Angleterre – Ecosse (2-1) : La Sylvitartan Académie peut nourrir des regrets.

VAR is bullshit

Bien le bonjour. Il n’y a pas que les hommes qui ont droit à leur académie. Il faut dire qu’il serait dommage de passer à coté de la seule sélection qui parvient à jouer des compétitions internationales. Après leur premier Euro en 2017, les Écossaises se retrouvent à la Coupe du Monde 2019 pour la première fois de leur histoire.

Dans leur poule se retrouvent le Japon, l’Argentine et l’ennemi juré : l’Angleterre. Lors de l’Euro, ces deux nations s’étaient déjà affrontées pour une victoire sans appel des Lionnes 6-0. Deux ans ont passé et la sélection entraînée par Shelley Kerr compte bien réussir son entrée dans la compétition.

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Le 11 de Départ :

Voici le premier 11 de l’histoire de l’Ecosse en coupe du monde féminine. 4-4-1-1 avec Erin Cuthbert en pointe. Pourquoi pas, hein. Même si on la préfère en 10.

Le résumé du match :

Rentrer dans une grande compétition c’est toujours difficile. Ce degré est encore plus élevé quand le premier match est un affrontement contre l’Angleterre. Et on l’a bien vu sur le jeu Ecossais qui fut… naze. Cette piètre entame entrainera le fait de jeu de la rencontre. Sur un centre venu de la droite, la balle heurte le bras de Docherty. La VAR fait signe qu’il y a quelque chose qui cloche, l’arbitre va vérifier, penalty pour l’Angleterre. Formidable outil VAR qui encule bien l’Ecosse sans vaseline sur ce coup la. Si les instances veulent des manchots sur le terrains, qu’ils le disent directement.

Enfin bon, c’est sifflé, on ne peut pas revenir en arrière. Nikita Parris envoie la balle en lucarne, 1-0 Angleterre. Le reste de la première période sera Anglaise. Il faudra attendre la 29e minute pour voir la première frappe écossaise signée Claire Emslie. Les Lionnes vont pousser pour inscrire un deuxième but, ce qu’elles vont faire à la 40e. Défense apathique de l’Ecosse, notamment de la capitaine Rachel Corsie, qui aurait peut être mieux fait d’enlever le sien pour défendre. Ellen White crucifie Lee Alexander : 2-0 à la pause.

Le discours de Shelley Kerr a fonctionné à la mi-temps car au retour des vestiaires, on retrouve une Ecosse plus conquérante. Peut-être plus libérée. On retrouve Emslie à la frappe mais Bardsley est vigilante. L’Angleterre se contente de gérer et de procéder en contre. Sur un corner, Lee Alexander sort une magnifique parade à bout portant pour éviter le 3-0. On arrive à la 78e minute. Lisa Evans récupère une balle dans le camp Anglais. Elle sert Claire Emslie qui se retrouve en 1 contre 1. Elle résiste au retour des défenseurs et crucifie Alexander. 2-1, on se met à espérer un nul. En vain. Les Anglaises tiendront jusqu’au bout. Défaite frustrante mais porteuse d’espoirs.

Les joueuses :

Lee Alexander (3/5) : Match plus que réussi pour la portière écossaise. Elle part du bon coté sur le pénalty, se fait crucifier sur le 2-0. Pourtant elle sort de très belles parades.

Sophie Howard (2/5) : Immense meh sur cette rencontre, comme un peu tout le secteur défensif écossais. Remplacée par Chloé Arthur à la 75e.

Jen Beattie (2/5) : Voir ci-dessus.

Rachel Corsie (1/5) : Quand tu coûtes un but, forcément tu es pénalisée. Dommage parce que le reste du match est réussi. Mais quand t’es capitaine, tu dois être exemplaire.

Nichola Docherty (1/5) : Et beh. Rien à garder de sa performance. Remplacée par Kirsty Smith (3/5) à la 55e, qui a montré de belles choses.

Caroline Weir (1+/5) : Ah mais elle a joué ? (Pour sa défense, on ne comprend pas pourquoi elle est en 6 alors qu’elle joue plus haut normalement)

Christie Murray (2/5) : Discrète mais efficace. Ce qui est déjà mieux que Weir qui n’était que discrète. Remplacée par Lizzie Arnot à la 87e.

Claire Emslie (4/5) : Ce fut la plus dangereuse des Ecossaises. Enorme activité sur son coté, même si parfois on aurait aimé un brin plus d’altruisme. Récompensée par un but, le tout premier de l’Ecosse en coupe du monde. A jamais la première.

Kim Little (3/5) : Elle s’est plus montrée en seconde période ou on a pu voir ses qualités techniques et sa vision du jeu.

Lisa Evans (3-/5) : Mmh, d’accord il y a une belle passe décisive. Mais pour le reste, c’est plutôt fluctuant. On reste sur notre faim.

Erin Cuthbert (3/5) : Tiens, et si on mettait notre meilleure joueuse seule en pointe ? Et si on profitait du fait qu’elle fasse 1m63 pour jouer à base de longs ballons sur elle ? Pas la meilleure des tactique sur ce coup. Heureusement qu’en deuxième période, ce fut plus dans un style balle à terre. Elle a su bonifier le peu de ballon qu’elle avait, et ça c’est chic.

Shelley Kerr (3/5) : Première période difficile, seconde bien meilleure. Capacité d’adaptation, coaching efficace et causerie réussie. L’anti Genesio en somme. En espérant que les autres matchs soient plus favorables en terme de résultats. On le verra le 14 contre le Japon, autre adversaire coriace.

Le résumé du match :

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Patrick Kiss-Mambo

2 commentaires

  1. Pour une fois, je ne suis pas scandalisé par la VAR sur le pénalty; je pense que la défenseure n’est pas obligé non plus d’intervenir les bras bien tendus non plus…

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