FC Metz – OL (2-1) : la Gones Académie livre ses notes
L’OL Comedy Club est en tournée.
Contexte
Sa va pa :(
Pas la peine de développer pendant des heures la situation de l’OL : élimination ridicule contre une équipe de Pink Floyd, comme dirait René, puis défaite sans aucune gloire contre le RC Lens, à l’endroit même où un triomphe contre les Nordistes avait lancé l’exceptionnelle série de 7 Hexagoal à la suite. Au moins, les Sang et Or ont eu la décence de revenir au maillot Umbro qui faisait leur élégance à la grande époque, et donc de ne pas nous claquer en tunique Reebok sponsorisée par Invicta et leur PDG un peu flippant. Maigre consolation, cependant : avec ce match perdu sans aucun prestige, les Lyonnais se mettent très clairement dans la merde, en sombrant avant même ce qu’ils avaient fait l’année précédente, qui avait déjà posé un certain record dans le fait de faire n’importe quoi. Avant la trêve internationale, qui sera suivie de confrontations contre Monaco et à Paris, il est donc important de récupérer les points là où on peut les prendre, c’est-à-dire à Saint-Symphorien. Là, dans un stade perdu entre un parking et une pluie déprimante, l’OL a besoin de se refaire. Evidemment, coupons court au faux suspens à la con : on a encore perdu, avec un peu plus de volonté mais pas plus de résultat. L’OL sera donc probablement relégable d’ici deux ou trois semaines, les médias sportifs en feront (à raison) leurs choux gras et surtout, on se fera charrier par à peu près tous les supporters de France, y compris les stéphanois qui pavaneront devant nous, trop heureux que les Gones prennent leur place dans le ridicule où ils se sont plongés en sombrant au Parc. Vous inquiétez pas, les gars, c’est bientôt notre tour.
Evidemment, je suis un peu amer en devant décrire la situation d’un OL qui s’est rarement aussi mal porté depuis que je suis né. Ce n’est pas que tout espoir soit mort, pour autant : sur le papier, l’OL a encore le 3 ou 4e effectif de France, selon la position d’un Monaco dont on ne sait plus vraiment ce qu’il vaut. Seulement, comme l’année dernière, il n’en profitera pas, ne pouvant aligner qu’à de très rares reprises l’équipe-type qui nous met des étoiles dans les yeux. Même avec quelques absents, l’OL a de quoi tenir son rang, mais voilà : cette saison s’annonce sous celle de la lose. Après un exercice de brave équipe attachante, qui met du cœur dans la recherche d’une gloire qui ne viendra jamais, vient celui de la défaite pure et simple. A force de ne pas souffrir autant qu’attendu pour ce grand stade, on en aurait presque oublié que ces années de transition nous promettaient de la frustration et du dégoût. Quoi de plus logique que de les avoir si près du but, alors même que le salut grandit sous les mouvements des grues de Décines. C’eut été trop facile si les années de vaches maigres avaient été liées à une qualification toujours incessante en coupe d’Europe, des résultats suffisants à défaut d’être spectaculaires, et une sympathie des médias. Non, cette année, les Lyonnais sont promis à une année de merde, un effectif frustrant, et sans croire de façon ridicule à une lutte pour le maintien, on jouera bêtement le ventre mou, sans ambition ni panache. D’aucuns seraient tentés de penser qu’un changement d’entraîneur sera nécessaire, et les plus doux décérébrés le souhaitent même maintenant : garder votre énergie pour autre chose, ce n’est pas le fait de surpayer un technicien plus ou moins glorieux qui changeraient quelque chose à l’affaire, à l’année un peu nulle qui nous attend, la dernière avant de voir le stade. Il faut souffrir pour être beau.
La compo
Toujours pas d’Internet, donc toujours pas de compo en image. Désolé pour les analphabètes qui regardent juste les images, comme vous quand vous essayez de lire le Philosophie Magazine posé sur la table basse quand votre copine vous traîne au déjeuner dominical chez la belle-mère.
Au but, c’est le brave Antho, et il voit sur sa droite Christophe Jallet. En charnière centrale, Hubert Fournier décide de ne pas faire confiance à Lindsay Rose, pourtant de retour, et associe Gonalons et Koné. A gauche, c’est Zeffane qui doit pallier l’absence du roi Henri. En 6, Gonalons étant descendu d’un cran, c’est Tolisso qui prend le poste, avec devant lui Ferri et Mvuemba. Le 4-3-3 du match retour contre Astra est reconduit, avec évidemment son lot de joueurs indisponibles : autour de Lacazette en pointe, ce sera donc Njie à droite et le revenant Ghezzal à gauche.
Le match
Le pire, c’est que par rapport à ce qu’on avait vu ces derniers temps, c’était pas dramatique. Certes, la défense était toujours hésitante, avec des courants d’air appuyés dans son dos. Certes, les passes au milieu de terrain semblaient parfois téléguidées vers les pieds des adversaires. Certes, la production offensive laissait clairement les supporters sur leur faim, comme si le ballon devenait plus lourd en s’approchant à moins de 30 mètres des buts messins. Pour autant, ces symptômes sont ceux d’une maladie qui touche toutes les équipes de Ligue 1 à un moment où un autre, et qui n’empêche pas de prendre des points. Sans faire rêver les jeunes, l’OL réalise une première mi-temps sérieuse, se montrant plus intéressant que les locaux, sans pour autant être particulièrement dangereux. Juste avant la mi-temps, enfin, l’OL se fait menaçant, et une frappe déviée de Lacazette est repoussée de justesse par Carasso sur sa barre, évitant à son équipe d’encaisser un but un peu dégueulasse, mais qui aurait fait un bien fou aux visiteurs. Quand les joueurs reviennent aux vestiaires juste après ça, on se dit que c’est pas mal engagé, et que la délivrance viendra bien en deuxième période, tôt ou tard. Pourtant, l’OL se dirige vers un match un peu comme celui d’Astra, en laissant son adversaire faire le jeu au retour des vestiaires. Lacazette finit par se rapprocher des buts, crée une situation qui aurait rapporté un penalty avec un arbitre tâtillon comme il en existe. Sur l’action suivante, ce sont les Messins qui se voient refuser cette faveur, avant que sur le contre, Lacazette et Ferri ne négocient bien le 4 contre 2, tandis que Mvuemba et Njie semblent insister pour qu’il foire, comme s’ils étaient conscients de ce qui attend l’OL après ce but. Car ce qui devait arriver n’échappe pas : l’OL déjoue complètement et laisse l’adversaire reprendre confiance. Dans une surface bondée, Ferri pense qu’il sera de bon ton de laisser traîner sa semelle à 1m du sol, et la plante joyeusement dans une cuisse grenat. Le penalty logique qui s’en suit est super bien tiré, 1-1, puis 2-1 suite à une action très mal négociée par la défense, comme par hasard. 2-1 score final, et plusieurs sentiments mêlés : la honte bien sûr, et toujours l’incompréhension du résultat inattendu, qui laisse derrière lui des regards vides et des esprits mornes. Mais cette fois, et c’est inédit cette saison, un arrière-goût d’injustice transparaît. Certes, l’OL n’a rien offert de flamboyant, mais que dire de Lorrains qui n’ont eu en tout et pour tout que 2 situations de but. Si même des promus ont l’avantage du réalisme contre nous, la saison va être longue.
Les notes
Lopes (3/5) : On a envie de lui dire d’arrêter de sauter 5 mètres en avant sur les penaltys adverses, mais cette fois, ça a failli faire tirer l’adversaire au-dessus. Pas une raison pour l’encourager néanmoins.
Jallet (4/5) : Certes, intrinsèquement, sa prestation ne vaut pas une note aussi élevée. Mais aujourd’hui, j’ai envie de récompenser le fait que dans son couloir, quel que soit le niveau de jeu affiché par ses coéquipiers, il rend toujours la même copie, agréable sans être flamboyante. Et ça, nous on aime. Après tout, le dernier à avoir surnagé sur l’aile droite pendant que ses coéquipiers sombraient, c’était Lacazette. Ca lui a réussi.
Koné (1/5) : La dernière fois, il avait eu le mérite de rattraper son énorme connerie par de la volonté, et des interventions musclées plutôt bien senties. Cette fois, pas de grosse connerie, mais pas de compensation autoritaire non plus. On se demanderait presque ce qu’on préfère.
Gonalons (2/5) : A se demander s’il n’est pas parti à Naples, finalement.
Zeffane (2/5) : Evidemment, la blessure de l’ultra-titulaire Bedimo oblige forcément à du bricolage approximatif sur cette aile où les candidats ne sont pas légion. Evidemment, Zeffane veut du temps de jeu, alors même que son âge l’éloigne doucement de la condition d’espoir de l’Académie. Mais à gauche, ce n’est pas son poste, point.
Tolisso (4/5) : Lui par contre, c’est son poste, et ça se voit. Même s’il se revendique plus précisément en tant que 8, ce qu’il a montré ce dimanche est très encourageant. Le voir dans cette zone implique forcément que Washing Maxime n’y est pas, ce qui ne saurait nous réjouir, mais c’est toujours bien d’avoir des alternatives.
Ferri (2/5) : S’il avait mis cette frappe limpide contre Astra, peut-être qu’il aurait une meilleure note, encore auréolé d’une immunité qu’on aurait tant aimé lui accorder. Mais à un poteau près, Ferri retombe dans un début de saison assez médiocre, où ses défauts sont plus visibles que le reste. Comme toute l’équipe.
Mvuemba (2/5) : Il faut souvent à Arnold un créateur (ou plus) autour de lui pour le décharger de la pression de faire le jeu. Ce qu’il aime, lui, c’est jouer l’homme de l’ombre, rien de plus. Et ce dimanche, il avait le projecteur braqué sur lui. Dans les yeux, certainement.
Njie (0/5) : Njie, Njie, when will those dark clouds disappear.
Lacazette (3/5) : Un but. Une impression qui commence à devenir familière qu’il est seul au monde à maîtriser son sujet. Mais au bout d’un moment, on en veut plus. Maintenant qu’il finit tous les matches en ayant livré une bonne prestation, on veut qu’il aide ses coéquipiers à en faire de même.
Ghezzal (3/5) : Les non-lyonnais pensent que c’est une ancienne hype qui n’a jamais confirmé et qu’on essaie de caser tant bien que mal. Ceux qui s’intéressent au foot savent qu’il a été très longuement blessé, et sa prestation a été rafraîchissante, notamment en première mi-temps. Surtout qu’on ne l’attendait plus.
Gérard Côlon
Il est toujours très agréable de te lire malgré la tristitude qui t’habite légitimement.
Et cela même sans image.
Courage est mère d’analité.
Je pense qu il y aura encore une année galère après celle ci. Le stade étant livré début 2016, la saison prochaine ne risque pas d’être flamboyante.
Aulas a indiqué qu il faudra vendre cet hiver ou avant le 30 juin…Il est vraiment tempq que des revenus rentre dans vos caisses amis Lyonnais car c est de plus en plus limite
Njie, j’ai l’impression de voir Ben Arfa mais en moins bien. Ca tricote, ça va vite, ça dribble un, puis 2, puis 3 adversaires, puis ça s’empale sur le 4e. Ca risque de passer une fois sur 15 et de donner un but magnifique, mais le reste du temps ben on bouffe la télécommande.
Njie, c’est comme Keita : il garde la touche R1 enfoncée. Résultat : il va vite mais toujours trop loin.
Bon ben je retire mon 1er commentaire cette saison sur cette acad’. Avec un peu de bol Gourcuff va rejouer un jour non?