Monaco-OM (2-0) : La Canebière Académie arrive comme Belsunce
Mais qu’est-ce qu’on peut faire contre ces salopards, qui n’ont que ça à faire, nous donner le cafard ?

Aïoli les sapiens,
Le dirigeant de droite dit : « il va falloir faire plus avec moins »
Le dirigeant centriste dit : « il va falloir faire mieux avec moins »
Le dirigeant de gauche dit : « il va falloir faire pareil, mais avec moins »
Le dirigeant de l’OM dit : « il va falloir faire avec moins, point barre. »
L’avantage dans tout ça, c’est qu’on ne viendra plus prétendre que le sport est là pour anesthésier les masses laborieuses en leur faisant oublier leur exploitation quotidienne. Quand on se tape des Sébastien Lecornu et des Edouard Philippe H24, quand ton chef de service vient t’annoncer que t’auras ni heures sup ni recrutement pour soulager ta charge de travail de bison, quand tu te mets devant l’OM pour te changer les idées et que tu vois exactement la même face de lavement te servir un discours identique à propos de l’OM, tu te dis qu’en fait d’opium du peuple, le foot commence salement à ressembler au dernier clou dans le cercueil d’une vie de merde.
Si encore l’OM nous la jouait décroissance et sobriété heureuse, on pourrait adhérer au projet. On irait tous au stade en sarouel et en écoutant du Tryo, on vibrerait pour la qualif en Ligue Conférence, et on laisserait sans aigreur les gros clubs se disputer une élite si boursouflée qu’elle en devient vulgaire. Mais non, ça notre nouveau président Stéphane Richard, il ne sait pas faire. Issu du même moule que les cabestrons sus-mentionnés, la seule chose que son formatage est capable de délivrer, c’est qu’on va longtemps en chier pour en tirer absolument zéro bien-être. Avoir un niveau de ventre mou et vouloir vendre Paixão, c’est comme avoir 9,8 millions de Français sous le seul de pauvreté et raboter les APL et l’Assurance Maladie. Les mecs se prétendent une élite formée dans les fleurons des écoles de management, et tout ce que leur cerceau sclérosé est capable de produire, c’est un vieux résidu de catholicisme avarié décrétant que l’Homme n’est venu sur terre que pour souffrir ; surtout si ceux qui décrètent, ce sont eux, et si l’Homme venu sur terre pour souffrir, c’est ta pomme.
En attendant de devenir Nantes, voire Bordeaux, petit point sur la situation à la veille de la fin du marché des transferts.
La bande à Nénesse
De Lange
Weah– Kondogbia (Aguerd, 83e) – Egan-Riley– Emerson
Højbjerg – Abdelli (Nnadi, 46e, Maupay,)
Harit– Gomes– Timber (Abdallah, 46e)
Gouiri
À l’approche du feu d’artifice final du mercato, l’OM s’apprête à inventer le concept de panic sell. Les clubs de tocards ont l’habitude d’exécuter leurs plus beaux panic buy, en recrutant à 23h45 une rossinante exotique pour huit fois le salaire d’un joueur de ligue 1 lambda ? L’OM ira encore plus loin en cédant Paixão au premier venu pour huit euros cinquante et une carte cadeau Stockomani. « Ah bah oui mais Mr McCourt a dit qu’il fallait vendre, moi je vends. – Oui, mais il avait dit aussi que le but des départs c’était de gagner des sous, au final, pas de faire de la place à la cave en foutant tout le monde sur Vinted. – Tatata, la souffrance dans l’austérité sera la Voie. »
Notre Léonardo Balerdi national ne fera pas partie de l’ultime charrette, parti cette semaine en prêt avec option d’achat à l’AS Rome. Il va de soi qu’on lui souhaite le meilleur.
Côté sportif, Paixão est annoncé forfait pour blessure (alors qu’il est plus probablement ligoté à une catapulte que Stéphane Richard fera partir à n’importe quel moment dès qu’une destination solvable se présentera). C’est Timber qui le remplace, le reste du onze étant inchangé depuis l’ouverture réussie contre Strasbourg.
Le match
Rien à dire dans l’attitude : l’OM se montre impliqué, dynamique, volontaire… Le problème est qu’on a l’impression d’assister à un match de Toulouse ou Angers : contre un adversaire supérieur, il manque juste un peu de tout. Un petit peu d’impact physique, un petit peu de créativité, un petit peu beaucoup de justesse technique… juste un petit peu de niveau, quoi.
Après dix minutes équilibrées, Monaco se détache sans forcer. Un corner est renvoyé par notre défense puis, sur notre gauche, la fausse piste d’un coéquipier offre à Golovin un confort excessif pour centrer. À la retombée, De Lange ne sort pas, Egan-Riley est lobé et Weah hésite : Brunner place sa tête dans le petit filet, une main dans le slip (1-0, 13e).
Le match se poursuit sur le même rythme : l’OM produit quelques tentatives sporadiques, et Monaco menace De Lange sans pour autant faire preuve d’un acharnement énorme. À un quart d’heure de la pause, le jeu olympien, plutôt bancal jusqu’ici, se stabilise un peu quand Harit quitte l’aile droite. Notre meilleure occasion survient d’ailleurs sur une percussion de sa part à gauche de la surface : servi après un une-deux avec Højbjerg, Amine centre en retrait pour Gomes, qui pladupiésécurise mais se voit contré in extremis.
À la pause, Nénesse l’Arsouille tire les conséquences des insuffisances olympiennes : quoique n’ayant pas démérité, Abdelli sort pour Nnadi, tandis qu’un Timber largement pas assez prêt est remplacé par Abdallah.
Dès la reprise, l’OM se procure coup sur coup deux belles occasions : en déséquilibre, Abdallah ne parvient pas à reprendre un centre, après un beau débordement d’Emerson. Un bon centre trouve ensuite Gomes, dont la reprise part au-dessus.
Malgré la saignée dans l’effectif, cette équipe conserve cependant quelques fondamentaux, à commencer par la capacité à tout saloper par une défense analissime. Balerdi parti, c’est Kondogbia qui endosse le rôle en se faisant authentiquement compisser par Brunner. Et quand je dis compisser, je parle pas de la petite giclée sur les chaussures en sortie d’urinoir, non : le mec a mis cinquante mètres à vider sa vessie sur Geoffrey, du moment où il a sorti son zguègue sur la ligne médiane, jusqu’au petit crochet final dans les six-mètres. Soit donc une prise de balle au physique, un démarrage de buffle, l’évitement du tacle débilissime de Kondogbia, puis un petit crochet-bifle identique sur Egan-Riley pour faire bonne mesure avant de déposer la balle au fond (2-0, 53e). Notre héros du soir parachève l’ensemble juste après en sortant pour blessure, rendant encore plus incompréhensible notre volonté de brader nos meilleurs joueurs tout en continuant à nous traîner ce boulet et son contrat princier.
Si Nénesse doit chaque minute se demander ce qu’il est venu faire dans cette galère, le karma lui offre un petit supplément chantilly cinq minutes plus tard, avec la blessure de Nnadi, suivie des crampes de Gomes.
On a beau dire que les Olympiens font ce qu’ils peuvent, le déroulement du match les mène néanmoins vers une résignation très perceptible. Profitant du repli monégasque, nos joueurs font montre en fin de rencontre d’une belle volonté de sauver l’honneur, sans trop inquiéter cependant une défense très supérieure.
Tout à fait justifiable par le manque d’effectif en qualité comme en nombre, cette défaite ne doit pas décourager nos joueurs de travailler d’arrache-pied pour saisir tous les petits bonheurs qui peuvent se présenter cette saison. Si cette équipe venait à perdre en combativité, la saison pourrait en effet tourner encore plus mal que pressenti.
Les joueurs
De Lange (2/5) : Un premier but à l’image de ce que sera notre saison : si on reste passifs, on meurt.
Weah (2/5) : Une première période plus que quelconque, et un mieux en seconde avec l’entrée d’Abdallah. Mais persister à envoyer des centres à la gacha empega quand les adversaires ont Eric Dier en défense, c’est comme jouer à je-te-tiens avec Terminator. Les chances de succès sont modestes.
Kondogbia (1/5) : Alors oui, on a dit que les joueurs faisaient du mieux qu’ils pouvaient, mais il y a des exceptions. Quand on pense à ce qu’on a mis dans la figure de Balerdi (oui, tu risques te l’entendre plus d’une fois, la comparaison), alors qu’il gardait un petit côté sympathique, alors toi, ne t’attends vraiment pas à de que l’on soit conciliants avec ta tête de muge.
Aguerd (58e, 3/5) : Techniquement ça va, on a juste vécu chacune de ses interventions dans la terreur qu’il se pète à son tour (rappel : plus que deux jours avant le panic-buy de Manchester United à deux heures de la fin du mercato).
Egan-Riley (2/5) : L’avantage si on descend, c’est qu’il sera parfait pour dominer la Ligue 2.
Emerson (2/5) : Il a fait son match comme un hamster tourne dans sa roue : pour l’hygiène, mais sans réelle finalité.
Høbjerg (3/5) : Il a fait parler toute son expérience pour mettre l’équipe non pas sur le chemin de la victoire (on vient de te dire qu’il a de l’expérience, tu ne veux pas qu’il croie au Père Noël, non plus ?), mais au moins sur celui de la dignité.
Abdelli (2/5) : Sans présence dans l’effectif est tout de suite moins incongrue, dès lors que c’est toute l’équipe qui a le niveau et les ambitions du SCO Angers.
Nnadi (46e) : Entré pour accroître l’impact physique, c’est surtout lui qui a pris l’impact monégasque dans le mourre (et dans le genou, en l’occurrence).
Maupay (73e) : Dérisoire.
Harit (2-/5) : En souffrance tout le temps qu’il a passé sur le côté droit, il a bien davantage provoqué une fois sa liberté retrouvée. Malheureusement, ce changement ne s’est pas traduit sur le plan technique, où la 2CV ne s’est pas transformée en Aston Martin DB5 mais plutôt en camion-benne Bronzo.
Timber (1+/5) : C’est ça qui est fascinant au foot par rapport à d’autres sports professionnels, c’est la rigueur. En cyclimse, par exemple, ils sont tous à parler de gains marginaux, à peser les glucides au gramme, à profiler les slips en soufflerie, à changer 5 millimètres de hauteur de selle pour gagner un dixième de seconde tous les 40 km… En foot non, tu peux avoir des mecs pas sûrs d’être aptes physiquement, pas alignés à leur poste, et même pas certains de rester au club dans trois jours, et quand même te dire « mais si, ça va le faire ». Bah non, la plupart du temps ça le fait pas.
Abdallah (46e, 3/5) : Faut pas voir le neveu plus beau qu’il ne l’est encore, mais en tout cas sa fraîcheur et son activité ont apporté quelques notes positives au milieu du requiem.
Gomes (1+/5) : Aïe aïe aïe, même s’il ne s’est pas caché et a pris toutes les responsabilités qu’il pouvait prendre, on n’était pas loin de retrouver le Gomes tout vilain et inoffensif qu’on ne connaissait que trop.
Moumbagna (85e) : Après une éternité loin des terrains puis loin de Marseille, Faris est enfin réapparu. On n’en attend pas de miracle, mais dispose d’un petit déménageur pour épauler Gouiri dans la surface, ce ne sera clairement pas du luxe.
Gouiri (1/5) : Quelques actions en fin de match, plus pour faire illusion qu’autre chose. Il avait l’air tout déconnecté du reste de l’équipe.
L’invité zoologique : Eric Vier
C’est la rentrée, c’est le moment d’accueillir les nouveaux élèves, c’est le moment de présenter l’établissement et ses valeurs fondamentales : ici, on aime beaucoup les viers marins (rappel documentaire).
- Les autres : un mec qui s’appelle Nazinho, un autre Brunner… Heureusement qu’Adolf Hutter n’est plus l’entraîneur, j’aurais commencé à avoir des doutes.
- Le classement : Voilà, on avait bien profité de cette première place, revenons à une plus sage huitième position (mais encore devant le PSG néanmoins).
- Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Anthony Ch. remporte le concours zoologique.
- La joie :Avec la mairie de Venelles,Dromadame organise quelque chose qui s’appelle le Happy Festival. C’est sur l’écologie et le développement durable, c’est gratuit, culturel et convivial, et ça s’appelle « Happy » parce que par les temps qui courent, c’est bien de montrer qu’on peut faire des trucs bien ensemble au lieu de déprimer chacun chez soi. On se chargera pour notre part d’y animer quelques jeux de bon goût. Programme ici : https://venelles.fr/event/happy_festival-3/
- L’appelanal de la rentrée :Horsjeu.net, c’est un site dont les pages ne demandent qu’à s’ouvrir aux nouveaux talents. Tu as l’esprit anal et une plume aiguisée ? Rejoins-nous ! Plus de détails ici : https://horsjeu.net/a-la-une/la-flamme-du-football-anal-ne-seteindra-pas/
Bises massilianales,
Blaah
Que serait la Cannebière académie sans son petit passage introductif politisé et pro gauchiste doublé de ses nombreuses fautes de frappes et de relecture ??