Arsanal / Paris SGEL (2-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie ne prend même plus le temps de

Georges avait envie de bâcler son introduction.

 

 

Salut les gars,

Je suis content de vous voir. Comme je passais par ici, je pensais m’arrêter un peu, à moins que vous vouliez que… je parte ? Non ? Ok, je me mets à l’aise alors.

 

PSGEL

« Vous arrivez, vous êtes même pas chez vous. Vous vous pointez avec trois quarts d’heure de retard, pas bonjour, pas merci, vous filez au frigo, vous prenez la dernière bière… Alors vous, vous êtes un sacré sans gêne. »

 

Oh que non qu’on s’ennuie jamais avec tonton Trottais ! Tenez, vous connaissez la dernière ? Y a des rigolos qui racontent encore le plus sérieusement du monde qu’Emery est une sous-merde hispanophone, raciste des gros et des basanés, qui n’arrive pas à la cheville du génie tactique de l’infâme fiotte laurent-blanquiste. Oui oui, on parle bien du mec qui admettait volontiers que la philosophie de jeu, il s’en cognait comme des premières jonquilles ; chose que l’on a eu l’occasion de remarquer lors de la double confrontation mancunienne du printemps dernier, théâtre d’improvisations tactiques dignes des grandes heures du vaudeville. Lolo, c’était à PSGEL ce que Fillon est à la politique : un conservateur à oeillères, satisfait de ses petits succès domestiques, incapable de se remettre en question au moment de passer à la dimension supérieure, qui agite ses coupes de la Ligue quand on évoque ses piètres prestations internationales ; à l’image de l’homme-orchestre de Sarkozy qui, lorsqu’on lui parle de l’explosion sous son mandat du chômage et de la précarité, se félicite d’avoir défiscalisé les heures supplémentaires et repoussé l’âge de la retraite. Quand on n’a pas les mêmes ambitions au départ, forcément, on ne peut pas s’entendre sur les conclusions à tirer au moment du bilan…

Arrêtons une seconde de nous leurrer. Le Blanco, c’était peut-être suffisant pour coller des déculottées au soviet de Caen ou au front des canaris nantis, mais là, c’est du sérieux les enfants, c’est la Coupe des coupes. Le 4-3-3 mou du genou, terreur des pelouses grasses de France et de Navarre, ça faisait un peu just au moment d’aller chez les pétrodollariens des confins de l’Europe ultra-libérale. Ce match contre les canonniers anglois, avec l’animation du trio axial de la saison dernière, ç’aurait pas été la même histoire : entre le brave Blaise et son impact proche des valeurs négatives sur le jeu, le Marcoco et sa capacité de projection offensive équivalente à celle d’un octogénaire impotent en rut dans une maison close colombienne, et la salope Motta dont il n’est même pas nécessaire d’énumérer les tares physiques et psychologiques pour vous faire une idée du tableau, ç’aurait quand même été loin d’être le Blitz cette affaire.

La différence Emery – ce croisement heureux entre la classe sombre d’Al Pacino et les cheveux luisants de John Cazale -, elle s’est vue dès la feuille de match : la Blaisouille sur l’aile gauche, pour éloigner ses pieds carrés de la zone du milieu tout en profitant de son explosivité en attaque ; la salope en position de relayeur, pour le mettre en condition pour orienter le jeu, tout en épargnant à notre vue l’absence de son travail défensif ; et justement, à sa place, en 6, la teigne polonaise, l’aboyeur de la Vistule, qui se voit confier la lourde tâche de museler le bouledogue allemand d’en face et ses yeux globuleux. Pour le reste, ça ne change pas beaucoup, à l’exception de la sainte Aréole qui reprend sa place dans les cages, et de l’arrière belge qui supplée son camarade ivoirien, interdit de séjour et de dessert depuis le gros bide de son one-man-show : « Serge, arrière central malgré lui », mal reçu par la critique rosbif durant sa tournée d’avril outre-Manche, et ce malgré son avant-gardisme salué par les commentateurs français. Le monde n’était décidément pas prêt pour ça, et ne le sera probablement jamais, tout comme il n’était pas préparé à encaisser au même moment le stand-up de Captain touillette : « Lolo improvise une défense à trois ». Faut pas croire, mec, l’impro c’est pas tout, même Jamel Debbouze prépare ses blagues – pas longtemps, certes, mais il les prépare.

 


LA RENCONTRE


 

D’entrée de jeu, la patte espingouine (no gay) se fait sentir, comme depuis plusieurs matches maintenant, par le pressing intense mené collectivement contre les joueurs angliches. Alternant gegenpressing dans la moitié adverse et repli défensif éclair en formation serrée autour de la cage d’Aréole une fois la ligne médiane franchie, les Parisiano-saint-germanois éteignent des canonniers qui, lorsqu’ils parviennent sans vraiment savoir comment à franchir le premier rideau et s’extirper du premier pressing, se trouvent bien démunis face à la double ligne défensive alto-séquanaise, et ne se distinguent que par quelques actions individuelles facilement contenues.

La présence du Polak, précieux en phase défensive, est également bénéfique dans la construction du jeu parisien, puisqu’elle permet aux deux arrières centraux de monter plus haut et de proposer des lignes de passes différentes à même de déstabiliser le bloc rosbif. Le jeu penche à droite en cette première mi-temps, la paire Lucas-Meunier trouvant souvent des espaces dans le dos du latéral londrinien, et donc des opportunités de centre pour Cavanini. C’est du même côté, mais sur corner, que vient la première action chaude, avec la spéciale du roi du premier poteau, qui remise dans la mêlée. Le ballon, propulsé vers le but par une jambe franchouillarde, est renvoyé sur la ligne.

L’action du but intervient de l’autre côté, impliquant deux choix tactiques du coach : plus haut sur le terrain, Motta la vicieuse trouve un bel angle de passe pour lancer le brave Blaise, reconverti ailier, qui s’est projeté entre deux défenseurs pour venir centrer en bout de course pour son avant-centre, lequel tacle le cuir au fond des filets. 1-0, avantage logique au beau milieu de la première période, et Cavanouille de mimer la blessure à la cuisse en célébrant le but. Je ne m’attarderai pas sur ce moment de gênance.

La suite confirme la domination territoriale de Paris-Saint-Germain-en-Laye, et l’incapacité angloise à créer quoique ce soit. Les occasions ne sont pour autant pas légion pour nos chers Azzurri-e-un-pò-di-viola, qui semblent gérer leur avance en n’accélérant que sur quelques contres mal fignolés. Une attitude qui se paie juste avant la pause, avec en acteur principal le Polak aux airs d’aryen : recevant le ballon devant sa surface, celui-ci présume un peu trop de ses qualités techniques, et tente benoîtement un dribble pour se sortir du pressing mollasson des Angliches, mais se fait reprendre par la chouette allemande d’en face. Ce dernier lance un pote chilien dans la surface, que le Polak tout penaud s’empresse de tacler en emportant tout avec lui, sauf le ballon, bien sûr. Penalty sifflé et converti par le hipster évangéliste du coin. 1-1, un gros gâchis pour PSGEL qui avait maîtrisé de bout en bout ce premier acte, même si la pression londrinienne était montée d’un cran dans les dernières minutes.

La seconde mi-temps débute par un pressing beaucoup plus haut des canonniers de l’anal, tandis que les camarades alto-séquanais peinent à se remettre dedans. Ils ne parviennent plus à toucher le ballon, et Cavanini salope les quelques contres potables par des tirs hors cadre, des dribbles lisibles et des simulations mal interprétées. Il faut en passer par les coups de pied arrêtés pour se montrer dangereux : après avoir chipé un ballon aux vingt mètres, Lucas, le Pelé chauve, subit une faute et se charge du coup franc, expédié sur la barre. Le bruit cristallin du cuir contre le métal fait sonner la coquille creuse du Prisunic Emirates. Dans la foulée, à l’heure de jeu, après quelques minutes à faire tourner le ballon autour de la surface de PSGEL, les Angliches trouvent un centre, billard dans la défense, le Marquis repousse, mais directement dans les pieds de Marcoco qui expédie le ballon dans ses propres buts. 2-1, le match a basculé, et c’est bien dommage.

C’est le moment choisi par le Basque pour sortir de sa manche sa botte secrète : le 4-2-3-1. Ben Afri rentre en effet au poste de numéro 10, en lieu et place du pauvre Polak, malheureux en première période. Les Alto-séquanais reprennent possession du ballon et de l’initiative, bien aidés en cela par des canonniers qui ont arrêté de jouer après leur deuxième but. Après une dizaine de minutes sans action franche, le nouvel entrant est finalement à l’origine de l’égalisation : il se charge de tirer un corner que Lucas reprend au second poteau, et loge dans la lucarne avec l’aide d’une tête crépue. 2-2, c’est moche de ne pas la donner au Brésilien, celle-là.

Libérés par cette égalisation, les Parisiano-saint-germanois finissent le match sur un bon rythme, enchaînant les contres dangereux, conclus à chaque fois par des ratés de Cavanouille, une première fois sur un face-à-face conclu en lob foireux, une seconde sur une tête qui passe de peu à côté. Le guérillero, habitué des afterworks enfarinés chez les FARC, finit la partie le nez dans la craie.

 


SOVIET DU MATIN, CHAGRIN…


 

Sainte-Aréole (3/5) : Prendre deux buts avec un seul tir cadré concédé, c’est la faute à pas de chance.

La Meunière (4/5) : Une activité très intéressante sur le côté droit, une association prolifique avec le petit Lucas, des dédoublements astucieux et beaucoup, beaucoup de centres à la clé.

Thiago Silva feat. Le Marquis (5/5) : J’ai déjà parlé de l’unique tir cadré concédé ? Oui ? Bon. Et les relances toujours impeccables, j’en ai parlé ? Non ? Et ben c’est fait.

Maxwell van Houten (3/5) : Défensivement rien à dire, mais pas grand chose à se mettre sous la dent offensivement.

Le petit Grzégozry (2/5) : C’est bien dommage parce qu’avant de se noyer dans cette double faute avec un poids aux pieds, il était bien utile quand même.

(Remplacé par l’autre caution banlieue)

Marcoco l’asticot (3/5) : Bon, un but contre son camp, mais il y pouvait pas grand chose, le pauvre petit.

Mottaaaaaaa enculéééééé (4/5) : Ça me troue le cul de mettre d’aussi bonnes notes à cet enfoiré.

Lucazinho (5/5) : Tout simplement monstrueux. Centres, passes, dribbles, retours défensifs et même les coups de pied arrêtés, il a tout fait, et il a tout bien fait. Et encore, Cavani lui sucre deux ou trois passes décisives.

(Remplacé par un dénommé José, qui confond un peu tout, et fait des amalgames)

Le brave Blaise (3/5) : Très bon en première période, avec sa belle passe dé à la clé, il s’est éteint en seconde.

Camarade Eddy (3/5) : Il est précieux, si précieux dans le jeu sans ballon, mais il rate tellement, oh tellement quand il l’a dans les pieds…

 


LE SECRÉTAIRE DE SECTION


 

Enfin, enfin, Unai a réussi à mettre en place, sur un petit bout de match, son 4-2-3-1. Mieux vaut tard que jamais. Et voilà deux systèmes de jeu dans la panoplie de PSGEL, ce qui n’avait pas cours sous Lolo Blanco. De quoi varier son jeu, alterner séquences de possession et attaques rapides, et s’adapter à pas mal de situations, ce dont le mâcheur de touillettes était bien incapable.

 

PSG

4-3-3 : Ouattèlse ?

 

 

Cordianalement,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

3 commentaires

  1. Je suis le seul qui met le non déplacement de Verrati sur le premier but comme fautif? Je veux dire le ptit de Mychonos là il ne donne aucune solution et le ptit Grigore coule.

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