Autriche-Hongrie (0-2) : L’Anschluss Akademie livre son diagnostic

Le Profezeur Zigmonde a sollicité horsjeu.net pour venir perfectionner ses techniques de psychiatrie lourde au sein de nos services, la rédaction lui paraissant être le terrain d’étude rêvé. Ravis, nous avons sauté sur l’occasion, même s’il aurait dû nous prévenir qu’il n’acceptait pas la CMU.

Bienvenue, installez-vous. Un cigare ?

Nous allons parler ensemble de l’équipe d’Autriche, si vous le voulez bien. Et quand je dis l’équipe d’Autriche, je veux dire que nous allons parler un peu de vous, bien sûr, nous sommes ici pour cela n’est-ce pas. Mais laissez-moi me présenter : je suis le Profezeur Zigmonde, ancien des hôpitaux psychiatriques de Vienne et théoricien de la psychanalyse en milieu déviant.

Si vous êtes venus lire cette académie, vous avez cliqué volontairement. Vous avez posé le doigt sur le bouton, ce qui n’est pas un geste anodin, qu’en pensez-vous ? Je vous ai un peu observés et une chose m’interpelle. Tous ces gags sur l’empire austro-hongrois, comme si ce match était une occasion de revisiter vos souvenirs de lycée… Lycée, années d’adolescence, complexe du homard… L’Euro, ce serait une sorte de régression, un peu à cette période où la tendresse de votre maman coexiste avec le bouillonnement des hormones… Pensez-y.

La sélection autrichienne. Je ne vais pas vous mentir, le foot c’est pour moi un prétexte pour venir vous observer. Personnellement je n’y connais rien, mais je ne vais pas me priver d’en parler, de toute façon je suis déjà habitué à me faire traiter de charlatan par des ignares. Ce que je peux en dire, c’est qu’ils ont choisi de s’installer en Provence, au golf de Mallemort. La symbolique du trou est évidente, surtout dans un village dont le nom prête à rire (les fameux jeux de mots à la Mallemords-moi-le-nœud). Mallemort, « mâle-mère », lit-on entre les lignes. Sans vouloir trop m’avancer et comme disent les jeunes, il me semble que leur Œdipe pue la lose, la pe-louse même s’agissant d’un golf.

Le match : je vous l’ai dit, je n’y connais rien. Alaba tire sur le poteau après 30 secondes, le jeu est équilibré, les Hongrois nous glissent un but en début de seconde période. L’Autriche croit égaliser, mais le but est refusé par Clément Turpin, qui assortit la sanction d’une expulsion pour Dragovic. Il faudra que je me penche sur le cas de cet arbitre, il me semble être un sujet fascinant. Je n’ai jamais vu une personne si obsédée par la collecte d’invitations à sodomiser sa génitrice. Je veux dire, inconsciemment nous cherchons tous à enculer notre maman, c’est bien connu, mais lui semble avoir trouvé un moyen détourné de passer à l’acte : le carton rouge, rouge comme ce sang menstruel si troublant pour le petit garçon que j’ét… qu’il était. A défaut de leur parfum, retrouve-t-il ici la couleur des serviettes usagées que tout petit enfant aime à sortir de la poubelle de la salle de bains pour les contempler ? Hypothèse à examiner.

Pour le reste rien, les Hongrois gèrent parfaitement la rencontre et clôturent la marque en contre-attaque. 0-2, deux jumeaux dans l’utérus, rien à dire.

Les notes : ne vous ai-je pas dit que je m’en foutais complètement ? C’est incroyable, cette insistance dont vous faites preuve. Il faudrait muscler un peu votre surmoi mes amis, si vous ne musclez pas votre surmoi faites attention, vous allez avoir des déconvenues. Les notes.

Almer : 3/5 – Bon garçon mais impuissant. Un dilemme sans doute né dans son enfance, c’est souvent le cas quand les petits garçons poussent la porte de la chambre parentale à l’improviste et découvrent le membre de leur papa dans la bouche de leur maman.

Hinteregger : 3/5 – Egger de l’arrière, par opposition à l’Egger noir du cinéma. Habitué à se trouver en retrait, donc. Même si cette obsession affichée pour l’arrière ne trompe personne.

Dragovic : 1/5 – Tenter un tel tacle sous les yeux de Clément Turpin, c’était comme jouer de la clarinette Klezmer sous les fenêtres du chancelier Hitler.

Klein : 2/5 – Je n’ai jamais pu sacquer ces patronymes dont l’on ne sait pas à l’avance s’ils sont juifs ou allemands. Dualité, fourberie. Signifiant basé sur la petitesse, ajoutons-y en plus le film de Joseph Loser. Comment peut-on espérer gagner avec autant de tares ?

Fuchs : 3/5 – A l’heure de l’anglais mondialisé, son nom de famille prend toute sa force évocatrice. Christian Fuchs => Fuck Christians => l’allégeance à l’Etat islamique est évidente. Ce joueur prépare déjà la soumission au camp victorieux, dans la plus grande tradition autrichienne. Notre pays est une Maman que l’on aime voir s’allonger devant les fiers barbares.

Alaba : 3/5 – Tiens, on a des noirs chez nous, maintenant ?

Baumgartlinger : 3/5 – Avec-vous remarqué que pour prononcer son nom, la langue doit effectuer le même mouvement que pour un cunnilingus ? Curieux… vous avouez que vous n’y avez pas pensé alors que ce fait est visible comme le clitoris au milieu de la figure. Pour que votre cerveau se force à occulter une telle évidence, il faut forcément qu’un traumatisme se soit produit dans votre enfance. Peut-être ce goût salé quand vous pleuriez dans les jupes de votre maman ?

Junuzovic : 2/5 – Insignifiant. Un-signifiant. Etait-il là, n’était-il pas là, était-il un rêve ? De toute évidence, sa nuit a été agitée, et il s’est sans doute vu en songe, nu et doté de huit pénis en pleine école maternelle. Je fais souvent ce rêve.

Harnik : 1/5 – Oh, comme doit il aimer se recroqueviller dans sa chambre après un tel match. Avoir été très vilain pour gagner le droit de pleurer dans un substitut d’utérus maternel, un trauma classique chez les enfants adoptés par des ours ou par des gitans (diagnostic à affiner ultérieurement).

Arnautovic : 2/5 – Immigré yougoslave dans un pays civilisé, physique en forme de phallus, il pousse le mimétisme avec son jumeau suédois jusqu’à montrer la même absence d’influence dans les rencontres importantes. La guerre a fait beaucoup de mal aux enfants de ces pays.

Janko : 2/5 – La stature de son quasi-homonyme Carsten Jancker. Mais le fait que son nom soit tronqué – castré pourrait-on dire – montre bien l’inhibition de ce brave homme. Ma prescription est sans appel : son rétablissement exige qu’il retrouve sa mère au plus vite pour effectuer les tétées dont il a manifestement été privé dans son enfance.

Les remplaçants :

Sabitzer, Schopf et Okotie – Rien à en dire, si ces hommes ont choisi de ne pas montrer les qualités pour être titulaires, il ne faut pas les contrarier dans leur délire de modestie. Ils s’en sortiront à leur rythme, surtout si leurs mères les aident à se mettre dans les meilleures dispositions d’esprit, par exemple par l’envoi de dédiboobs.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, cela fera 1000 schillings. Mes amitiés à votre Maman.

Profezeur Zigmonde

Psychiatre innovant et rigoureux. Venu sur ce site sous couvert d'académicien autrichien pour converser avec lecteurs et auteurs, cas intéressants s'il en est. L'obsession pour l'anal et pour se sport où le ballon-jouet doit entrer dans le filet-matrice ne trompe pas sur votre envie inconsciente d'entretenir des rapports sexuels avec votre mère. Ce n'est pas sale et nous pouvons en parler. Allongez-vous et prenez donc un cigare.

6 commentaires

  1. Docteur, pouvez-vous établir un diagnostic d’un joueur de foot qui dirait à son coach, figure paternelle par excellence, « va te faire enculer sale fils de pute »?

    Ma mère vous embrasse

    • Trauma refoulé, une personne normale aurait plutôt utilisé la redondance « nique ta mère, fils de pute ». La translation de l’insulte vaginale à l’anale n’est pas innocente, à mon avis sa maman faisait caca la porte ouverte. Mais il s’agit plutôt de vous, n’est-ce pas ? « Je ne pose pas la question pour moi, mais pour un ami », grand classique de la psychanalyse.

  2. Docteur, j’ai un grave problème de Memphis Depayite aigue. Pourriez vous m’aider ? Dans mon rêve il est toute une bande de diables rouges désordonnée, qu’un vieil home rougeaud mène à la Nuit des Walpurgis dans une sarabande sauvage. Puis les Walpurgis se transforment en un simili-bel homme portugais qui le fait jouer au poste de défenseur central, ce qui lui permet contre toute attente de gagner une ligue des champions parfaitement inattendue, ceci alors qu’il ne joue que l’Europa league. Dois-je en conséquence mettre ma soeur sur le trottoir ? Faire chanter des tubes d’Elmer Food Beat à mon père pour conjurer l’ Oedipe ? Rappeler ma mère et lui dire que tout est pardonné ? Suis-je seulement sauvable (solvable non, vous oubliez) ?

    • MMMhhhh oui, dans l’immédiat vos premières réactions face à la situation semblent appropriées. Intéressant cet intérêt pour Memphis. Même-phis, même fils… un jumeau ? Votre père était-il un lui-même cadre rougeaud, dont votre maman se consolait de l’absence en accueillant l’ouvrier portugais qui refaisait votre terrasse. Même-fils, on n’est pas loin de mère-fils, mais aussi de même-fist. Mère-fist, en quelque sorte. Je ne suis pas certain que vous ayez déjà tout pardonné à votre maman, finalement. A travailler, mais vous êtes en bonne voie.

  3. Docteur, suite à un problème d’estime de soi, je dois faire renouveller mon ordonnance pour dédiboobs, pouvez-vous me la signer ? Et est-pris en charge par ma mutuelle ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.