match bien Vasectomy.
La suite ? L’Allemagne. De bon augure.
Alors si vous croisez notre busz, montez-y avec nous et Hongrie à qui veut l’entendre :
« Ici, à la Magikobusz Akadémia, hongrois fort en nos Mágikus Magyarok ! ».
Stérilement vôtre, Viktor Vasectomy.