Bastia – ETG (1-2) : La Furiani Académie livre ses notes
Ca sent l’île roussi.

LE CONTEXTE
Le quotidien d’un club qui joue la montée : souffrir, souffrir et encore souffrir. Et alors qu’on joue notre survie, cette bonne vieille merde de Cissé ne trouve rien d’autre à faire que de nous faire part de ses états d’âme

– Un mec qui prend 100 000€/mois, ne peut pas courir plus de 15 minutes, et passe son été à mixer sur les plages jetset de méditerranée pendant que le club le paye grassement et qu’il ne prend le temps ni de se reposer, ni de se soigner. Et qui donc a besoin de passer par Facebook tel un adolescent puceau pour dire quelque chose à un staff qu’il côtoie tous les jours. Un vrai homme aux valeurs ancestrales comme on les aime.
Mais bon, autant vous dire que Djibril Cissé, même si on fêtera le jour de son départ, on s’en branle comme d’ebola, parce qu’on a Evian qui arrive et qu’il FAUT gagner…
Evian justement. C’est un peu le mélange de tout et son contraire, un vrai manteau d’Arlequin. L’ignare ne voit ce club que comme une sombre représentation du foot fric : Un maillot qui est une étiquette publicitaire, un nom « Evian » qui ne sert que des intérêts commerciaux et une localisation géographique que personne ne comprend (« Non mais en fait, ils jouent à Annecy, mais à la base ils sont de Gaillard, et après Thonon »… Claquage du cerveau). Mais quoi qu’on en dise, et malgré ce maillot et ce nom qui insultent le football, c’est un vrai club avec une belle histoire et une base de passionnés. Et avec un mec comme Dupraz aux commandes, là ça sent à nouveau le football artisanal qui n’a pas besoin de panneaux LED mais de 3 crottes de nez et une planche de bois pour faire rêver.
L’AVANT-MATCH
Pourtant ce match avait si bien commencé… A peine arrivé en tribune, des compagnons arrivent. Merde, ça sent la lacrymo (la vraie !). En fait, ce sont nos camarades qui reviennent d’une belle manifestation étudiante à Corte. On fait le débrief’, et on apprend dans la foulée la compo bastiaise :

Mais dans un tel contexte, peu importe le schéma, les joueurs et la tactique… QUE L’AUBE SOIT ROUGE !!!
Ah oui, j’oubliais… Un gardien danois, c’est vraiment pourri… Impossible de lui balancer une insulte qu’il comprenne ce pitre. D’ailleurs, ce bon vieux Hansen est juste le sosie de Gareth Bale, en fin de vie
LA RENCONTRE
Juste avant le début du match, un tout petit contingent évianais arrive au stade, et affichent une banderole « Plus de match le 5 mai ». Respect, pour le message. Mais surtout pour se frapper un dép’ comme ça en pleine semaine. Ils ne seront pas déçus…
Le match commence très bien pour nous. On les prend haut, et la doublette Kamano-Ayité semble décider à faire mal aux fesses de nos bon vieux évianais. On pousse, on pousse, autant que mon postérieur sur une cuvette froide un pâle matin de printemps. Et forcément, le chemin s’ouvre. Dans un mouvement incompréhensible et indéfinissable, le ballon finit dedans. On exulte, on crie, on mord des gens. Le bonheur total.
On arrive même à régler notre problème d’avant-match avec le gardien danois. Internet et ses miracles, notamment les traductions qui prennent en compte le danois. Du coup, on sait maintenant que « Ta mère suce » se dit « Din More Sucks ». Et après, on va encore en trouver pour dire que le football rend les gens débiles. Combien de ceux qui lui crachent dessus ont déjà parlé danois ? Ben nous oui, depuis hier, on a cette compétence sur le CV
Malgré la bonne ambiance on sent quand même que le connard du jour M.Varela est parti pour faire des miracles, le vrai mec en mission. Alors loin de moi l’idée de me cacher derrière ce futur sidaïque (je l’espère en tout cas), mais il a vraiment pourri le match et j’ai même cru un instant que c’était Dupraz qui avait enfilé une tenue jaune… Bref, on arrive à la mi-temps.
Au retour des vestiaires, j’explique à l’assistant (le suppression du grillage en Tribune Petrignani nous offre un contact direct merveilleux) que sa femme se fait fister par Jean-François Copé. Il ne semble pas apprécier.
Début de seconde période, Ayité se blesse… L’occasion pour un jeune Bastiais au sang bleu de rentrer, Julien Romain. Vu le scénario du match, c’était un peu l’abattoir pour lui
Déjà que l’arbitre est une sombre maladie incurable, on recule et on ne joue plus. Forcément ça paye avec le petit blondinet. Lui qui avait tout pour compléter l’équipe des Queer nous prend le cul bien comme il faut. 1-1.
Evidemment, on va boire du jus de fion jusqu’au bout. 2-1 dans la foulée et un arbitre au sommet de son art… Je n’ai jamais senti le stade si près du n’importe quoi et du burnout.
Si la situation continue ainsi, on va y arriver. On va prendre 4 siècles de terrain suspendu, mais on risque de vivre des choses historiques. En attendant, c’est une matinée difficile, alors priez pour nous.
Pour conclure, je vous fais part de mon état au réveil ce matin :

LES NOTES :
Areola (3/5) : Alone in the Dark
Djiku (3/5) : Intéressant défensivement, mais aussi utile offensivement qu’une fourchette face à un Ours
Modesto (3/5) : De la grinta et de l’envie, mais des erreurs…
Peybernes (1/5) : J’en peux plus de lui alors qu’il n’a rien fait de spécial… La vraie réincarnation de Mathieu Sans
Cahuzac (5/5) : Pire que la défaite, les larmes de mon capitaine

Boudebouz (4/5 en 1ère mi-temps ; 3/5 en 2nde = 3.5/5) : Génial en 1ère mi-temps, éteint en seconde, le contrat à mi-temps
Ayité (3/5) : Sa blessure est le tournant du match, bien qu’il n’ait pas fait les meilleurs choix
Kamano (3/5) : A 18 ans, sa régularité est à noter. Mais il a manqué de gaz en seconde période pour continuer à faire chier les Evianais
Maboulou (2/5) : Un peu transparent, mais le mec se donne tellement qu’on ne peut rien lui repprocher
Allez, salut les tristes (©MNF)
La Krimau
Mon ennemi d’un soir vous donnera sa vision du match
Si vous voulez vraiment comprendre les sentiments qui animent un supporter du Sporting, c’est ici
Que dire de ton intro ? C’est la plus intelligente et pertinente analyse au sujet de notre club que je n’ai jamais lue ou entendue.
Pour le match, je ne pense que Varela a eu une incidence sur le score, je mettrais ceci sur la chatte, le génie de Wass sur CF et nos centraux qui ont bien lutté.
Pensées analement cordiales.
Et pour être autant lucide après une telle défaite, il faut du courage.
Plus sérieusement, je trouve ça trop facile de mettre l’étiquette « Evian = Danone = Foot Business ». Pour avoir la chance de connaître un peu le contexte, je sais que derrière cette image, il y a un vrai noyau de gens qui aiment ce club autant que nous le nôtre, et le Barra 12 pour Boca. Mais bon, l’histoire ne retient que les évidences. Et l’histoire fait rarement la distinction entre direction d’un club et environnement d’un club (c’est à dire nous, le peuple)
Je crois même que certains de vos supporters se déplacent même pour soutenir l’équipe réserve. Le football vrai quoi.
Ça me fait penser aux Parisiens qui mettent en doute votre hospitalité, tout comme la notre.
De la mécréance caractérisée.
C’est beau l’amour anal horsjeuien
Entre indépendantistes, on se comprend.