La Murciélago Académie note Séville-Valence (1-0)

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Toujours de la culture et de l’histoire avec El Piojo.

Batman-Valence

C’était trop bonic (beau) pour être vrai. Après un match épique face au Barça, le déplacement à Séville avait tout du piège. En plus de la fatigue, des efforts fournis pour arracher un point au més que un rouleau compresseur, nostre València affrontait une équipe qui ne lui réussit vraiment pas en terres andalouses. Pour preuve, les Rojiblancos ont une série de trois victoires consécutives et la dernière victoire ché au Sanchez Pizjuan date de la temporada 2003/2004, année du doublé Liga/C3. Depuis lors, nous n’avons ramené que deux pobrecitos matches nuls. Et histoire de bien nous plomber définitivement le moral, sur 70 matches joués à Séville, nous n’en avons gagné que 14 pour 43 défaites et 14 empates. Mais, après tout, sur notre lancée, tal vez pouvons-nous l’emporter.

Alors qu’ils avaient fait preuve d’une cohésion à toute épreuve contre les Catalans, les Blanquinegros ont joué à l’envers pendant toute la première période. Absents, dépassés dans le jeu comme dans l’engagement, le score de 1-0 était plus que bien payé. Même si nous aurions pu revenir et gagner dans une seconde mi-temps jouée quasi intégralement en supériorité numérique, il est logique et normal que nous ayons perdu face à une équipe qui a montré davantage d’envie que nous. Cette défaite démontre que l’équipe est toujours capable de passer au travers, de perdre des points qui lui tendent les bras et que le travail d’Unai est encore loin d’être achevé. Espérons simplement que ce match servira d’exemple à ne pas reproduire si nous voulons accrocher les Merengaugranas et une place en Champion’s.

 

Equipe

Adepte du 4-5-1, Unai change de formule et ressort le 4-3-3 qui n’avait pourtant pas donné satisfaction en Champion’s contre Genk (0-0). Théoriquement, l’organisation tactique est la suivante:

-Guaita- -Bruno, Rami, Ruiz, Mathieu- -Maduro, Banega, T.Costa- -Piatti, Aduriz, Jonas-

Je précise bien que c’est théorique car, pour être honnête, je n’ai pas bien compris l’évolution du système. En effet, on ne sait si, lors de l’apéro-tapas après le match contre les Culés, Pep n’aurait pas converti Unai aux vertus du 3-4-3 car, dès le début de match, Maduro se place en stoppeur entre le double R. A ce moment, on penche pour un 5-3-2 dans la même veine que celui aligné la saison dernière contre Villarreal (1-1), voire un 5-2-3 avec Ever et Tino en milieux déf’. Ensuite, on a cru apercevoir un ersatz de 3-4-3 guardiolesque. Bon, en fait, c’était le bordel et les joueurs ne se sont jamais trouvés.

 

Les Barbiers de Séville

A València, tout le monde se rappelle de Palop, le portero qui améliorait ses relances en jetant des melons. Son successeur en Andalousie se nomme Javi Varas, formé au club, et a réalisé une parade décisive sur une occasion involontaire signée Soldado. En défense, Manzano reconstitue le cercle des poètes disparus avec le Charrua Martin Caceres, l’ancien pailladin Emir Spahic qui est toujours une belle petite ordure, l’ancien joueur de foot Julien Escudé et Fernando Navarro car il faut toujours un Navarro dans l’effectif sévillan. Au milieu, l’ancien Xeneize Gary Medel fait la paire avec Trochowski tandis que Jesus Navas, venu sur le terrain sans sa maman, et Perotti s’occupent de l’animation sur les côtés. Enfin, Kanouté et Negredo sont chargés de planter.

Le PSG peut craner tant qu’il veut, le premier qui a eu son Emir, c’est Loulou Nicollin. Parti en Andalousie, le Bosnien a toujours les bons réflexes puisqu’après avoir insulté Aduriz en companie de Navarro, il a simulé comme une grosse catin qu’il est même si Aritz aurait pu avoir un peu plus de jugeote. Gary Medel devrait changer de nom pour prendre celui de Kruger, pour sa propension à osciller entre la pleureuse Diane Kruger et le boucher Freddy Kruger. Tronche au ski nous a filé un bon coup de main en prenant un rouge très tôt en deuxième mi-temps sans que nous ayons pu en profiter. Perotti et Navas nous ont juste pulvérisés avec leurs accélérations assassines. Kanouté a été bien meilleur que Negredo mais ce n’est guère étonnant.

 

Sur le pré, ça donne:

Javi Varas -Charcuterie, Boucherie chevaline, Scud’, Roger Hanin- -Pet rôti, Pleureuse, Tronche au ski, Fils à maman- L’oublié de Jacques Santini en EdF, Celui qui ne confirmera jamais.

 

Pendant ce temps-là, Thierry et Roland, deux quarantenaires français

Thierry: T’as vu où ils jouent ?

Roland: M’en parle pas! Sanchez Pizjuan de malheur!

Thierry: Putain de France-Allemagne… Impossible de revoir ce match !

Roland: Pareil. Mais comment on a fait pour pas la gagner cette foutue demi-finale ?

Thierry: Je me demande encore. Heureusement qu’on gagne l’Euro 84 derrière.

Roland: C’était une grande génération ça, les Platoche, Gigi, Marius…

Thierry: Le carré magique!

Roland: C’est le plus grand match de l’Histoire de l’Equipe de France!

Thierry: Ouais, largement au-dessus de France-Brésil 98.

Roland: Ouais, parce que gagner, finalement, c’est pas le principal.

 

 

Match 

But

18ème minute, Kanouté: relance de Guaita dans les pieds de Maduro. Le Néerlandais transmet à Ruiz qui, après un relais avec Ever, s’avance jusqu’aux 40 mètres et tente une ouverture vers ses attaquants. Le ballon est repoussé de la tête par un Sévillan. Ruiz saute mais manque le cuir, récupéré par Jesus Navas. L’Argentin s’avance, fixe l’arrière-garde avant d’offrir un caviar à Kanouté, seul face au Colombaire, qui ne manque pas une telle opportunité pour ouvrir le score. But mérité pour les Rojiblancos qui avaient vu un but valable refusé à la 7ème minute.

 

Notes

Guaita (4/5): impuissant sur le but de Kanu-T, le capitaine du soir a tout de même sorti un match solide avec un arrêt décisif sur la bicyclette du Malien, même si le but de Negredo qui avait suivi aurait dû être validé (7′) ainsi qu’une superbe envolée alors que le ballon prenait le chemin de la lucarne (52′).

Bruno (1/5): totalement largué sur son côté droit, El Caiman a été dévoré tout cru par Perotti  et Jesus Navas pendant 45 minutes. Sans surprise, Unai l’a sorti à la pause, remplacé par Barragan.

Rami (3/5): celui qui « aime la viande » a réalisé une partie correcte même si c’est lui qui couvre sur le but refusé d’entrée de jeu. En dehors de ça, il n’hésite pas à faire preuve d’autorité bien que, parfois, il prenne un peu trop de risques.

Ruiz (1/5): d’abord, il relance mal puis il se troue sur son dégagement aérien; deux passes plus tard, Séville menait 1-0.

Mathieu (2/5): à l’image de Bruno, Parlapoco a souffert en première mi-temps, sans doute fatigué par son match double X large contre le Barça comme en atteste la feinte de corps de Jesus Navas qui le cloua sur place (13′). Plus en vue en deuxième mi-temps, surtout offensivement, il a beaucoup centré sans toutefois trouver ses attaquants.

Maduro (2/5): dès qu’il touche le ballon, j’ai des sueurs froides. Titularisé pour la primera vez de la saison, l’ancien de l’Ajax s’est placé légèrement devant Ruiz et Rami sans pour autant rassurer dans son rôle de stoppeur.

Banega (4/5 sans le penalty, 2/5 avec): comme d’hab’, l’Argentin a été le fer de lance de l’équipe, notamment en deuxième période où tous les ballons sont passés par lui. Problème: il tire son penalty comme un gros dégoûtant et prive les chés, non seulement de l’égalisation mais aussi, probablement, d’une victoire qui ne pouvait plus leur échapper à 9 contre 11.

T.Costa (2/5): déjà, il faut qu’il change de coupe de cheveux car on le confond trop facilement avec Ever. A moins que ce soit une combine car, à côté de son compatriote, il fait pâle figure. Brouillon, il ralentit le jeu en multipliant les touches de balle comme un Valbuena de bazar. Quand il épurera le jeu alors sa technique fera merveille, pas avant.

Piatti (3/5): en première mi-temps, il a été le seul joueur à bouger, à provoquer, à se tourner vers l’avant mais il n’a pas franchement été aidé par ses coéquipiers. Etrangement, Unai l’a sorti à l’heure de jeu alors que Séville était à 10 et aurait eu des problèmes pour le bloquer. Remplacé par Canales.

Jonas (1/5): dans le système de jeu mis en place par Unai, O Detonador n’a jamais su, pu trouver sa place. Mal à l’aise, il a tenté de déborder sans succès car trop lent et a frappé 3 fois au but sans inquiéter Javi Varas.

Aduriz (5/5 au piège Emir Spahic): il a reçu son premier ballon exploitable (et encore) à la 35ème minute. Lui aussi s’est exilé quelques fois sur le côté sans parvenir à grand’ chose. S’il a provoqué le penalty et l’expulsion du Scud’ (67′), il est tombé à pieds joints dans la provocation de Spahic, bien aidé par Navarro dans son entreprise. Avec son gabarit et à 9 contre 11, il n’aurait pas été inutile dans la surface en compagnie de Soldado. Avec ce carton rouge, il laisse la place libre à Gudari pour affronter Granada.

 

Suplentes

Barragan (3/5): transfuge de Valladolid et passé par Liverpool et le Depor (cace-dédi à Dudu et son oeil gallego), il a remplacé Bruno à l’heure des llimas. A plusieurs reprises, il a essayé d’apporter le surnombre sans trouver ses attaquants.

Canales (non noté): Unai aurait mieux fait de laisser Piatti sur la pelouse.

Soldado (non noté): a failli égaliser sans faire exprès en toute fin de match (89′). Même s’il met des buts faciles, son activité sur le front de l’attaque est sans commune mesure avec ce qu’a tenté Aduriz.

 

Un brin d’Histoire: Santiago Cañizares

Pendant 10 ans, il a été le gardien emblématique du VCF. Arrivé en provenance du Real Madrid en 1998, Cañi a été de toutes les aventures des chés, quand le club était au top du Hip-Hop. Dès 1999, il soulève la Copa del Rey après un parcours exceptionnel contre les Blaugranas, les Merengues et les Colchoneros puis la SuperCopa de España dans la foulée. A Mestalla, avec sa dégaine et ses allures fantasques, il devient rapidement une idole. Au début des années 2000, il est l’incontestable numero uno et remporte le Trofeo Zamora en 2001, 2002 et 2004 (il l’avait déjà gagné en 1993 sous les couleurs du Celta de Vigo). Champion d’Espagne en 2002, il doit garder les bois lors du Mondial mais se sectionne un tendon du pied en voulant amortir une bouteille de parfum et est remplacé par Iker Casillas. Sa chance en Seleccion est définitivement passée même s’il resta dans le groupe jusqu’en 2006. Egalement connu pour ses tendances dépressives, ses cheveux peroxydés et ses doigts vernis, Cañete se remet de ce coup de latte du destin et est artisan majeur du triplé Liga/C3/SuperCoupe d’Europe en 2004 en plus d’être couronné pour la 4ème fois meilleur gardien du pays. La fin de sa carrière est mouvementée par l’arrivée de Koeman qui l’écarta au même titre qu’Albelda et Angulo. Par conséquent, si son nom apparaît au palmarès de la Copa del Rey, il n’est même pas du voyage à Madrid. Malgré cette victoire, le technicien batave décarre et est remplacé une semaine plus tard par Voro qui offre au Dragon un dernier hommage bien mérité contre l’Atlético de Madrid (3-1).

Au total, Santiago a joué 397 matches sous les couleurs blanquinegras, a vu défilé une quantité incroyable de cracks (et pas fuoriclasse, sinon Michel Panini va râler) de Mendieta à Kily Gonzalez en passant par David Villa, et a laissé une empreinte indélébile dans le coeur des hinchas. Vous comprenez maintenant pourquoi le fils d’El Pijo s’appellera Santiago?!

 

La musique adoucit les moeurs: Ay pena, penita, pena (Copla andaluza)

Version de Lola Flores.

Version de Carlos Cano.

 

Les hinchas francophones des Murciélagos se retrouvent ici.

Besitos (C)anales,

Amunt València, és il millior!

 

El Piojo.

El Piojo remercie ceux qui ont lu son acad’ sur el partidazo contre le Barça et embrasse doublement ceux qui ont liké et envoyé du clic. Gracies per tot!

10 réflexions sur «La Murciélago Académie note Séville-Valence (1-0)»

  1. La rétrospective Cañizares m’a remis en mémoire cette histoire de bouteille de parfum, comme un symbole de la loose espagnole de l’époque. Alors qu’il marchait sur l’eau avec Valence, il se blesse d’une façon débile. Heureusement que San Iker était déjà là.

  2. Bon ben elles ont fini par s’écrouler les chauve-souris. Navas ce bel homme a fait son office apparemment.
    Enfin Hristo persiste à dire qu’il y a moyen de terminer devant le Real.

  3. On a donné le bâton pour se faire battre et on a été mauvais. Je suis vraiment déçu de la prestation de samedi. J’espère qu’on pourra se farcir le RM mais si on perd des points aussi bêtement, ça sera compliqué.

  4. ah les boulets!! leurs cote ete superbe j’avais mis 30e sur un site de paris et patatras.
    alala c’est bien fait pour ma guele vous allez me dire; ben oui
    voila voila tous le monde s’en fout mais d’en parler maintenant je me sen mieux

  5. J’aime pas les paris sportifs, c’est de la pure spéculation. Et, surtout, règle de base, il ne faut jamais parier avec le VCF. Maintenant tu sais pourquoi.

  6. OTAN pour moi, je viens de m’en rendre compte. Explication: au début, je pensais que c’était Perotti qui avait récupéré le ballon. J’ai corrigé le nom, pas la nationalité. Faut vraiment que je me relise mieux! Merci pour ta sagacité cher Lyes! Cela

  7. JAJAJAJAJA !!!

    Après quelques jours d’absences, me revoila ! Et que vois-je ? Mon bel El Piojo se casser les dents en terres andalouses…

    Ce n’est rien, une équipe de Valence régulière au possible n’est pas une équipe Chè !

    Pour la donne tactique, le 3-5-2 ou 5-3-2 n’était pas dégueu l’année dernière, je pense juste que, comme tu l’a si bien dit, Jonas n’a pas le profil dans ce systeme.

    Content d’avoir (re)vu Barragan ! Il a sa carte à jouer !!!

    Courage pour ce soir !!! Una vez n’est pas coutume, je mettrai le maillot Japonais-Chè pour te soutenir contre Chelsea !

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