OM-Toulouse (0-0), La Canebière académie n’attendait pas de miracle
Vivement le mois de mai.
Aïoli les sapiens,
Nous y voici, à ce moment de vérité qui verra l’OM affronter la Ligue 1 et le pessimisme ambiant, pour un résultat on ne peut plus aléatoire puisqu’à l’exception des toutes premières, aucune place au classement ne nous semble a priori interdite. Pour ne pas saborder les quelques parcelles d’espoir qui pourraient subsister chez les plus innocents de nos lecteurs, nous nous abstiendrons de revenir sur les péripéties de l’intersaison : une revue d’effectif et un bilan de la préparation sont présentés ici.
On ne saurait pourtant passer sous silence les assurances tactiques de Franck Passi : interrogé sur la faiblesse de l’effectif aux postes de défenseurs latéraux, le Guardiola de la Gardiole a tenu ces paroles d’apaisement :
« En cas de pépin, Zambo peut jouer arrière droit, Rekik peut jouer latéral gauche, on peut passer à 3 derrière. »
En effet, dit comme cela, on se demande bien pourquoi l’on s’inquiète : la preuve en images avec notre simulateur de pépins.

Ceci étant posé, le chroniqueur aigri se trouve devant un dilemme : si l’équipe s’avère aussi nulle qu’une bonne partie de la sphère olympienne le craint, les joueurs mériteront-ils leur quota d’insultes et de quolibets ? Sera-t-il juste de pointer du doigt des hommes qui, en temps normal, seraient en train d’accomplir une carrière honorable dans des clubs médiocres comme Angers ou Bordeaux, et que seul le serrage de vis actionnarial a conduit à exercer leur talent approximatif au sein de notre vénérable Olympique ? Seigneur, faites que l’effectif se surpasse, ou à défaut qu’il comporte quelques authentiques têtes de con, afin que nous ayons moins de scrupules à les assassiner.
L’équipe

Rolando et Nkoudou, en instance de départ, sont absents. Alessandrini, blessé, et Aloé, suspendu, ne sont pas non plus de la partie. En revanche, c’est bien la paire Diarra-Diaby qui prend place au milieu de terrain, le premier nommé portant le brassard.
Le match
Un 0-0 aussi exaspérant à regarder le soir que facile à commenter le lendemain : dans la mesure où il ne s’est rien passé, le résumé pourra être expédié suffisamment par l’honnête homme pressé de retourner se masturber devant le saut en hauteur, l’haltérophilie, l’équitation ou Patrick Montel (cochez la case de votre choix en fonction de vos préférences ou déviances personnelles).
Bref. La première mi-temps montre un niveau de jeu que l’on aurait pu au moins qualifier d’affligeant, si seulement jeu il y avait eu. Retenons deux approches un tant soit peu collectives : sur la première, Bedimo finit la tête dans les balustrades, se blesse et montre à la France du football stupéfaite que Passi ne plaisantait pas en évoquant Rekik arrière gauche. Sur la seconde, Cabella envoie un pointu sur le poteau toulousain. En face, le TFC s’applique et domine, prenant soin de révéler tout le potentiel d’Hiroki Sakai pour devenir le chouchou de la Canebière académie cette année. Par manque de tranchant dans la finition, ils n’arrivent pas davantage à ouvrir le score.
Lançant l’année sur de bonnes bases, Thauvin est remplacé à la pause par Khaoui (sur blessure, bande de médisants). L’OM récupère et conserve la balle un peu plus haut en seconde période, tout en restant sur ses acquis tactiques de la saison passée : filer tout droit, centrer au pif, gâcher des corners. Coup sur coup, Gomis se procure cependant deux belles occasions sorties par le gardien (dont l’une sur corner, exprès pour me contredire). Toulouse s’affaiblit mais profite de quelques pertes de balles anales pour menacer une défense tout sauf sereine, mais qui tient le coup jusqu’au bout.
Néanmoins, on se gardera d’en rajouter dans les lamentations, tant l’équipe sent encore le bricolage et le manque de repères, qui dans le meilleur des cas nécessiteront quand même du temps avant de se résoudre. Tu m’objecteras qu’une ligne d’attaque Cabella-Thauvin-Sarr n’est pas à proprement parler inédite : rappelons cependant que, si l’on a depuis longtemps démontré que le cliché sur l’absence de mémoire des poissons rouges était erroné, aucune étude n’a encore rien prouvé en ce qui concerne ces joueurs.
En résumé : le jeu anal, on s’y attendait, la défense branlante, on s’attendait même à pire, l’engagement et l’état d’esprit, c’est plutôt correct. Ni enthousiasme, ni défaitisme, comme prévu on se fait chier et on attend.

Les joueurs
Pelé (3/5) : Il a assuré l’essentiel même si, sur le plan de l’assurance, il paraît envisager chaque centre aérien comme le bombardement de Dresde.
Hubocan (2+/5) : Il m’a semblé constater dans les commentaires d’après match une certaine satisfaction vis-à-vis de sa performance. Permets-moi de nuancer : certes Tomas a tenu bon, d’autant qu’il a dû plusieurs fois rattraper les viols répétés de son compère nippon ; il m’en faudra cependant plus pour être rassuré, et a fortiori satisfait, tant sa marge d’erreur paraissait faible sur une grande partie de ses sauvetages à l’arrache.
Doria (2-/5) : De même que pour le précédent, je conçois que les dépressifs se satisfassent de ne pas l’avoir vu se faire pisser dessus par les attaquants du 17e du dernier championnat. Hormis des relances très honorables, tout ceci reste bien fébrile, et parfois si peu maîtrisé que les attaquants devront à tout moment craindre de se faire déboîter la rotule y compris sur les interventions les plus anodines. Note, s’il fait peur aux adversaires et plus seulement à nous, c’est déjà un pas en avant de franchi.
Sakai (1+/5) : On ne saurait trop le dissuader d’apprendre le français. S’il comprend ce que les supporters lui disent, cela risque de compromettre durablement les relations marseillo-nippones, détournant de nous les croisiéristes japonais et leur 150 euros par personne dépensés en ville (source : étude Onrhaz Gratis pour la CCIMP). NB : le « plus », c’est pour ses montées répétées à défaut d’être couronnées de succès.
Bedimo (NN) : Oh, un pépin.
Rekik (18e, 2/5) : Défensivement passable mais offensivement inadapté, ce qui est tout sauf une surprise. Guère blâmable en l’état.
Diarra (1+/5) : D’accord, par moments c’est lui qui a tenu l’ensemble, un peu comme un boulon rouillé sur l’aiguillage de Brétigny-sur-Orge. Mais en vertu du barème selon lequel le joueur est pénalisé d’un dixième de point par slip ruiné, ses pertes de balles sont fatales à sa note.
Diaby (1/5) : Musulman pratiquant et sans doute adepte de Jean-Pierre Chevènement, avec qui il partage la même condition physique, Abou a fait preuve de la plus extrême discrétion. Ce qui ne l’a pas empêché de se faire insulter d’ailleurs, ce qui prouve si besoin en était à quel point ce conseil est une vaste connerie.
Machach (60e, 1/5) : Rien de notable, si ce n’est qu’il n’a pas attendu son deuxième match pour inaugurer le slipomètre.
Thauvin (1/5) : Ses pieds ont-ils toujours l’amour du maillot ?
Khaoui (46e, 3/5) : Pas forcément plus collectif que les autres, mais en tout cas plus constant et efficace.
Cabella (1/5) : Foncer tête baissée dans la défense en espérant que ça passe, c’est déjà aléatoire quand on s’appelle Mathieu Bastaraud et qu’on est ¾ centre de rugby. Quand on fait 65 kg avec une tête à faire marrer les moyenne section, c’est voué à l’échec.
Sarr (1/5) : Au démarrage de ses actions, c’est Bip-Bip. A l’arrivée, c’est Wile Coyote.
Gomis (2/5) : Pas gâté par l’absence de passe correcte dans la surface, il a su se procurer deux occasions, manquées. Forcément, avec si peu d’opportunités, la distinction entre match réussi et match raté risquera d’être assez binaire cette saison.
L’invité zoologique : Martin Braithwatussi
Doté d’une impressionnante paire de c. de cornes, le watussi est ce bœuf domestique africain d’allure assez impressionnante quoiqu’assez sympathique, mais finalement assez empoté et inoffensif, et de ce fait assez sympathique. Difficile à bouger mais qui ne fait pas trop chier, tel était ce TFC de rentrée, faisant du watussi l’invité approprié de cette première académie de la saison.
– Les autres : Appliqués et propres, les Toulousains ont manqué d’efficacité et gâché quelques situations intéressantes, et ont eu du mal à se montrer constants en seconde période.
– Les images : Un anxiolytique efficace pour ceux qui ont souffert d’un surplus d’émotions sportives cet été.
– La censure : deux journalistes virés du stade à Tours, les banderoles anti-directions supprimées au Vélodrome et notre Perfettu sommé par l’AC Ajaccio « d’arrêter d’écrire des conneries ». Si cette saison encore le football préfigure de quelques années l’état des libertés publiques en France, on n’a pas fini de rigoler.
– La comédie olympienne : Petite typologie illustrée de la population du Vélodrome. Cherche-toi, tu y es forcément.
– La dernière minute : évoquée dans l’académie de rentrée (tu l’as lue ? non, pas encore ? files-y vite, sacripant), la situation des adjoints de Michel est, trois mois plus tard, en passe de se résoudre.
– La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Dromadame remporte le concours zoologique.
Bises massilianales,
Blaah.
Et ça commence… Dromadame qui gagne le concours.
Cabella excellente vanne , ca pardonne pour cette fois. Si il faut coucher pour gagner spado va tout rafler .
Dominé par Toulouse qui en a pris 6 par le Vitoria Guimaraes…Même chez Kink ils ont refusé le scénario je cite « Degradant pour l’image de la femme »
Putain ça va être long…
Depuis votre sauvetage in extremis, donc rageant pour les haters, de la saison 1999/2000, je rêve d’une saison grotesque de l’OM. J’ai bon espoir que cette saison soit la bonne.
Ne me décevez pas, par pitié, je n’ai pas besoin d’autres rêves brisés après celui du 10 juillet.
Il y a quand même moyen de bien rigoler si on abandonne dès maintenant tout espoir. On prendra chaque victoire comme une coupe du monde et les matchs merdiques comme une occasion unique de développer la théorie des 4 « H » : Humour, Hironie, Humilité et Honte.
Je vais rire quand ce sera drôle. Là c’est juste être fier pour NOUS. (un supporter qui assume). Pour eux, je laisse M. Bla*blacar remonter leur estime. C’est important.
Faire 0-0 face au Toulouse de Pascale Duprout qui finira 3ème… Là où des pourvus galèrent pour prendre 2 points de plus. ?
___ ____ ALLEZ L’OM ! ____ ___
Droit aux Buts