Autriche-Macédoine du Nord (3-1) : La Prater Akademie livre son diagnostic

Bonjour, installez-vous. Vous vous souvenez, mon, divan est là, nous pouvons reprendre et voir si nous avons accompli des progrès depuis le dernier Euro. Un cigare ?

Pour commencer je vous propose de mettre un terme à notre nom si primesautier d’Anschluss Akadémie. Quand même l’Équipe se met à faire des blagues sur les conflits mondiaux, c’est le signe que ce genre de blague est usé jusqu’à la corde.

Ceci dit, rassurez-vous, je me tape toujours du football en général et de l’équipe d’Autriche en particulier. Néanmoins, ce sport me paraît toujours aussi exceptionnel du point de vue de l’observateur scientifique que je suis. Une mine d’observations et d’analyse psychanalytiques. Tiens, je n’ai pas regretté de me poser devant Autriche-Macédoine du Nord du dénommé Goran Pandev.

Regardez-moi une coupe pareille. Du point de vue psychologique c’est édifiant. On part clairement sur un conflit latent lié à son statut de doyen. La calvitie est bien installée et d’autant plus apparente qu’elle est soulignée sur le front par ce petit toupet de Titeuf macédonien. On pourrait dire que l’attaquant assume son âge et avec lui le statut de patron, un peu comme le dos argenté des gorilles. Mais ça, ce serait digne d’un étudiant en première année, c’est simpliste. Non, la question qui se pose est : pourquoi n’a-t-il pas tout rasé, comme la majorité des footballeurs dans sa situation capillaire ? Eh bien, tout simplement parce que le crâne nu le renvoie à la tête du nourrisson, cette tête qui à la naissance a traversé les voies velues de sa génitrice. Dès lors, il est évident que le toupet frontal de Goran Pandev est lui-même une évocation de cette toison pubienne maternelle qui ne cesse de hanter ses pensées.

Que dire côté autrichien, qui nous occupe principalement ? Eh bien parlons avant tout de ce maillot dégueulasse. Ici en revanche, les ressorts psychologiques sautent aux yeux : c’est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour que l’on parle de cette sélection, assurément l’une des plus anonymes de la compétition. Pour preuve cette victoire sans relief, d’ailleurs : un 3-1 vite et bien torchés, si vous me passez l’expression, dans la lignée des deux victoires infligées au même adversaire lors de la phase de qualifications.

Les notes :

Bachmann : 2/5 – Il a visiblement conclu à la même analyse que moi concernant Goran Pandev, sauf que ce jeune homme ne jouit pas de mon expérience et s’est donc trouvé perturbé.

Dragovic : 2/5 – Nous l’avions quitté sur un pénalty manqué lors du dernier Euro. Attendons de le voir réellement souffrir face aux Pays-Bas pour lui reparler de sa mère.

Alaba : 3/5 – La figure du Père. Ses petits galèrent à aggraver la marque d’où paf, un centre décisif pour 1°) les accompagner sur la voie de l’accomplissement 2°) leur rappeler quand même au passage qui est le patron.

Hinteregger : 3/5 – C’est incroyable comme je n’ai rien à dire sur ce garçon, et ça dure depuis 2016.

Lainer : 4/5 – Un but en extension, comme un lever de jambe de ballerine, signe évident du traumatisme infligé par ses parents, lui qui voulait faire de la danse classique. Ceci dit, en l’occurrence, ça nous arrange plutôt que papa lui ait offert en réponse une paire de crampons et deux de baffes.

Laimer : 3/5 – Devant le précédent dans l’ordre alphabétique et pourtant dans son ombre sur de match. Psychologiquement parlant c’est fascinant.

Schlager : 2/5 – Victime d’un vilain jet-schlag.

Baumgartner : 2/5 – Le dénommé Baumgartner qui a sauté d’un ballon de 35 000 mètres d’altitude a assuré le quota d’émotions fortes de l’ensemble des Baumgartner pour les 20 ans à venir. Le nôtre n’a donc pas besoin de se fouler.

Ulmer : 2/5 – Pas terrible, et je ne suis pas d’Ulmer à commenter davantage.

Sabitzer : 4/5 – Victime de sa mère qui l’a prénommé Marcel pour qu’il en bave dès la naissance, Marcel (rhâ, ce prénom, quand même) n’a eu de cesse de se battre comme pour mieux reconquérir son amour (et inconsciemment entretenir l’espoir de rapports sexuels avec elle comme tout petit garçon qui se respecte – même prénommé Marcel).

Kalajdzic: 1/5 – Kalaj-niqué, pour reprendre l’excellent mot d’esprit de mon confrère marseillais Marcel Rufo (ils sont partout ces Marcel, c’est pas possible).

Les remplaçants :

Arnautovic – Un but et une insulte raciste, cet Euro part sur de bonnes bases.

Gregoritsch – Un but sans insulte raciste, une entrée un peu moins flamboyante.

Lienhart – Zéro but et zéro insulte raciste : nul.

Ilsanker et Baumgartlinger – Ah parce qu’on peut avoir jusqu’à 16 joueurs à noter dans les académies, maintenant ? Je vais demander une revalorisation de mes honoraires, moi.

On se retrouve pour des choses un peu plus sérieuses contre les Pays-Bas et l’Ukraine. D’ici là, mes amitiés à votre maman,

Profezeur Zigmonde

Profezeur Zigmonde

Psychiatre innovant et rigoureux. Venu sur ce site sous couvert d'académicien autrichien pour converser avec lecteurs et auteurs, cas intéressants s'il en est. L'obsession pour l'anal et pour se sport où le ballon-jouet doit entrer dans le filet-matrice ne trompe pas sur votre envie inconsciente d'entretenir des rapports sexuels avec votre mère. Ce n'est pas sale et nous pouvons en parler. Allongez-vous et prenez donc un cigare.

Un commentaire

  1. Ça fait plaisir de vous revoir, profezeur, même si ça fait mal au portemonnaie de se voir dire qu’on aime notre maman. Et votre bannière a l’air encore plus élaborée que la dernière fois en plus, c’est vraiment du bel ouvrage.

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