Inter-Naples (2-1), l’Internazionale Académie livre ses notes

Football et littérature

Vous connaissez Gustave Flaubert ? Oui, bien sur, quelle question, qui ne le connait pas ? Cet auteur a marqué la littérature Française au XIXème siècle et il est régulièrement cité comme le pendant Français de Dostoïevski de par son froid et implacable réalisme dans sa description des relations humaines . Une comparaison un peu osée si vous voulez l’avis du Snake, car il est de notoriété publique que le Russe est descendu tellement bas dans l’analyse de l’être humain qu’il n’en est jamais revenu, faisant de lui l’auteur le plus fou de l’histoire de la littérature. Même Nietzsche a pris des leçons de psychologie en lisant ses œuvres selon les propres dires du célèbre moustachu transi (un geek façon 19ème, si vous préférez).

Flaubert, donc. Snake a lu trois de ses œuvres. Probablement les plus connues, mais également les plus représentatives de sa veine romantique. Il y a le mondialement connu et reconnu « Madame Bovary », son alter-égo masculin « L’éducation Sentimentale » (Ou « Une Éducation Sentimentale », c’est selon) et enfin « Salammbô ». Ce qui ressort de ces trois lectures, c’est l’improbable versatilité du style de l’auteur. Dans Madame Bovary, c’est sensuel, un brin vulgaire, parfois cru mais diablement prenant. Un peu comme l’Inter qui a donné la leçon à la Juve il y a de cela plusieurs semaines, une Inter sure de ses forces, dominatrice, coquette mais sans ornements superflus, bref une Inter qui se sait belle et qui (en) joue au plus grand dam de ses adversaires.

« Madame Bovary, c’est moi ! »

Dans L’éducation sentimentale, c’est chiant. Oh ! Snake a osé critiqué un classique de la littérature Française ! Et oui, il en a le Serpent. Rarement un livre n’aura été aussi lent, aussi lourd, aussi fatiguant. On aurait dit un film de Kubrick, le génie en moins. L’auteur patauge dans ses idéaux, il est prisonnier de son personnage de Madame Bovary et il souhaite à tout prix s’en extirper pour afficher un nouveau visage, moins entreprenant, plus dans la retenue et le plaisir intellectualisé. C’est le sentiment qu’a laissé l’Inter ces dernières semaines, notamment face à Parme et Palermo (malgré la victoire), une Inter titubante, qui cherche à se renouveler pour échapper au carcan dans lequel elle s’est elle-même enfermée, mais qui sombre dans l’ennui et la médiocrité.

Et puis vint le chef d’œuvre absolu, la fougue, la détermination, la passion dans son expression la plus pure (mais un peu moins ardente que dans Werther), Snake a nommé Salammbô. Un récit d’une extraordinaire fluidité, d’une surprenante délicatesse et d’un raffinement exquis. Une plume légère narre l’amour naissant entre l’héroïne et Mâtho, violente mais suggérée, qui ne se dévoile que si l’on prend le temps d’en saisir les contours. Voilà la tactique pour laquelle l’Inter a opté hier soir en recevant les éboueurs du Sud. Une tactique à première vue prudente, mais maîtrisée et fougueuse lorsqu’elle rejaillit, à l’image de ces contres assassins qui auraient pu abattre les Napolitains si le poteau (Cassano) et la maladresse (Palacio), n’avaient pas décidé de chambouler le Destin.

« Si belle, mais tellement dangereuse … »

L’Inter ne s’orne pas de sa tenue la plus sexy au moment d’entrer sur scène, elle refuse de se laisser admirer et préfère attendre et se jouer de son principal courtisan. Celui-ci tente quelques approches, mais elles s’avèrent toutes vaines, car Jésus Christ protège les arrières de la demoiselle. Puis lorsque l’occasion lui en est donnée, elle dévoile quelques atouts et son soupirant en perd la raison tant elle le pris par surprise. Salammbô mène la danse et laisse encore plus Mâtho venir vers elle, maintenant qu’il est piqué dans son orgueil. Il s’expose de plus en plus, affichant sa vivacité, sa force, sa maîtrise des arcanes de la guerre, mais Salammbô en a vu d’autres et ne cède pas, bien au contraire elle va faire tourner en bourrique le Guerrier Libyen derechef, provoquant sa colère.

Agacé, désireux de s’emparer du cœur de la belle et craintif quant à l’avenir de son trône, Mâtho se jette corps perdu dans la bataille et parvient à faire vaciller sa dulcinée, cette dernière n’aura d’autre choix que de se protéger pour éviter l’affront suprême, pêché que commettra finalement Mâtho et qui sera châtié pour avoir osé poser ses mains poisseuses sur le voile sacré de Tanit …

Si vous n’avez rien compris, c’est pas grave. Snake va vous amuser avec un Quizz :

Regardez bien ces Highlights :

Inter 2 – 1 Napoli

Maintenant, scrutez attentivement cette image :

Question :

A 2:10, lorsque Pandev fait mine de lever la main, que souhaite-t-il signaler ?
1 – Une main d’Handanovic ?
2 – Le ballon qui était entré ?
3 – Il est fair-play et souhaite signaler à l’arbitre le fait qu’il est hors-jeu au départ de l’action ?
4 – Rien, il est juste complétement con.

Bref, à noter tout de même deux pénaltys oubliés pour Naples, sur deux mains de Cambiasso et Pereira. Mais comme Berharmi n’aurait jamais du finir le match, ni même le commencer d’ailleurs (non, en fait, il n’aurait jamais du naître), et que Pandev est hors-jeu sur l’action qui amène le but Napolitain, on va dire que les situations se rééquilibrent.

Un immense bravo à Stramaccioni qui arrive à tirer la quintessence d’un effectif limité sur pas mal d’aspects (notamment en terme de créativité), au cas où vous n’auriez pas compris le délire en préambule sur Flaubert, sachez que Snake a relu Salammbô et qu’il n’a pu s’empêcher de faire l’analogie avec l’Inter d’hier soir, frileuse mais confiante et finalement jamais réellement inquiétée. Une Inter maîtresse de ses émotions et envoutante, qui contient les ardeurs adverses et qui te touche en plein cœur lorsqu’elle se découvre.

Une petite tentative pour apporter de l’originalité à une Académie qui gagne en popularité, grâce aux interventions de la clique des dépressifs Intéristes anonymes (Wayne, CléClé, Marco, Chanti, Rush Rush, Mefrini, John Rambo, Hank Huller, plus tous ceux que j’oublie et Snake s’en excuse), aux gars de SodoMilan, euh pardon SoloMilan qui encouragent Snake et qui entretiennent une rivalité fair-play et agréable avec lui, et aux Intéristes du Forum Calciomio qui sont bien les seuls à rire des conneries du Serpent. Sans oublier l’entourage, la famille, le chien, le chat …

Bref, on a gagné et on vous emmerde, venez tous amis ou sympathisants Intéristes qu’on fasse la danse du bonheur sur le cadavre de Naples.

Les Notes :

Handanovic : 5/5 : Si Dante est entré aussi facilement en Enfer, c’est parce que son gardien n’était pas Samir mais un clébard à trois têtes qu’on amadoue facilement avec une mélodie triste.

Ranocchia : 5/5. Si Faust a offert son âme au diable, le bel Andrea lui, a offert sa vivacité pour récupérer en échange une science du placement et un sens de l’anticipation inhumains.

Cambiasso : 5/5. Hamlet a déclaré « Fragilité, ton nom est femme », comment le contredire lorsque l’on voit l’énorme prestation d’Il Cuchu ?

Juan : 5/5. Victor Hugo écrivait : « Jésus disait : Aimez, l’Inter dit : Payez ». Naples et plus particulièrement Cavani sont passés à la caisse.

Zanetti : 5/5. A réussi là où Freezer, Piccolo et Végéta ont échoués : Obtenir la vie éternelle auprès de Shenron.

Gargano : 2/5. A rendu un vibrant hommage à Corneille; mettant en lumière un terrible dilemme : Jouer pour l’Inter ou pour Naples ?

Guarin : 5/5. Son opiniâtreté à frapper de loin a contribué à ressuscité le mythe de Moby Dick. Sauf que lui, la Baleine, il l’a plantée.

Nagatomo : 4/5. Ne cherchez plus, la réincarnation de Genji, c’est lui.

Pereira : 4/5. Ulysse cherche désespérément un moyen de rentrer chez lui, Pereira, lui, cherche à réussir un centre. Snake est mauvaise langue, il a offert une très belle partition. C’est pas du Jorge Drexler, mais c’est du tout bon.

Cassano : 2/5. Ne l’appelez plus Peter Pan mais Don Quichotte. Si ce dernier pensait sauver le monde, Antonio espérait gagner le match par sa seule présence sur le terrain. Naïf, ce qui rend la chose vicieuse car on ne peut en vouloir à une personne naïve.

Milito : 4/5. Bientôt, on enseignera à vos rejetons les Mille et un But de Milito …

Les remplaçants :

Coutinho et Palacio ne méritent même pas de vannes tellement ils ont plombé l’humeur du Snake : Le premier en ratant tout ce qu’il entreprenait, le second en croquant beaucoup d’occasions.

Bref, l’Inter est de retour et c’est bon :


Petit coup d’œil à L’échelle de Jacob :

Rendez-vous le week-end prochain pour le déplacement chez les S.S. Ça va gazer.

Snake.

22 thoughts on “Inter-Naples (2-1), l’Internazionale Académie livre ses notes

  1. Merde alors ! J’ai eu toutes les peines du monde à me farcir Madame Bovary (je ne fais que des jeux de mots maxifootesques ce soir, désolé) mais ai moins peiné pour l’Education Sentimentale.
    Je crois que l’on peut dire que la « tentative pour apporter de l’originalité » est fort appréciable et rafraîchissante. J’espère juste que tu vas pas voir débarquer de belles brebis égarées du meilleur site de sport de la galaxie et de leurs phrases types : « ptin mé kestu racont ? Tu komprend rien, parle de foot, vazy là. Et Cassano et tro balez, kestu lui mé 2 ?! kel sit de mer2 horjeux »

    Bon au final, on craignait de voir jouer Micka Silvestre et il n’en a rien été. Je sais que ce n’est pas vraiment la première fois que Cambiasso joue à ce poste, mais penses-tu que l’avenir de Cambiasso soit en tant que « libero » ? (le rôle n’est pas tout à fait le même que dans les années 80/90)

    Je choisis la réponse « Pandev est un gros con », mais je crois qu’on le savait déjà…

    Je suis de plus en plus surpris par Ranocchia. Positivement. On dirait qu’il a choisi d’un seul coup de devenir vraiment bon.

  2. Merci Mèch Tuyot, c’est un sacré compliment que tu me fais là.

    Cependant, tu ne devrais pas t’en contrefoutre du Calcio, ok la réalisation est datée, c’est très tactique, les stades sont vétustes et vides, le spectacle pas souvent au rendez-vous et il ne reste quasiment plus de fuoriclasse, mais rien pour voir Totti, Buffon et Zanetti gambader chaque week-end de championnat, la Série A enterre tous ses concurrents !

  3. Yo Wayne, tout d’abord félicitations pour ton doublé de dimanche et bravo pour l’acad’ co-rédigée avec Luke, exhaustive et amusante.

    Ensuite, merci pour le commentaire et la remarque sur la tentative d’originalité, j’essaie au max de changer un peu d’approches pour que les lecteurs n’en aient pas marre, et puis ça me permet d’explorer quelques domaines culturels pour rendre le truc plus divertissant et créer du débat dans les commentaires.

    Après, pour tes questions :

    – Cambiasso a souvent dépanné à ce poste-là, son intelligence et sa lecture du jeu font de lui un excellent libéro, j’ignore si tu as vu le match mais le nombre de fois qu’il jaillissait de sa position pour intercepter une passe Napolitaine est impressionnant.

    Maintenant, vu son age, on pourrait effectivement penser qu’il serait bon de le faire reculer à ce poste, un domaine qui nécessite plus de qualités intellectuelles que physiques pour être au top. Le problème, c’est qu’un entraîneur un brin futé va foutre sur lui un attaquant physique, immense, puissant et bon de la tête, et dans ces circonstances, ben le Cambiasso il va se faire bouger.

    Cavani n’est pas un monstre physique, mais imagine un mec comme Pinilla ou Pellissier, Cambiasso aura toutes les peines du monde à le contenir, alors que pour Samuel, c’est du gâteau.

    Et puis au delà de cette considération, Samuel réalise un début de saison quasi-parfait, donc Cambiasso en pompier de service en cas de blessure je dis oui, en cas de départ du Muro je suis plus sceptique. D’ailleurs Stramaccioni est d’accord avec moi puisqu’on parle d’un accord déjà trouvé entre l’Inter et Campagnaro.

    Un peu âgé (31 ans) mais adepte de la Série A et surtout excelle dans la défense à trois … sans oublier le retour de Chivu et la percée de Caldirola !

    – Pour ta seconde question, pour Ranocchia c’est plus une question de confiance. L’an dernier, il a connu des petits soucis physiques qui l’ont fait sortir des prestations de merde, et comme l’an dernier on n’en foutait pas une il était souvent livré à lui-même, du coup il a été écarté de l’équipe et sa confiance en a pris un coup.

    Strama – encore lui – a très bien géré son cas puisque dès l’intersaison, il a sommé Lucio d’aller adorer Jésus ailleurs (pourquoi garder un fidèle quand on a la figure Christique elle-même ?) et il a surtout refusé toutes les offres reçues en déclarant Ranocchia intransférable très vite, résultat Andrea a retrouvé sa confiance, les mecs derrière lui, à côté de lui et devant se battent pour l’aider à défendre, ça donne le meilleur défenseur Italien en ce début de saison.

    De toute façon, son talent était trop évident pour qu’il devienne nul du jour au lendemain, contrairement à un Bonucci qui a surfé sur la vague de leur succès à Bari pour se bâtir une réputation usurpée.

  4. Putain le Snake qui paye sa métaphore Inter Flaubert, on aura tout lu. J’en déduis que je dois être le chat.
    Tu me fais penser qu’après mon déménagement je me dois de relire Salammbô.

  5. Et en plus il régait au quart de tour. Merci Snake.
    Bien sûr il fallait lire que j’avais beaucoup apprécié l’Acad’ Flaubert (qui reste quand même mon auteur francais préféré), et comme Wayne l’ES ne m’a pas rebuté, au contraire.

  6. Bien résumé, TomTomm.

    Chanti > Je t’en prie, j’étais sur que le lien fonctionnait encore, ça déforme un peu la page mais pas grave, ça vaut le coup.

    Merci aussi pour le compliment sur l’acad’, pour Flaubert, en auteur Français je lui préfère Victor Hugo qui m’a complétement soufflé avec Notre Dame, et Jules Verne qui me fait voyager comme personne.

    Par contre, comparé à Zola et (surtout) Balzac par exemple, c’est sur que Flaubert fait figure de magiciens des mots !

  7. Waou, comparer Flaubert et l’Inter fallait y penser, en plus c’est bien fait.

    Pour le lien, en fait c’est la redirection qui ne marche plus mais si l’on copie-colle l’adresse affichée à partir de dailymotion c’est bon.

    Heureux de la victoire, j’ai pas pu voir la rencontre, apparemment elle était assez intense ! La composition de départ m’a fait un peu flipper mais bon Strama a réussi son coup.

    Victoires sur le BBilan, la Rube et le Napoli, c’est un bon signe quant à notre mental !

    Sinon, pour Pandev, j’opte pour la réponse 1, ce qui conduit irrémédiablement à la réponse 4 !

  8. J’ai bien failli m’ouvrir les veines pour finir Emma la chieuse ! du coup j’ai rien lu d’autre de Gustave. A la rigueur, je préfère Dostoeyvfs (et merde!)mais plus genre l’éternel mari que l’idiot, enfin bref, place au foot : moi aussi je tiens à féliciter Strama pour le ratio résultats/moyens engagés (avec un petit bonus pour le style, même si intermittent)

  9. Cléclé, essaie de lire Salammbô, ça vaut vraiment le coup.

    Plus qu’un match de l’Inter.

    John > Haha, bien vu pour Pandev.

  10. C’est bon de remettre un petit coup de pression sur la rubentus et que naples redonne à César ce qui est à César .

    Un petit truc ,85eme minute environ ,la dégagement raté de Pereira ,quelqu’un l’a remarqué ? parce que pour ma part j’ai failli avoir un arret cardiaque…

  11. Très agréable à lire ton analyse. Effectivement, c’est rafraîchissant de voir des références littéraires pour analyser un match de foot. Encore plus, sur du Flaubert. C’est bien écrit et ainsi, sympa à lire.

    Cela étant des petites choses à rajouter:

    > Serie A rarement spectaculaire: faux les deux dernières années et cette saison en particulier, prouve le contraire. Cassons les clichés et en ce sens, le Roma/Fiorentina a été une superbe publicité, comme d’une autre façon le Inter/Napoli.

    >Match tactique, ne signifie pas match ennuyeux!! J’entends souvent, Serie A= Tactique= Emmerdante. Faux, faux et faux. Regardons ce Inter/Naples, match d’un très haut niveau tactique…et pourtant, avec énormément d’actions, d’occasions! Et du jeu, du reste.

    > Je trouve ta note sévère sur Cassano, c’est oublier que c’est lui qui délivre le corner pour Guarin. Il touche le poteau en se créant l’action seul, si il marque, ca fait une passe décisive et un but…ok avec des SI mais pas mal pour un mec à qui tu mets 2!

    > D’accord avec toi sur le fait que l’effectif est limité en « créativité ». Cela étant, Guarin, Cassano, Sneijder (est-il encore un joueur de l’Inter ?…} sont là justement pour créer du jeu. Par contre, si tu me dis, il manque un vrai joueur de ballon devant la défense (sans être obligé de rappeler Zanetti…), là, oui. En terme de profil, il manque un Pirlo, un gars (toute proportion gardée) à la Verratti. Valero aurait été parfait à cet Inter.

    > Effectif mince, oui et non, il est mince en raison d’une infirmerie bondée depuis le début de saison. Chivu, Stankovic, Obi, Mundigayi reviendront bien un jour. Certes, il manque un buteur remplaçant de Milito.

    > Enfin, l’Inter et Naples sont deux très belles équipes, très proches l’une de l’autre. Ce n’est d’ailleurs pas impossible que Naples récupère sa seconde place dès ce week-end, lorsque l’on regarde le calendrier ( Lazio-Inter, Naples-Bologne…) mais je crois qu’il faut être bien conscient, je crois que tu l’es, que l’unique équipe qui peut faire perdre le scudetto à la Juventus: c’est la Juventus.

    Première fois que je lis ton analyse, je ne crois que ce ne sera pas la dernière ;).

  12. Salut Javier, bienvenue parmi nous : )

    Alors, histoire de te répondre dans l’ordre :

    – Oui, a Série A est enthousiasmante. Mais ça na date pas d’hier, aussi loin que je me souvienne, ce fut toujours le cas … Mais d’une manière générale, c’est propre aux gros matches ou certaines parties un peu folles (Palermo-Udinese), y a pas mal d’équipes qui sont encore relativement chiantes à voir jouer ou qui ferment tellement le jeu qu’elles empêchent l’adversaire de poser le jeu. C’est toujours aussi intéressant à analyser d’un point de vue purement tactique, mais je trouve que ce n’est pas excessivement spectaculaire. Après, ça ne l’est pas en Espagne ou en Angleterre non plus, c’est juste que la réalisation dynamique dans ces deux championnats (notamment l’Angleterre) donne une impression de spectacle non-stop alors qu’il n’en est rien.

    – Je te rejoins sur le fait que la tactique n’a rien de chiant. mais lorsqu’elle est maîtrisée et cohérente. Si par exemple cela consiste à se mettre à 9 derrière avec une pointe pour dévier les ballons (je caricature exprès), ce n’est pas vraiment de la tactique, même si ça dénote d’un certain héroïsme que de voir une équipe subir des vagues adverses et se défendre. Par contre, lorsque ce sont deux conceptions tactiques qui avec deux plans de jeux bien définis qui s’opposent, c’est réellement excitant à voir jouer. N’est-ce pas Sacchi qui disait que le 0-0 était le score idéal dans le foot car cela signifiait que les deux équipes n’avaient concédées aucune erreur ?

    – Cassano a eu quelques fulgurances, c’est vrai, mais entre la passe pour Guarin et le poteau, c’est le néant. Même en terme de pressing, d’orientation de jeu, de positionnement, il était toujours en retard. Il voulait la différence seul la plupart du temps et finissait par perdre la balle sans se replacer quand les autres couraient dans tous les sens. Je ne lui en veux pas, mais il fallait signaler cela car je n’ai pas raté Milito quand c’était lui qui se rendait coupable de ce genre d’errements …

    – Oui, par effectif limité en terme de créativité, j’entendais au milieu. Cassano joue plus haut, Guarin a une certaine technique mais ne crée pas beaucoup de jeu (par contre, il est très intelligent), Sneijder va se barrer, Coutinho et Ricky jouent haut, mais au milieu c’est le désert … Zanetti, Mudingayi, Cambiasso, Gargano, Obi … Tu vois un joueur du type Motta dans le lot ? Y a bien Benassi parmi les jeunes mais faut voir son évolution … Si on pouvait lourder Wes et récupérer un meneur de jeu reculé façon Banega, on pourrait vraiment franchir un pallier.

    – Effectif mince à cause des blessures, mais également parce qu’on a beaucoup de joueurs inutiles : Deki, je l’adore, mais il est cramé, Silvestre et Jonathan ne servent à rien, et pour combler certaines carences on est obligé de faire appel aux jeunes …

    – Entièrement d’accord, la Juve est au dessus de tout le monde, dans la gestion mais également sur le plan sportif. Sauf que son projet est pensé sur le moyen terme j’ai l’impression …

    N’hésite pas à revenir et à nous livrer tes analyses en tout cas, c’est plaisant et surtout, ça permet de créer des débats histoire de ne pas se limiter au simple match qu’on a finalement tous vus : )

    Au plaisir !

    Mefrini > Je l’ai vue. J’ai insulté comme je ne l’avais jamais fait avant. Surtout quand je me suis rendu compte qu’il y avait main …

  13. >Bon, on est d’accord sur la forme, pas sur le fond dirons-nous :)
    Moi, tu vois, j’aime la Serie A par rapport à la Ligue 1 car oui les petites équipes verrouillent mais quand je vois des Rosina, des Sau, des Néné, des Dybala, des Brienza, des Gomez, des Babiany, Bianchi etc dans des « petites » équipes….bah c’est comme ca que je vois une équipe de Sienne qui a donnée une leçon de tactique à l’Inter ou Cagliari qui en marque 2 à San Siro et pouvait en mettre un ou deux de plus…je ne vois pas cela en France. Le Bordeaux/ST de ce soir était épouvantable et represente pourtant notre « top 6 » de ligue 1….rien que sur le wee-end dernier, je peux te citer le Toro/Milan comme match spectaculaire, le Roma/Fio et même le Inter/Naples, mine de rien…en France, je crois que l’on ne se rend pas compte de la misère footbalistique…ceux qui se sont « tapés » ST/Lyon et Bordeaux/ST doivent être au bord du suicide pendant les matchs….hihi

    >Spectaculaire, tout dépend ce tu que appelles spectaculaire, ce n’est effectivement et ce ne sera jamais, la qualité première de championnat mais tu dis toi-même que la Premier League est tellement orchestré, bien filmé, tellement mise en valeur, qu’on te fait passer un Wigan/Blackburn pour le match de l’année, j’exagère à peine, l’Angleterre est spectaculaire mais ce championnat dont on nous explique depuis des années, que c’est de loin le meilleur du monde, a autant de club en 8ème, que les italiens, pourtant soit disant cuit…
    La Liga, c’est différent, comme l’Italie, 80% des stades sont pourris et en plus, y’a des salaires impayés…il n’empêche que c’est un régal à regarder car toutes les équipes jouent et des belles équipes mais en contre-partie, contrairement à la Serie A ou tu dois t’arracher 99% des cas pour gagner, même quand t’es la Juve, en Liga, tu sais que les équipes qui vont au Bernabeu ou au Nou Camp et maintenant au Calderon, se prennent des branlées….est-ce que le Barça aurait 14 victoires et un nul après 15 journées en Italie? Sans aucun doute, ils seraient champions mais je suis convaincu, qu’ils lutteraient beaucoup plus…ensuite, difficile de comparer dans des contextes différents, certes.

    >Sur Cassano, oui c’est vrai et il m’a aussi agacé car il joue en marchant et ne fait finalement, aucun effort…sauf que c’est la seule lueur de cette équipe techniquement, avec Guarin, lorsqu’il joue. C’est vrai.

    >Ta remarque sur Motta, oui très juste. Quand je te disais qu’il manque un Valero, un Verratti ou un « Pirlo » (même si il n’existe qu’un Pirlo…)

    >Oui, bien entendu l’effectif n’est pas complet et y’a des pipes mais n’oublions pas, quelque soit le résultat contre la Lazio, le ménage de cet été et la « révolution », enfin, post triplé! Aucun ou peu d’observateurs, penseraient que l’Inter gagnerait à Turin et ne serait « qu’à » 4 points de la Juve, en étant second, après 16 journées…et d’ailleurs, l’Inter perd cette première place par ce manque de vécu collectif en se faisant piéger par les contres Bergamesques, de Sienne, de Parme, de la Roma…

    > La Juve a de l’avance, effectivement, d’ailleurs et c’est dire quelle première partie de saison, l’Inter fait, la Juve a 5 points de plus, malgré la champions league, que la saison dernière à la même époque! Autrement dit, l’Inter, la saison passée, avec le nombre de point actuel, serait leader…avec des SI, certes….

    Bref, je voulais faire court et j’ai écris un roman, notre débat peut durer longtemps hihi. Un plaisir également de débattre. Encore plus, entre « connaisseurs » ;).

  14. J’espérais déjà voir ton academy de Lazio-Inter, histoire de me remonter le morale. A défaut de ca, t’as pas twitter Snake?

  15. Snake a une certaine dignité, il attend juste de trouver le bon angle d’attaque pour aborder le résumé de ce match, mais il en fera le compte rendu, ne t’en fais pas KaD ; )

    Pour répondre à ta question, non je n’ai pas Twitter, FB oui (et encore, pour le peu que je l’utilise), mais Twitter, non :/

  16. Tes articles sont vraiment excellents et ils auraient bien plus de succès grâce à twitter, le réseau par excellence pour parler foot. (rien à voir avec facebook).

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