BRESIL-FRANCE (1-2) : L’Académie Française a la fraîcheur de vivre

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LE CONTEXTE

A trois mois de la Coupe du Monde, Laglande is back car il faut se remettre dans le rythme d’un match tous les trois jours.

Je ne rentrerai pas dans le contexte politique des Etats-Unis en ce moment, ni dans les dossiers Epstein, mais sachez que je n’en pense pas moins, et qu’il faudrait leur couper les couilles avec un ciseau à bois chauffé à blanc avant de leur faire bouffer en celeri rémoulade et les mettre en prison à vie avec des détenus extrêmement dangereux, de ceux qui ne plaisantent pas avec le viol des enfants. Ces gens me révulsent. J’ai pas plus imagé.

On the road to the World Cup, nos poulets bleus ont deux matchs prévus aux States en cette fin mars : le Brésil et la Colombie. Pourquoi aux States ? Peut-être pour voir comment cela ne va pas se passer, parce qu’en ce moment, on ne va pas se mentir, les States, c’est pas fifou.
Premier arrêt, le Massachusetts, plus précisément au Sud de Boston, patrie des Boston Celtics et de John Cena, pour la rencontre des Bleus face au Brésil, dans le stade des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, le bien nommé Gillette Stadium.

En parlant des States, deux infos importantes que je voudrais signaler : 


1. La signature de Grizou chez les violets d’Orlando (il n’aura pas de décalage horaire quand DD va le convoquer !) Meilleur joueur français de ces 15 dernières années, pour moi, il n’y a pas de débat. Il va falloir l’appeler purplou !



2. Depuis le 14 mars, le club le plus mythique de tout le football nord Américain fait son retour sur les pelouses. Le New York Cosmos évolue en USL 1, l’équivalent d’une troisième division. Trois branlées en autant de matchs plus tard (1-3, 1-3, 2-3), on se dit que la route va être longue..




Maintenant, il va falloir en parler un peu et mettre le doss’ sur la table. Le maillot vert menthe, on en parle ?
Pour moi, c’est non. Que l’Allemagne décide de se faire piétiner par Adidas avec un maillot extérieur rose, que grand bien leur fasse, mais le maillot extérieur des Bleus, il est blanc et pas autre chose. (Gna Gna, Statue de la Liberté, Gna Gna, hommage…) Balek. Vous vouliez faire un maillot vert ? Respectez l’Histoire de la Nation. OK pour un maillot vert en Coupe du Monde. Mais faites référence à France Hongrie de 1978, à Mar del Plata quand les Bleus avaient oublié leurs maillots à buenos Aires et se sont retrouvés à jouer avec un maillot rayé vert et blanc, prêté par le Club Atlético Kimberley, club de pêcheurs local. CA C’EST HISTORIQUE ET C’EST CONNAITRE L’HISTOIRE DE LA COMPETITION ! Et le site Pinte2Foot a très bien résumé l’histoire :


https://www.pinte2foot.com/article/coupe-du-monde-1978-france-hongrie-une-histoire-de-maillots

J’aurais adoré un maillot vert et blanc à rayures. Mais je fais mon vieux con, je crois. Le vert menthe, ce sera très bien pour les défilés de mode, les soirées au quartier, mais pour un maillot des Bleus, c’est non. Les Brésiliens se sont soulevés pour que leur maillot extérieur ne soit pas rouge mais bleu comme il l’a toujours été. Nous, on est des fashion victims. En fait, ça me fait penser à un Hollywood chewing gum à la chlorophylle. Parfait pour une Coupe du monde aux Etats-Unis. 

Jules Koundé

Voilà c’est dit, je suis foncièrement contre. Mais c’est comme ça. N’étant aucunement décisionnaire dans l’organigramme des Bleus, on se fout de mon avis.

Bien ! Le match ! 

LA COMPO

On notera dans cette compo l’absence de notre Jules Koundé national et de Manu Koné. Pour le reste DD nous envoie un 4-2-3-1 résolument offensif, le Tchou et Rabinuche devant les twin towers Upamecano et Konaté. 

Mais alors devant, ça va aller vite ! 
Côté Brésil, on est plus près d’une élimination en 16è que d’aller au bout. Le nombre d’absents est indécent : visez un peu l’hécatombe pour ce match, on pourrait faire quasi un 11 :
Rodrygo, Marquinhos, Estevao, Allison, Gabriel, Alex Sandro, Eder Militao, et Bruno Guimaraes ne verront pas le Gillette Stadium, alors que Neymar et Paqueta sont trop courts physiquement et n’ont pas été appelés par Ancelotti. Si Olise et Dembélé se la donnent, ça peut faire du sale. (spoiler : une passe décisive chacun…)

LE RESUME

LE RESUME PAR L’ACADEMIE FRANCAISE

LE MATCH

Dans les premières minutes, les bleus vert-de-gris confisquent la gonfle et il faut attendre 4 mn pour que les Brésiliens voient la couleur de la sphère…

5. Raphinha est servi à la limite du hors jeu et tape au-dessus. On a même pas tremblé. 

7. Pas penalty sur Ekitike pour un croc en jambe et un coup d’épaule et contre éclair des Brésiliens. Ça donne rien. 

Les maillots marine des Brésiliens et vert d’eau des Français me donnent à penser que la télé est mal réglée niveau luminosité. Le jeu est intense mais c’est pas foufou pour autant. 

Maillot toujours : le maillot violet/noir/marron de Maignan se fond très bien dans le bleu marine des Brésiliens. Je plains les daltoniens. Alors en revanche l’écusson brésilien est HENAURME en pleine poitrine. On va pas pouvoir le louper. 

Pour l’instant, les gardiens transpirent pas trop, c’est bien. 

22. Pause fraîcheur. Le truc le plus kiffant de ce premier quart de match. 

26. Perte du ballon de Dembouz et Vinicius passe à Martinelli. Il tente la frappe Air BNB mais ça passe à côté des buts de Maignan. Air BNB, c’est ma technique sur FIFA pour les frappes enveloppées : RB + B sur Xbox. Petite dédicace au deuxième mini-Laglande, qui kiffe l’appellation. C’est moi que je l’ai trouvée tout seul ! 

29. Cartonzinho pour Leo Pereira qui découpe Olise dans les grandes largeurs. 

32. Dembele lance la fusée Mbappe entre Bremer et Leo Pereira. La balle piquée du génie français déguise Ederson en épouvantail. Comprenez immobile, les bras en croix et un peu de pelouse dans le cul. 1-0

35. Encore un Air BNB qui passe à côté, c’est Cunha et c’est encore à côté. 

37. Malo Gusto, Tchou en une sur Mbappe. Il la tente. Trop croisée. 


38.  Cartonzinho pour Casemiro, parce qu’il était pas content. Match amical ? On repassera pour l’île aux Enfants ! 

Il joue où, Hugo Ekitike ? On le voit pas, le pauvre. 

43. Olise qui fait quitter son short à Casemiro avant de transmettre à Dembele. Mbappe est servi à gauche et son air BNB part loin de la lucarne. 

45mn +3. Mi-temps. 

Carlo Ancelotti fait de plus en plus vieux prof d’histoire. 

49. Le Brésil se refait la cerise et Vinicius secoue la défense droite française sans danger pour Maignan. 

 50. Luis Henrique depuis l’aile droite s’amuse de Théo Hernandez avant de se recentrer et faire coucher Mike Maignan. 

52. Les Bleus pédalent sans la semoule et Wesley (Snipes, autant pour le nom que la coupe de tifs) transperce toute la défense avant de se faire salement récupérer par Upamecano qui prend le premier cartonzinho pour la France. Mais notre arbitre du soir va voir la VAR. Pourquoi faire, il n’y a pas peno. Le rouge pour dernier défenseur ? Ah ben oui. Par ici la sortissao pour Dayot. Et c’est on ne peut plus mérité. 

56. Le coup franc de Pereira directement dans les gants de Maignan. 

57. Entrée de Maxence Lacroix à la place de Dembele. Et Kante à la place du Tchou. 

Mais c’est qui, Maxence Lacroix ? Il a un nom à jouer ¾ aile à l’UBB. Ça aide pas, de regarder la N2 et l’USL 1, je vous le dis ! Saliba était pas dispo, DD a sélectionné son clone ! 89è joueur lancé par la Dèche en Equipe de France. Première sélection face au Brésil, ça pète la classe.  

63. Ah, Ekitike est là. 

65. La violence de l’attaque française. Olise joue le 4 contre 3 à la perfection en décalant Ekitike. La balle piquée des familles fait 2-0. Létal. Ah putain, faut pas leur en promettre. Olise, meilleur joueur français des 15 prochaines années. Vous l’aurez lu ici en premier. 

66. Ekitike remplacé par Doué. Et Mbappé par Thuram fils. Je n’ai même pas vu qui a récupéré le brassard de capitaine. Une chose est sûre, ce n’est pas Griezmann. 

67. Olise fait de la défense brésilienne sa biatch avant de servir Thuram qui talonne pour le Marquis de la Rabinuche. Mais la frappe du noble est gentiment bloquée par Ederson. Shoot de vieille. 

On dirait pas, mais les Français jouent à 10 depuis un quart d’heure. On voit pas la différence. Et pause fraîcheur. 

71. Cartonzinho pour Konaté pour la même découpe sur Joao Pedro que Leo Pereira sur Olise en première. Jean Pierre se relève et ça rejoue. Franchement, un 9 brésilien au dessus du numéro duquel il n’y a pas écrit Ronaldo, et ben ça fait cheap.

76. Le contre de Doué et cartonzinho pour Bremer qui saccage gentiment une opportunité. Biscotinha méritée. 

79. Faute sur Vinicius. Le coup franc dans la boîte comme dans le Foot en Folie finit sur le pied de Bremer et ça fait 2-1. Les Français, on dirait des PNJ. Ça regarde le ballon à droite, ça regarde le ballon à gauche, ça reregarde le ballon à droite et ça fait ficelle.

Là ça va devenir intéressant. 10 contre 11 et un stade tout jaune, on va voir ce que ça fait de gagner un match contre le Brésil à l’extérieur. Don Carlo n’a pas dit son dernier mot. 

80. Cartonzinho pour Ibanez en retard sur Hernandez. 

91. Luis Henrique, l’homme brésilien de la seconde période, intercepte à gauche et centre fort pour Bremer, qui nous fait une spéciale Black & Decker en dévissant sa reprise.

Olise pour Akliouche, la JO connexion reste forte. Malo Gusto est remplacé par Kalulu.

93. Cartonzinho pour Akliouche. Pas rentré pour rien. 

96. Gain de temps pour Maignan et cartonzinho. Juste avant, la passe en profondeur de Bremen qui ne trouve que la pointe du pied de Vinicius a filé tellement de sueurs à DD qu’il avait la raie du cul qui faisait gouttière. 

DD sur le banc

97. Fin du match.

LES NOTES

Pas franchement. On a de la chance d’avoir dans nos rangs Michael Olise et Aurélien Tchouameni. Pour le reste, les latéraux n’ont pas été inquiétés en première période et ont pris la sauce en seconde. Et comme il faut. On a une attaque qui peut être d’une violence rare à la prochaine Coupe du Monde.

Next Stop : Dimanche à Washington face aux Cafeteros de la Colombie. On va voir s’il est bon, notre café, les Gringos ! Bisous partout !

2 réflexions sur “BRESIL-FRANCE (1-2) : L’Académie Française a la fraîcheur de vivre

  1. Lilian Laglande (5/5) : note maximale pour son superbe avis à propos des « maillots ».

  2. Le bleu blanc rouge étant apparemment dû à un effet de mode suite à l’indépendance américaine (les précieuses du temps faisait ainsi tapisser leur mobilier durant la décennie 1780), on peut bien revenir aux fondamentaux et suivre la mode du moment (d’autant que le vert oxydé est celui des monuments parisiens). Le blanc, selon la rétro-explication courante, symbolisant les Bourbons et la royauté, je ne ferais pas une grève de la fin pour le réhabiliter.
    Quant au vert et blanc rayé de 1978, c’est un grand OUI. Je dirais même un grand CHICHE !

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