Impact Montréal – Columbus Crew (2-0) : L’Impact Académie livre ses notes

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Gangsta rap, biatch.

montréal

Dans le vestiaires du Crew…

« Bon, messieurs, comme nous en avons été informé ce matin, notre vieil ami est vivant, en bonne santé », déclare l’entraîneur-chef Gregg Berhalter.

« Oui, c’est exact, murmure Higuain. Et vous ne le trouverez jamais. Il est trop malin. »

Ignacio Piatti, au terme du match, s’en vient à la rencontre des médias…

Je baptise un nouveau maillot, et face à cette toile immaculée le Crew n’est plus mordu de victoires, trop de boulot. Devant de la scène, pile au premier rang, je capte et j’analyse les faits avant le braquo. Tel est mon lot… Dribbleur de pros, faiseur de passes, ouvreur de cages, casseur de pots. Enfilez mon chandail, chausser mes crampons, en live du Saputo, que des rois sans vassaux. Patrice Bernier capitaine de vaisseau, mais c’est sur moi qu’ils braquent leurs faisceaux… Je me dois de disparaître, subtile jusqu’à l’invisible, ne laissant comme traces que celles faites au fond des slips adverses pendant le match. Je me fous de savoir qui s’en souviendra. Ce qui compte, c’est ici et maintenant, pas ce qu’il se passera dans dix ans.

Sans chichis, une vérité, défaire la merde et mes verbes comme des oiseaux s’envolent de mes pieds. Acerbe, je balance mes tripes sur le pré, au feeling, pour faire gagner l’Impact malgré la peine. Je suis digne comme Lucas, mais lui me fait de la peine, il pourrait presque jouer à Chivas. Dire la vérité, qu’ils ont été nuls à chier… Mais maintenant je suis là, le DP qu’ils attendaient. Trop de buts à marquer, trop d’ennemis à humilier, pas de temps à perdre à serrer les pépés de la ville aux cent clochers… Un laxatif, toujours sur la brèche.

Ils ont voulu m’fister. Mais j’ai filé, transpercé leurs filets, assiégé… Ne croyez pas que je vais me défiler. Je suis un DP, futé, affûté, bien membré. La belle MLS ne ferme qu’un œil quand Piatti s’endort…

« Qui es-tu ? », demande un journaliste.

Les mots, la voix de mes pieds. Mes pieds ? Une voie pour le show. Des jambes viennent me tacler, mais mes frappes deviennent de marteaux. Planque ton cul si tu n’veux pas te faire violer, mes dribbles comme des pénis, le piège se ferme avant qu’t’aies pu dire… « Oh hisse ! »

Se fier à qui, à quoi ? Les temps sont durs, mais les coéquipiers sont là pour qu’entre amis on casse des culs. Lâchés sur le terrain, je n’peux pas falsifier les faits, les fées nous gardent, mais je n’oublie pas que jadis ils furent couchés gardant les fesses ouvertes. Faire subir ce qu’ils ont subi, notre point de mire, pour les entendre geindre de douleur dans un soupir.

Brisés par les accélérations de Romero, le Crew chavire, et sous les assauts de Di Vaio faut bien dire que ça empire. Ils tentent d’aborder notre navire, mais butent sur Wandou et Matteo, des monstres, les pires. J’assène mes coups de butoir à froid, et de mes pieds sortent des miracles, provoque une érection à Eulaffroy, comme au tout Montréal quand Mauricio Vincello tacle.

Prêt à mouiller le maillot sans compter, on joue à une touche et si c’est louche on laisse filer en touche, car les passes en retrait, maintenant ça fait flipper. Prendre des buts à la dernière seconde, tu trouves ça drôle ? Mais crois moi, maintenant les points on les vole. Y’aura encore besoin de porter des slips en zinc, serrer les fesses et manger du riz, mais aux infos quand les jours naissent tu verras qu’on a gagné. Le plein de points, buts à la louche, fouille rectale de Torontois, et même marquer sur une touche seront les sujets de demain. Les pontes nous donneront la chasse, mais on tiendra toujours en place. Le laxatif, pour nos adversaires prochains.

« Il sort de notre périmètre, il sort de notre périmètre… », crie Higuain, au loin.

Inspiré librement d’un texte de Geoffroy Mussard.

Alignement

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Dans les faits, Piatti est plutôt dans l’axe hein.
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Dans les faits, Higuain est invisible hein.

Un pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : Définitivement préféré à Perkins, comme quand tu rencontres une copine plus bonne que la plus bonne de tes copines, Bush s’est bien repris après ses légères défaillances new-yorkaises. Pas énormément de boulot d’ailleurs, car même si l’Impact a beaucoup subi, le Crew n’a pas eu tant de chances de marquer. Et sur ces quelques occasions, Bush a été parfait, notamment en rattrapant un ballon cafouillé dans les derniers temps qui m’a permis de desserrer les fesses (et par là même de me déféquer dessus, mais de joie cette fois).

Krzysztof Krol (3/5) : J’aurais pu (dû ?) lui mettre un 4… Mais voilà, après ses performances catastrophiques d’Août, Krol s’est lui aussi repris de la plus belle des manières, en s’appropriant son côté gauche, comme s’il mettait la main mise sur la plus jolie fille de la soirée. Alors pourquoi pas 4 ? Parce que le Polonais doit réitérer ce genre de performance à chaque match car, en l’absence de mentions d’aide, de tacles salvateurs ou autres faits d’armes, il ne fait finalement que son job.

Matteo Ferrari et Wandrille Lefèvre (4/5) : La paire qui jouait en matches de présaison… Il aura donc fallu 6 mois à Klopas pour définitivement (?) associer ces deux joueurs sur la longueur. Pourtant, en amical, en février, ça marchait déjà plutôt pas mal. Au final, je crois que Klopas a pris la présaison pour la MLS et inversement… Le temps doit lui paraître long du coup. Mais quel plaisir de voir une paire de défenseurs si solide ! Et quelle abnégation ! J’en suis tout chose. Et les diagonales de Wandrille… Je jouis.

Hassoun Camara (3/5) : J’aurais pu (dû ?) lui mettre un 4… Mais voilà, Hassoun, malgré un match béton, s’est fait attrapé par la MLS. Oui, sans ce risque de suspension, Camara aurait pris un point de bonus juste pour avoir dézingué Higuain, ce qui est un cas de salubrité publique pour nous autres. Plus sérieusement, excellent match du banlieusard, il impressionne les plus prudents et découpent les plus téméraires… On dirait moi.

Patrice Bernier (2/5) : Oui, je suis sévère avec Patrice je le sais, mais au fond, c’est parce que je l’aime d’amour. Une première demie difficile, comme l’équipe me direz-vous, mais cette dernière s’est réveillée à la 25e, Patrice a mis un peu plus de temps. Il perd un ballon très dangereusement à la 20e mais se rattrape en servant bien Piatti un quart d’heure plus tard. Mieux donc après la pause, plus propre et en place.

Felipe Martins sans le ballon (4/5) : Et moi qui disait que Felipe ne savait pas défendre… Apparemment, il suffit de lui dire de ne pas lâcher un joueur pour qu’il s’y tienne. Génie. Du coup, il était sur le dos d’Higuain pendant tout le match et on n’a pas vu le poison du Crew. Incroyable, j’étais sur le cul. Et puis la rage de vaincre quoi : à la 90e, sur un coup franc ultra-dangereux de Columbus, il lâche au dernier moment le mur pour se placer au premier poteau et sortir le tir… qui n’était pas cadré, et montre sa joie comme s’il venait de marquer. Complètement inutile, mais ça fait plaisir à voir.

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Le match dans le match : Higuain/Felipe.

Felipe Martins avec le ballon (1/5) : Rate son contrôle après 2 secondes de jeu. Oui alors bon, tout n’est pas rose dans le monde de Felipe. Dans un poste plus en retrait qu’on lui connaît comme difficile, il a été incapable de peser dans la remontée de balle et l’animation offensive de l’Impact. Sûrement aussi que les consignes étaient plus axées sur son rôle face à Higuain que sur le ballon… Putain que c’est malin ! Et du coup : 4+1 = 5/10. J’ai mis la moyenne à Felipe ! CHAMPAGNE !

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Felipe se projette vers l’avant.

Dilly Duka (2/5) : Eclipsé par Piatti, il n’a jamais vraiment réussi à tirer son épingle du jeu, malgré des efforts importants. Il me semble toujours avoir un niveau un peu limite même s’il y met toute la bonne volonté du monde. Mais des fois, tu vises un peu haut et tu essayes de t’attraper une blonde d’un niveau un peu trop haut pour tes lunettes et tes boutons d’acné. Après, on sait jamais, sur un malentendu, tu peux conclure.

Ignacio Piatti (4/5) : Positionné en 10, comme à New York, en changeant de temps à autres avec Duka pour repiquer dans l’axe depuis la gauche, Piatti a eu le rôle de DP attendu de lui. C’est à dire une DP pour le Crew, un pion dans chaque but et un doublé à la clé. Clark lui sort une première tentative, mais ne peut rien sur la seconde où il démolit les reins des défenseurs de Columbus. Il ne voit cependant pas le superbe appel de Di Vaio à la 85e sur un contre qui aurait pu tuer le match, mais s’en charge personnellement 5 minutes plus tard en récupérant une occasion ratée de l’Italien. C’est tout ce qu’on aime.

Andres Romero (3/5) : Beaucoup de solutions proposées, beaucoup de courses, un gros rendement. Un peu moins efficace qu’à l’accoutumé (oui, ça fait encore bizarre de dire ça), que ce soit offensivement, où il manque une paire d’occasions et a souvent échoué au duel, ou défensivement, car il a un peu moins aidé Camara samedi soir. Doit peut être se reposer un poil.

Marco Di Vaio (2/5) : Oui, je suis sévère avec Marco je le sais, mais au fond, c’est parce que je l’aime d’amour. Alors même… Même si ses appels ont été foudroyants et fracassants pour la défense de Columbus, même s’il s’est créé ou était à la conclusion de bon nombre d’occasion, je ne lui mets pas la moyenne. Pourquoi ? Mais parce que Marco se doit d’être un tueur ! Deux énormes occasions qu’il vendange par individualisme ou par manque de précision. Je sais qu’il veut et qu’il doit marquer, mais les temps sont durs et il doit être plus réaliste. Soit en faisant la passe, soit en la collant bien au fond.

Substituts

Maxim Tissot : Entré pour faire chier le Crew. C’est réussi, avec brio comme d’habitude.

Calum Mallace : Entré pour faire souffler Bernier, qui avait beaucoup couru.

Eric Miller : Entré puis ressorti tout de suite. Bah oui, c’était fini.

Retrouvez les faits saillants en vidéo

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Le tableau

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Putain… C’est loin.

Toronto s’effondre (changement de coach), Defoe plus vraiment là mais encore là, Bradley qui se scarifie… Et Montréal qui gagne, qui va remonter et finir devant les Rouges d’ici la fin de la saison. Tout file à peu près droit. L’ordre des choses sera à nouveau respecté. Rendez-vous samedi, à Houston, pour y affronter nos vieux ennemis du Gédebor.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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