Beitar Jérusalem – ASSE (1-2) : la Forez Académie réagit mieux

Académie light, y’en aura plus souvent cette saison, le temps me manque pour peaufiner un peu tout ça. Comme un symbole, la Forez Académie fait son régime après avoir exposé sa boule de graisse tout l’été sur les plages de la Grande Motte.

Le match résumé en 1 phrase : « Plonger pour mieux rebondir »

Les Verts nous ont fait très peur pendant 10 minutes. 1 chaude alerte et 1 but, on pensait qu’on allait vivre une soirée cauchemardesque. Finalement, il n’en a rien été, le Beitar étant quand même sacrément nul, entre passes casse-croûte dans ses 20 derniers mètres, et frappes tueuses de pigeons.

 

La compo :

Compo presque classique pour les Verts, si on prend en compte que M’Bengue et Dabo sont blessés, remplacés respectivement par Polomat et Pajot. Pour l’originalité, c’est la titularisation de KMP à la place de Tannane qui surprend. On pouvait penser que c’était pour blinder le côté gauche, avec un Polomat un peu light défensivement face au soi-disant meilleur joueur du Beitar, Atzily. Finalement, Monnet-Paquet est placé côté droit. Alors méforme du Néerlandais ou volonté de Galtier de ne pas exposer un joueur d’origine marocaine au public plutôt chaud (et à droite) du Beitar ? Pas trop d’idée…

 

Le mâche :

Une entame catastrophique côté stéphanois. Dans un stade au nom d’ours en peluche (ou de triple champion olympique, choisissez vos références), les Verts ont eu très chaud pendant 10 minutes. Dès le début du match, c’est un coup-franc côté gauche d’Atzily pour la tête de Schechter qui manque de tromper de Ruffier, complètement battu. Heureusement, le ballon file juste à côté de son poteau droit (2e). Les Verts ne sont pas bien et se font punir sur une action made in Pinder : ballon en cloche à l’entrée de la surface, Selnaes et Perrin se gênent pour dégager et la balle file en retrait sur Théophile-Catherine qui manque son contrôle. Ça profite à Schechter qui décale Vered sur sa gauche, frappe croisée et Ruffier ne peut rien faire (1-0, 8e). Pour en revenir à la mésentente Perrin-Selnaes, c’est apparemment le bruit du public qui a couvert l’appel de Perrin à laisser la balle. C’est pas une chose qui arriverait au Parc OL Land Beijing Huawei Made in China. Les Verts sont menés, et c’est logique. On pense qu’on va souffrir, sauf que non. Sainté reprend le contrôle de la balle, et sur un centre parfait de KTC, Lemoine reprend en taclant la balle, complètement esseulé au 2e poteau. Ça file sous la barre de Kleyman, qui ne peut rien faire lui non plus (1-1, 15e). Réaction ultra-rapide des Verts, contrairement au mâche face à Bordeaux, et tout est relancé. Hamouma peut doubler la mise 1 minute plus tard, mais il repique au centre incompréhensiblement au lieu de continuer sa lancée sur la gauche, et sa frappe molle n’inquiète pas le portier israélien (16e). C’est finalement Pogba, dégueulasse jusqu’à présent, qui mettra Sainté à l’abri : sur un corner côté gauche d’Hamouma, il reprend la balle de la malléole qui file en roulant doucement dans le but, transperçant à faible vitesse une défense apathique (1-2, 30e) (Edit : en fait, l’UEFA vient d’attribuer le but à Rueda en CSC).

C’est tout ou presque pour la 1e mi-temps. En 2e, on repart sans Hamouma qui sort pour Nolan Roux. Et devinez quoi : ce sont des douleurs au mollet droit qui l’ont empêché de reprendre sa place. C’est à peu près sa 512e blessure à ce muscle depuis qu’il est chez les Verts. Peu de véritables occasions sur cette période : une bonne sortie de Ruffier sur Cohen, qui était hors-jeu de toute façon (50e), une frappe du même Cohen qui ne passe pas loin (56e), un contrôle manqué en pleine course alors qu’il était seul par KMP (62e), un « j’me la joue tout seul alors que j’ai un partenaire démarqué de chaque côté en contre-attaque » par Nolan Roux (81e), et une frappe de Tannane en bout de course qui s’envole (90e + 2). Les Verts prennent une grosse option sur la qualif, l’essentiel est assuré.

Sainté nous a fait peur, mais a su réagir rapidement pour se mettre (un peu) à l’abri après ce mâche aller. Une vraie rencontre de Coupe d’Europe, dans un stade bouillant, mais face à un adversaire relativement faible. Attention cependant : les largesses aperçues derrière pourraient bien ne pas exister au retour, même s’il faut que le Beitar marque au minimum 2 fois pour se qualifier. Rendez-vous jeudi prochain pour le dénouement final, avec la réception des gandousiers de chez Loulou entre-temps.

Tony Montana dans les tribunes, mais un chandelier comme blason et le niveau d’une équipe corpo d’antiquaires. Le paradoxe du Beitar.

 

Les buts :

 

Les notes :

Ruffier (il a eu chaud, 3/5) : très chaud même dès la 1e minute. Puis il prend 1 but. Puis il ferme la boutique. N’hésitant pas à s’imposer dans les airs, il a aussi effectué une bonne sortie dans les pieds de Cohen. Rassurant au final.

Théophile-Catherine (couci-couça, 2/5) : il donne le 1er but sur un contrôle à ne jamais montrer dans les écoles de foot. Puis il délivre un centre parfait, bien aidé par la passivité de la défense (il a quand même le temps de placer son ballon en le roulant de la semelle). Alternant le bon avec le très mauvais, j’en retire au final un impression mitigée.

Pogba (en 1 mot, 2/5) : marquage dégueulasse, coupe dégueulasse, but dégueulasse provoque un CSC dégueulasse. En 1 mot ? SUPERBE ! Il m’a quand même bien fait flipper en début de mâche, même s’il se reprend après son but. Un défenseur central supplémentaire ne serait vraiment pas un luxe.

Perrin (filet de voix, 3/5) : certes, le Tardy Stadium faisait du bruit, mais bordel, pour que ton coéquipier ne t’entende pas à 2 m… Faut dire que c’est pas un habitué des grosses gueulantes l’ami Loïc. Cette erreur qui coûte mais rien à signaler derrière. Correct.

Polomat (ça nous change, 3/5) : alors clairement, il laisse des boulevards dans son dos (le Beitar a d’ailleurs attaqué essentiellement de son côté). Mais ça fait quand même du bien de voir enfin un latéral attaquer correctement, et proposer autre chose que le sempiternel « je déborde le long de la touche pour centrer en bout de course devant la ligne de but ». C’est d’ailleurs lui qui sonne un peu la révolte après le but israélien.

Selnaes (sa 1e boulette, 3/5) : sa tête ratée coûte cher (d’où est-ce que t’as vu qu’on dégageait un ballon aussi mollement vers ses buts ?). Mais derrière, il a plutôt bien réagi, que ce soit dans la récupération, ou dans la relance, notamment avec cette belle percée plein axe en 1e mi-temps. Pas mal dans l’ensemble.

Lemoine (ça faisait longtemps, 4/5) : depuis la saison 2014/2015 et ce pétard envoyé pour la gagne à Lorient, je ne crois pas avoir vu d’autre but de notre grisonnant. Celui-là est pas mal, mélange de placement (encore bien aidé par une défense invisible) et de technique avec cette reprise taclée pas évidente. Il nous remet dans le mâche, et rapidement : bien vu.

Pajot (bof, 3/5) : il n’a pas spécialement brillé, mais n’a pas non plus fait tâche. Un match sans relief, un de plus. Ça commence à devenir lassant.

Hamouma (à moitié, 2/5) : une occasion ratée car il repique dans l’axe au lieu de s’écarter de la défense, puis une passe décisive sur corner pour Pogba un corner à l’origine de CSC. Moyen donc. Non, ce qui fait chier, c’est qu’il est encore sorti sur blessure, toujours au mollet. A croire qu’il a du sarasson à l’intérieur.

==> remplacé à la 45e par Roux (pas mieux, 2/5), qui a fait une rentrée percutante, mais toujours aussi peu précise. Frappes non cadrées, passes mal ajustées,… Au final, ça fait pas grand chose de bon à retenir.

Beric (rougeaud, 2/5) : tout rouge au bout de 15 minutes, et dans le noir presque tout le mâche. Robert n’a jamais réussi à s’extirper du marquage d’une charnière qui ne respirait pas la sérénité pourtant. Ne pourra pas être le sauveur à chaque fois malheureusement…

==> remplacé à la 78e par Tannane (non noté), qui ne s’est signalé que sur une frappe dans les nuages à la fin du mâche.

Monnet-Paquet (Capser is back, 1/5) : inexistant, à tel point qu’on s’est demandé à un moment s’il jouait. A beaucoup raté et n’a jamais vraiment réussi, dans la lignée de son année 2016.

 

Les adversaires : très faible cette équipe. On prédisait l’enfer aux Verts, ça n’a finalement été qu’un petit coup de chaud en début de partie. Défense approximative, attaque brouillonne, milieu sans grand relief : les Verts doivent jouer appliqués au retour pour éviter une déconvenue, et ainnsi assurer une 3e qualification de suite en poules de l’Europa League.

 

Roland Gromerdier

 

Pas d’avis d’en face, tu t’en doutes. A la place, une chanson de Daniel Lévy dont le refrain rappelle Søderlund.

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Si tu veux te bidonner sur des images qui bougent, alors Fouillasse est ton ami. N’oublie pas d’aller voir sa boutique avec pleins de t-shirts faits maison.

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, viens donc le saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

3 commentaires

  1. Pourriez-vous la gagner cette année ? Cela me ferait vertment plaisir. Merci

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