ASSE – PSG (0-1) : la Forez Académie ressasse

Marre.

Le match résumé en 1 phrase : « Sans envie, la victoire n’est rien »

Ce mâche est très frustrant. Paris a joué avec le frein à main, et nous debout sur la pédale d’embrayage. Sauf qu’on a jamais passé cette pu*** de vitesse supérieure. Trop prudents, trop inoffensifs, les Verts ont manqué de gnaque et le discours lénifiant de Gasset avant cette rencontre n’y est pas étranger. Son effectif est arrivé en se disant que, de toute façon, le boulot avait été fait contre Strasbourg et que perdre contre Paris était finalement normal, même à domicile. Sauf que là, le PSG n’était clairement pas venu pour se faire mal, et que si ce n’est pas toi qui leur rentre dedans, alors il ne faut pas t’attendre à ce qu’ils fassent une erreur. Les mecs sont dans leur fauteuil, en charentaises, avec une pipe à la bouche et le chat sur les genoux, est-ce que tu penses qu’ils vont se lever pour aller se servir un whisky ? Non, ils vont plutôt demander à ce qu’on leur apporte, et c’est ce que Sainté a fait, le talent de M’Bappe faisant ensuite le reste.


La compo :

Subotic souffrant, c’est Debuchy qui prend sa place dans la défense à trois désormais classique alignée par Gasset. Au milieu, on retrouve donc Monnet-Paquet en piston droit, Silva à gauche, et la paire M’Vila-Aït Bennasser au centre. Devant, Cabella tentera de se rappeler qu’avant de mener sa carrière chez les Corses à Las Vegas, il devra aussi mener le jeu de l’ASSE. Pas de Beric ni de Diony en pointe, on mise tout sur les petits gabarits. En gros, Thiago Silva et Kimpembe vont se friser dans les airs.


Le mâche :

Ce mâche, j’en retiens rien. Mais rien de rien. Même en ayant été au stade. Donc je ne vais pas m’éterniser sur le descriptif. Une frappe sans danger de KMP (10e) contre une demi-volée un peu plus dangereuse de M’Bappe (pourtant hors-jeu) sur laquelle Ruffier se couche bien (20e), et c’est quasiment tout pour les occasions « franches » de cette mi-temps. Ah si : Khazri a encore pris un jaune pour contestation, son 850e depuis le début de sa carrière.

La 2e période redémarre mollement, jusqu’à cette chaude alerte côté stéphanois : Di Maria décale Draxler sur sa gauche dans la surface, duel face à Ruffier remporté par le gardien grâce à une sortie autoritaire (54e). Côté défense, Bernat envoie 2 tacles avec ses gros sabots et ne prend qu’un seul jaune miraculeusement. Du coup, Tuchel a bien senti le coup venir et le sort dans la foulée. Chez les Verts, Hamouma est en jambes : il déborde et centre vers Silva qui est à 2 doigts de marquer mais son tir légèrement dévié échoue à ras du poteau (62e). La réponse avec Angel Di Ratatouille qui avance sans être stoppé et envoie sa frappe du gauche là aussi au ras du poteau de Ruffier (67e). Arrive ce qui devait arriver : relance pétée de Ruffier, 3 touches de balles, dont une ouverture millimétrée d’Alves, plus tard et M’Bappe reprend « à la Bridonneau » la balle pour la loger dans la lucarne droite de Ruffier (0-1, 77e). Quelques minutes plus tard, KMP se nique le genou sur une frappe même pas cadrée : on craint la rupture du ligament du côté du staff stéphanois, encore une bonne nouvelle pour les Verts (84e). Beric ratera une tête au duel avec Marquinhos (90e+2), le score en reste là, rideau.

Voilà, Sainté a une nouvelle fois perdu face à Paris, et poursuit donc sa série de légende anale face au club parisien. On n’est pas les seuls, certes, mais quand on voit ce qui a été proposé ce dimanche… Les joueurs donnaient l’impression d’avoir déjà intégré le fait qu’ils allaient perdre avant même d’avoir joué ce mâche. Et puis cette attaque de nains là : Beric vient de marquer, il semble en confiance, pourquoi ne pas le mettre titulaire pour essayer au moins de menacer les deux centraux ? Là, on a vu Hamouma déborder à droite et centrer pour personne puisque ni Khazri, ni Cabella n’avaient envie de proposer une solution dans la surface. On peut reprocher beaucoup de choses à ce dernier d’ailleurs, dont le fait de ne pas assez lâcher sa balle, mais il faut dire aussi que les solutions pour le faire ne sont pas légion. Avec une animation offensive proche du néant, les défenseurs parisiens n’ont pas à forcer leur talent pour contenir les assauts stéphanois. Le seul qui a été emmerdé c’est Bernat, et il aurait bien pu prendre un rouge pour 2 fautes consécutives. Tuchel l’a sorti à temps. En fait, je commence à en avoir marre de jouer petits bras sur ce genre de rencontres : on en a pris 4 à l’aller, mais au moins, on les avait bousculé en 1e période. Là, c’est le néant, rien à retirer en bien, à part qu’on a soigné le goal average par rapport à septembre. Gasset a beaucoup parlé des supporters avant le mâche, sauf que devant un tel spectacle, le stade a du mal à s’enflammer. Je trouve hallucinant de ne pas se servir de la potentielle ferveur que peut offrir ce genre de rencontres, avec un Chaudron bien rempli qui ne rêve que d’un exploit dans une saison jusque-là plutôt terne (mis à part le screamer de Khazri face à Marseille). Bref, les Verts ont perdu, le PSG a gagné, personne ne sera choqué, et surtout pas Gasset qui a encore trouvé cette situation parfaitement normale. Sauf que moi, simple supporter, ça commence à me les briser : quand l’écart est immense comme il a pu l’être sur certaines rencontres, rien à dire. Dimanche soir, les Verts avaient la place pour les bousculer, mais ils ont préféré leur tenir la porte et se faire marcher sur les pieds. Il est temps que ça change, parce que sans changer cette mentalité de « gentils losers », ça ne sert à rien de vouloir accrocher des places européennes. Le haut niveau demande du talent mais aussi de l’agressivité et de l’orgueil, et cette équipe en manque cruellement. Sainté est 5e, dans les clous niveau comptable, mais la dynamique n’est pas bonne : Jean-Louis, on compte sur toi pour nous les remonter comme des coucous pour la fin de saison.

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Merci Jean-Louis, c’est ma 1e fois ici mais je reviendrai, on est bien reçus.

Le résumé du mâche :


Les notes :

Ruffier (manchot des pieds, 2/5) :

Paris ne jouait pas avec son maillot « Brésil », et pourtant il a balancé sa relance comme une grenade de désencerclement sur des gilets jaunes. Vivement que cette crise se termine, notre CRS commence à voir flou. Sort quand même une belle parade face à Draxler.

Debuchy (vieux-buchy, 2/5) :

Il couvre comme un bleu M’Bappe sur son but, à moins que ce ne soit un peu de fatigue physique et donc mentale. Il peine à revenir au niveau qui avait fait de lui un candidat crédible au poste de latéral droit pour la Coupe du Monde, c’est chiant.

==> remplacé à la 80e par Diony (non noté), le taureau ailier n’est pas un attaquant, juste le petit gros que tu fais jouer pour faire le nombre.

Perrin (un peu au-dessus, 3/5) :

Il a été le meilleur derrière mais ça n’a pas suffi. On le sent quand même enchaîner les performances plus que correctes, on va essayer d’y voir du positif dans ce tableau un peu noir.

Kolodziejczak (mouais, 3/5) :

Pas d’erreur, mais comme il a joué du côté de M’Bappe, il a pris la foire sur quelques accélérations, normal. Pour ça que je l’accable pas trop non plus.

Silva (incisif, 3/5) :

Il a beaucoup pris son couloir et s’est procuré l’une des meilleures occasions des Verts dans ce mâche. J’aime bien ce joueur qui sait finalement bien alterner entre rigueur défensive et allant offensif.

Monnet-Paquet (la tuile, 3/5) :

Il a encore labouré son côté droit dans tous les sens. Il a même été le joueur le plus en vue avec 2 frappes dans ce mâche. Le problème c’est que sur l’une d’elles, il se ruine le genou et on parle déjà de rupture du ligament ce qui serait un coup dur pour les Verts. Pour rappel : KMP est un mec qu’on a re-signé un peu à la surprise générale après son « départ » en fin de saison, et qui a participé à 23 rencontres sur 25 #Cohérence #RecrutementRéussi

==> remplacé à la 86e par Nordin (non noté), par la force des choses, pas par choix.

M’Vila (des envieux, 3/5) :

Chez nous, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui pourraient s’imposer chez eux. Sauf lui. Et sans problème en plus. Au lieu d’aller chercher un Lass Diarra claqué, M’Vila aurait été la bonne pioche à faire pour le PSG et leur problème de n°6 n’en serait plus un depuis longtemps. L’un des rares au niveau.

Aït Bennasser (très propre, 3/5) :

Voilà, c’est bon, Selnæs est oublié. Un mâche solide pour le joueur qui a touché le plus de ballons côté stéphanois. Il s’est plus tourné vers l’avant que sur ses deux premières sorties, même s’il peut encore mieux faire. En tout cas, lui ne s’est pas caché.

Cabella (Jean-Michel Jimitemal, 2/5) :

La semaine où il déclare son amour pour la téléréalité lobotomisante, il envoie deux mâches sans QI football. Certes, il conserve bien le ballon, mais il ne créé aucun décalage, et il a souvent tendance à venir s’enfermer soit sur un côté, soit dans le cœur du jeu sans jamais trouver de solutions. RC7 ne deviendra jamais CR7, mais qu’il fasse gaffe à ne pas devenir MM10 (Marvin Martin, pas Mange Merde).

Hamouma (stéréotypé foireux, 2/5) :

Il a été plutôt tranchant pendant 1h environ, mais il y avait quand même 2 problèmes : premièrement, il était censé jouer attaquant, pas ailier droit. Deuxièmement, c’est bien beau de déborder et centrer, sauf quand personne n’est à la réception. Enfermé dans son rôle, même Benalla a plus de variété dans sa palette.

Khazri (Tazri, 1/5) :

Très belle imitation du célèbre diable de Tasmanie des dessins animés Warner. Whabi a passé son temps à rouspéter, cracher et faire des tours sur lui-même sans jamais se préoccuper du ballon. Encore un jaune pour contestation, le mec va réussir à être plus suspendu en 1 seule saison que Tavliridis en 3.


La question minitel :

Allez, ça fera qu’une année de plus (depuis 2008) que les Verts ne battront pas Paris chez eux. Difficile d’espérer autre chose avec cette volonté de moulachique aussi. Mais on en retient quoi du mâche ?

La rage de vaincre en papier mâché de notre équipe arrive largement en tête de cette question. La dernière fois que j’ai vu aussi peu d’imagination, c’est à Caen, avec la décision de prendre Rolland Courbis comme conseiller sportif pour assurer le maintien. Beau score aussi pour notre CRS : je l’adore toujours hein, mais purée ces relances de jambe d’alu directement sur l’adversaire, va falloir faire quelque chose. Et l’excuse du pressing ne tient pas : on était plus sur du « 5 à sec » que sur celui de l’Atletico là. Sinon, je n’ai pas compris pourquoi personne n’est venu dire à KMP de rester au sol et d’attendre la civière. Le mec boitait plus qu’un bizut après un entraînement « tacles » avec Roy Keane, mais non, laissons le faire encore quelques pas avant qu’il s’écroule comme une merde pour être sûr qu’il a vraiment mal. Pendant ce temps, on fait limite un protocole commotion à Thiago Sylvie parce qu’il a disputé un ballon de la tête…Dernière place pour le coach Gasset, et sa préparation de guerriers. Purée Jean-Louis, quand le PSG fait appel à Noah comme coach mental, fallait pas demander à François Hollande de ton côté !


Roland Gromerdier


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Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.


N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).


Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.


Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.


Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

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