Nancy-Paris SG (1-2) : La Chardon à Cran Académie déteste tout et tout le monde.

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Retour aux fondamentaux.

marcel-picon

 

Marcel Picon projette de remplacer le médecin du club, et de prescrire des traitements bien à lui.

Salut les aigris,

Marre de ces cons qui ne savent pas digérer une joie simple comme celle de la victoire. À Nancy on a l’habitude du mépris des classes dominantes (même lorsque certains transfuges tentent de faire du poor-washing en se faisant passer pour progressistes). Mais voir Kluivert, toute la footosphère venimeuse et même certains joueurs cracher sur leur propre prestation comme s’ils avaient concédé un piteux match nul (voir une défaite parfaitement légitime), cela a quelque chose de profondément apitoyant. Cela nous rappellerait presque que ce PSG n’a ni histoire, ni organe, ni fond de passion, ni race, ni ancêtres. Et ne parlons pas de leur palmarès, plus artificiel que le doux gazon de plastique nancéien, voir carrément évanescent puisque les coupes qu’ils gagnent disparaissent les unes après les autres.

Ville lumière comme la Lorraine est grenat : dans le cœur impur seulement de racaille dépourvues de classe, de journalistes bigots et consensuels, de gominés mal fringués, voir les trois à la fois en la personne de Denis Balbir ; club pétri dans l’autosuffisance et l’hégémonie aussi peu originale que celle de l’argent triomphant du XXIè siècle, c’est-à-dire l’argent le plus sale depuis que l’humanité s’est abaissée à créer cette échelle de valeur arbitraire et bête ; équipe à qui la fière patrie rouge et blanche fait l’honneur d’une invitation en bonne et due forme et qui se torche avec ; formation achetant ses trophées comme les stars du showbizz achètent leurs enfants, le PSG est la chose la moins aimable du football français, si l’on parvient à faire abstraction de Jean-Michel Aulas.

Ce PSG n’est ni une chance ni un moteur pour la Ligue 1 : c’est une machine cannibale destinée à fournir à elle-même sa propre légitimité, une honte pour le football, ses racines et ses valeurs. Un club coprophage et auto-immune, ramassé dans les caniveaux de la dignité par des enfants privilégiés, et transformé en prince charmant fardé comme une petite traînée du samedi soir qui tente d’entrer gratos au Chat Noir.

LES CYBORGS

Au cœur des ténèbres, Pablo a annoncé qu’il allait tout tenter : injections de mercure dans les articulations des joueurs, sevrage d’eau et de nourriture pendant la semaine de trêve, ablation de tous les organes superflus sans anesthésie…tous les moyens sont bons pour faire de cette équipe le futur de l’humanité, quitte à ne pas offrir trop de victoires aux supporters dans l’immédiat (qui se soucie d’eux, à la fin ?).

En attendant de voir les effets à moyen terme de ce traitement de choc un peu audacieux, Ndy garde les cages. On a entendu parler d’un recrutement à son poste cet été, mais manifestement, c’était juste destiné à le booster à mort.

En défense, Pablo maintient la ligne de trois, mais doit composer avec la suspension de Clément Lenglet. C’est ainsi que Modou Diagne fait son entrée dans le onze, aux côté de Mickael Chrétien, nommé capitaine pour l’occasion, et du superhéros de la pampa Erik Cabaco.

Au milieu, du nouveau sous l’absence de soleil lorraine : L’immense et très grand Alou Diarra fait son apparition comme titulaire en sentinelle. Diallo Guidileye et Benoit Pedretti complète le trio du milieu, pour une équipe composée de deux des joueurs les plus titrés au ballon de plomb.

Geoffraie Cuffaut prend place à droite, et Vincent Muratori fait son retour à gauche.

En attaque, Pablo s’acharne avec Anthony Koura, et refait confiance à Maurice Junior Dalé.

SUR LE PRÉ EN MATRICE DE POLYMÈRE PLASTIQUE IMITANT LE GAZON TA GUEULE.

1 Nancy est invité à engager par le cordial arbitre de la rencontre, sifflant gaiement dans un sourire le coup d’envoi d’une rencontre que chacun parmi les 22 acteurs, 5 directeurs de jeu et 20 000 spectateurs espère joyeuse.

2 Alou Diarra le Magnifique exécute un tacle virulent sur Lucas Moura, qui pare immédiatement cette rencontre trop guillerette d’une ambiance d’holocauste. Quel professionnalisme.

8 Paris a tout le temps le ballon, cela manque de variété dans les échanges.

9 Sublime tacle de Mildiou Diagne sur Lucas la pelade, qui pleurniche de honte en se plaignant d’avoir râpé son cuir chevelu sur les brins de plastique de notre beau gazon (hors catégorie au classement des pelouses).

12 Ikoné ça passe les jambes, ça porte un nom d’imprimante laser et ça représente fièrement l’usine à gaz de la formation parisienne, mais ça se fait croquer comme un Pringle par Geoffraie Fautcu en un contre un, c’est pas la gloire en vérité.

13 La preuve, c’est ce même Cuffaut qui commet la faute-qui-n’en-est-pas-vraiment-une sur Kim Plan B ; et le coup-franc qui suit, frappé par la pleureuse brésilienne à tonsure, transperce tout le monde puis pétrifie N’dy. C’était à balle réelle, les gars. 0-1.

16 à Nancy on n’aime pas trop les stéréotypes, on est même des gens plutôt ouverts, mais quand on voit Verratti parler avec les mains en joignant les doigts après que l’arbitre lui a refusé une touche, ses lèvres mimant des mamma mia et autres faccia di cazzo, on se dit tout de même que les clichés dans la chatte à ta mère ont la dent dure dans ton cul…oui, c’est gratuit et assez inepte.

18 Il était bien lancé, le Geoffraie raide Cuffaut jusqu’à ce qu’il pousse trop son ballon et qu’Areola dégage cette foutue gonfle vers Chrétien. Le Mickael étant un garçon poli, le voici qui offre l’opportunité au sympathique Cavani de marquer, lui dont la nullité et la maladresse légendaires occupent bien souvent les éminents spécialistes du football. Converti à leur secte, Ndy le regarde paisiblement le lober plutôt que de lui rentrer dans le gras des cheveux. Le match de Nancy peut commencer. 0-2.

21 Ndy est cette fois bien placé sur une tête de Cavani, encore lui.

23 Pedretti joue un corner à deux avec Muratori, qui salope le centre comme un ado bourré dégueule sur les pompes de la fille qu’il aime au moment de lui demander son numéro. C’est donc ça ou les touches longues de Badila ?

28 Forcément ça gueule dans le public dès que le moindre contact a lieu dans la surface de Paris. Du côté de la team Picon, on se réjouit plutôt de voir que des ballons sont touchés dans la surface parisienne, et on se rappelle surtout comment on a joué nos penalty jusqu’à maintenant. Rien d’excitant, non, mais gageons qu’on gueulerait bien tout pareil si on était au stade.

32 Koura tente une frappe belle et osée, qu’Auréole sous les brAs claque tel un petit malotru frustré d’avoir essuyé le refus d’une femme trop belle pour lui.

35 Marquinhos, champion olympique de la relance pétée, en expédie une première en touche, sans pression.

36 Muratori adresse un tir précis mais trop peu puissant à Aréola. Pour tromper l’ennui, je vous invite à propos à taper « Areola wife » dans Google images, de préférence au travail ou avec vos enfants.

37 Marquinhos est aussi champion olympique de chandelle dans l’axe.

39 Quel talent de chirurgien ce Matuidi qui brise la jambe de Pedretti dans un geste de racisme anti-vieux mais gentil, le tout sans plus de réprimande de la part de l’arbitre qu’un timide coup franc que le gardien pariso-tongien capte sans problème !

41 Nancy finit bien cette première demi-heure (je cède au déni en ce qui concerne le premier quart d’heure), et touche même quelque ballons dans la surface parisienne. Mais pas encore au sol, faut pas déconner.

43 Encore un corner à deux joué par Pedretti, qui est largement conspué par la foule nancéienne refusant avec horreur de voir son équipe s’olympique-de-marseilliser de la sorte.

45 Mais c’est plutôt à une anglo-saxonisation rampante que l’on assiste, les rouges et blancs refusant de jouer au sol. Ils préfèrent s’envoyer des grosses briques sur soixante mètres et cavaler comme des ânes sans même regarder le ballon, ni se rappeler qu’ils ont des pieds.

Mi-temps. Le football gaélique ne passera pas par nous.

46 À peine le coup d’envoi est-il donné par les Parisians que Pedretti, notre working class hero authentique piétine la cheville de Meunier. Ça c’est pour tes déclarations de petite suceuse à roulette, et ton mépris pour la Ligain vraie, mon gars.

50 Cavani fait un nœud avec les jambes de Cavaco et tire à côté. Tous les Uruguayens portent-ils un nom commençant par « Cave » ? Cela expliquerait pourquoi on les dédaigne temps ? Peut-être.

53 Dalé est bien servi par Koura dans l’axe. Emporté par son tropisme vers le bas, sa grosse tête s’abat sur ses pieds pour ne jamais se relever. Le résultat est tellement évident que je me refuse à le relater ici GROSTOCARDETARACEDEMORT.

54 Et Kimpembe de tenter une clé de jambes sur Dalé (si des judokas interviennent ici pour me dire que ça n’existe pas, je les invite à consulter « horstatami.net », site lancé par quelques académiciens qui n’en pouvaient plus du foot -des Lyonnais, surtout-, et à pomper des dards que les ceintures marrons excitent). Pedretti centre pour Alou Diarra se muant de terreur du rond central en renard des surfaces pour l’occasion. Bienvenue. 1-2.

56 Ndy Assembé multiplie les sorties suicidaires de la tête, tel un Neuer blanc et poilu.

62 Issiar Dia le très Véloce remplace Koura.

64 Pedretti se serait bien vu refaire ce ballon parfait sur un coup-franc en tout point similaire à celui du but d’Alou, mais cette fois le gardien échappé d’un groupe de J-Pop sort le ballon d’un emo-poing.

68 Cavani fout proprement Diagne au tapis et déboîte salement le toit d’un virage à l’aide du ballon, le tout en souriant à la tribune de presse.

70 Cuffaut pratique une chevillectomie sur Kimpembe. Jaune.

75 L’entrée de Ben Arfa est de trop pour la team Picon, qui coupe le flux d’information.

De toute façon, la fin du match est connue de tous.

LES NOTES.

Ndy 2/5 Nul à chier sur les deux buts parisiens, correct le reste du temps, quand l’adversaire avait cessé d’être dangereux. Sa com’ perso en vue de la CAN n’a pas du lui préciser qu’il fallait être bon quand tout le monde regarde, et pas l’inverse.

Cabaco 2/5 Ah ça pour le passer il vaut plutôt mieux avoir été conçu dans les usines Nexter que chez Skoda…après, demandez lui de relancer dans les pieds et vous le verrez tout de suite agiter un drapeau arc en ciel et faire des mamours à la démocratie.

Chrétien 1/5 Toujours pas aussi nul que ce que la note laisse croire, mais ça fait quand même plusieurs fois qu’il est directement impliqué sur des buts encaissés, sur la base d’erreurs défensives, marquages hasardeux (bon, allez-y pour être irréprochable avec l’autre chevelu qui vous galope dans le dos sans relâche, aussi), etc. Il tiendra bien encore quelques matchs avant de se faire jeter aux lions, comme à la saine époque où l’on faisait ça avec les gens de son espèce.

Diagne 2/5 Retour d’accord, mais en grâce pas encore. Minidou est un quatrième choix, et sa place est pour l’instant sur le banc.

Cuffaut 1/5 Deux pertes de balles, deux buts encaissés. Je ne dis pas que tout est de sa faute, mais quand ton nom est l’anagramme de faux-cul et ton prénom le même que celui d’un Lannister, on se dit que ce n’est pas les meilleures stats pour soigner sa cote d’amour.

Diarra 4/5 Eh bien pour un retour…un but, mais aussi, de précieux ratissages dans les pieds légers des parisiens, et la réjouissante perspective de voir un second joueur à Nancy à qui il est difficile de piquer le ballon après Pedretti.

Muratori 2/5 Manque de précision devant, est souvent dépassé derrière. Reste qu’il est bel homme, le tout dans un rôle franchement pas facile.

Guidileye 2/5 Ç’a du lui faire du bien de cavaler un peu après le ballon comme un petit félidé débile après son ombre.

Pedretti 3/5 a joué beaucoup plus haut que d’habitude, et a été fort agressif au pressing. Le turn over de Pablo semble lui faire du bien.

Koura 2/5 Courageux et volontaire et je manque d’autres superlatifs qui sont autant de compliments déguisés en insultes. J’en cherche activement un qui intime l’ordre de cadrer ses frappes, mais je doute que cela existe.

Dalé 2/5 Quand ses déviations du crâne recommenceront à tomber directement entre les pieds agiles de Youssouf Hadji, le monde du football tremblera. En attendant, il se fend bien la gueule.

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 2/5.

Y en a un peu marre d’écrire tout le temps les mêmes trucs. Le foot n’offre que trois solutions : Youpi, mouof, ou déprime. Évidemment on peut nuancer une victoire en « imméritée », « soulageante », « écrasante », un nul pareil, une défaite en « encourageante », « qui sonne comme une victoire », « déconcertante »…bref, on peut ajouter tous les compléments du nom ou les épithètes qu’on veut pour en atténuer la portée, cela ne retire rien au fait que l’essence même de la compétition ne se décline que sur ces trois putains de possibilités, dont nous ne sommes abonnés qu’à la pire pour le moment.

Ce sont des temps obscurs. Certains parmi nous ont déjà craqué, et se remettent à écouter Incubus en espérant que cela les remettra de bonne humeur comme au bon vieux temps de l’insouciance. D’autres se versent de grands verres de Passoa ou de Soho en espérant le retour des mêmes sentiments. Les plus lâches se rappellent tout soudain l’aïeule alsacienne du côté de leur père, et s’en vont regarder de la Ligue deux Plutonium’s Pizza en maugréant contre un championnat surcoté, tout en feignant d’ignorer de quel côté du mirador ladite aïeule a passé ses vacances en 44.

C’est le temps des défections (sans a), des amours contrariées et des départs forcés vers d’autres cieux. D’aucuns devront s’y conformer : Chrétien, Dalé, Mandanne…d’étranges noms qui sonnaient comme autant de victoires par des temps immémoriaux, et qui augurent désormais de performances plus anales qu’une discussion de Jean François Copé Décalé avec le punching ball de Lilian Thuram. S’il ne doit en rester qu’un, il devra peut-être changer son nom, sa coupe de cheveux, voir son équipe. Puisse-t-il triompher de ses démons (quand bien même ils prétendent jouer pour lui) avant d’en arriver là.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

7 réflexions sur “Nancy-Paris SG (1-2) : La Chardon à Cran Académie déteste tout et tout le monde.

  1. Merci bien mon bon Marcel, vos résumés de matches sont toujours aussi précis. Avec vous, on peut s’épargner la corvée de les regarder en toute confiance. Continuez comme ça !

    1. C’est parfois difficile de trouver la bonne dose d’alcool pour restituer avec précision la substantifique moelle d’un match. Mais j’y travaille. Je suis un travailleur acharné de la gnôle.

  2. J’ai cherché Areola Wife au boulot, j’ai eu bien l’air con. Incubus, pourquoi pas à condition de s’arrêter au Make Yourself. Sinon ça fait longtemps que je n’ai mis les pieds en Lorraine donc au Black Minou : toujours en poste la gracieuse créature en BMW qui attend les danseurs éconduits (surtout leur argent en fait)?

    1. Vous êtes un bon petit soldat docile, Matt, en dépit de votre patronyme évoquant les heures sombres de l’histoire de l’audiovisuel. La BMW et sa bergère ont disparu depuis bien longtemps, hélas. Et je crois que le nouveau public du Chat Noir n’a plus l’âge autorisé, de toute façon.

  3. « Areola wife »
    Vu que c’est les vacances au taf c’est un peu dépeuplé donc j’ai essayé, je ne m’y attendais pas, mon vocabulaire en anglais s’enrichit d’un nouveau mot.

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