Clermont – eTG (4-1) : la Croix de Savoie Académie se morfond.
Chevaliers des Arts, des Lettres, et des branlées infâmes.
Abandonne tout espoir, toi qui entres ici. Nos Croix se sont fait défoncer le cercle à un rythme d’enfer : 4-0 et réduits à 10 dès la 32e minute de jeu. Pourtant, les auspices étaient favorables en nous voyant reconduire un schéma qui nous a vus nous qualifier en coupe la semaine dernière, aligner un milieu supposément divin et exiler la bête Burno sur le banc. Las, un mauvais augure jetait une ombre au tableau en rappelant que les bonnes intentions, l’enfer en est pavé.
Burno pas titulaire, Centonze/Keita en pointe ! Avec le milieu qu’on a, ça peut faire mal ! Mais bon, quand je dis ça on se ramasse…
— Franck Moké Ripoux (@FranckRipoux) 8 Janvier 2016
Et l’enfer, ce stade de Clermont y ressemble fort. Lors de l’entrée des gladiateurs dans l’arène, on songeait à une bataille pleine d’audace, le moral au beau fixe après ce piège annécien déjoué, dans tous les sens du terme, quelques jours plus tôt. Le général Susic avait reconduit le même plan de jeu, estimant qu’entre une équipe de CFA2 et le 3e de Ligue 2, point de différence de niveau.

Quelques changements tout de même parmi nos soldats : Soares reprend sa place côté gauche, poussant Centonze en pointe, celui-ci poussant Burno sur le banc. Enfin, Mensah remplace un Betao blessé. Beaucoup de jeunes, mais puisqu’aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des année, nous étions en droit d’espérer de l’enthousiasme et une certaine fraîcheur. A contrario, les affres de l’apathie marquèrent de leur vile empreinte chacun de nos gestes, chacune de nos actions, chacun de nos mouvements.
Nous partîmes cinq censés être défenseurs ; nous nous prîmes quatre buts par nos propres malheurs. Faillir à ce point individuellement relève de l’absurde, tant chacun de nos arrières aura contribué à notre perte. La palme reviendra au capitaine de la garde, Sorlin : le voilà qui annihile une action nette de but. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc si peu vécu que pour cette infamie ? Il devait mener à la victoire les Roses, mais le chemin est long du projet à la chose. Surtout quand ce chemin passe par les vestiaires suite à un carton rouge, qui provoque également le coup de pied de réparation. L’homme en noir applique la double peine et à revoir c’est logique, la coupe est pleine. Le plus effarant aura été le manque de réaction des gaillards, car s’ils ont bien essayé de courir un peu, ils ont souvent manqué de roublardise, alors que dans certaines situations mieux vaut un vice commode qu’une fatigante vertu. Le coup de sifflet de la mi-temps marque l’heure du décès.

Le second acte sera du même acabit, ce qui n’est pas étonnant de la part du même macchabée. Si pendant 45 minutes les espaces entre nos lignes étaient béants, ils ont été restreints, mais la volonté de passer par les ailes confine à une simple tactique d’encerclement, ce qui est un peu inutile sur un terrain de foot. Pour faire simple, on tourne en rond dans les coins : si nos latéraux tentent effectivement de déborder l’adversaire, leur objectif ultime semble être le poteau de corner plus que la surface. En face, on tente de souiller le cadavre un peu plus, ce qui, avouons-le, manque singulièrement de noblesse, mais vu l’aspect rural du champ de bataille, ce n’est pas étonnant.
Tempus fugit, et en toute fin de cet affrontement Clermont nous humilie un peu plus en ne nous laissant pas le mérite de la réduction des pertes, puisque c’est par un acte de trahison de l’un des siens que l’écart diminue. Le match, durant sa fin, justifie d’être moyen, puisque c’est ainsi qu’à dix nous contrôlâmes mieux qu’à onze. L’eTG est venu, n’a rien vu et a été vaincu. Les différents protagonistes savoyards ont beau se flageller, le retour du succès passera d’abord par une maîtrise de soi et de l’espace que l’on ne voit plus depuis trop longtemps. Pour autant, être ou ne pas être désabusé, là est la question. Si l’envie de passer par l’épée l’escouade entière n’a pas manqué, on essayera de se convaincre que gémir sur un malheur passé est le plus sûr moyen de recommencer. Je vais donc tenter de raison garder et me contenter de continuer à espérer. Va, Croix de Savoie, je ne te hais point.

Tu peux venir discuter compo ou tactique avec Pascal Diot-Maid et ton serviteur, pour plus d’info sur les Croix de Savoie tu peux passer chez etgblog.com et pour l’avant et l’après-match, c’est chez couleurcroix.com
Arvi l’ami.
Franck Ripoux.
13ième avec 21 points (juste 3 de plus que le 18ième) et un fort fort potentiel dégringolade, je sens que les savoisiens risquent d’envoyer du rêve dans les prochaines semaines
Savoureuse acad, merci beaucoup!
Je sais bien que t’l’ai trop dit, mais je te l’dis quand même :…. je t’aime.