Auxerre-Nancy (3-2) : La Chardon à Cran Académie n’a plus faim

Parfois. Parfois il se passe des choses, parfois pas. La plupart du temps quand il se passe des choses, on n’est pas à l’abri que ce soit l’averse de merde du jour de toute façon, alors on finit par préférer qu’il ne se passe rien. Et puis comme les choses sont obstinées, elles se passent et si par malheur il se trouve qu’elles ne soient ni de la matière fécale qui vous coule dans le dos ni réellement de quoi vous faire rire, eh bien que voulez-vous faire d’autre ? Vous prenez votre petit peigne à merde et vous coiffez vos cheveux à la merde, et vous sortez braver la tempête de merde en essayant de fermer la bouche et de froncer les yeux très fort, parce que vous avez beau savoir qu’il y en aura toujours des litres qui vous tomberont imperturbablement dessus jour après jour après jour, la dernière chose que vous voudriez c’est quand même en manger, de la merde. Parfois vous vous dites que renoncer à ce refus contre-nature de la coprophagie est vain, d’une vanité confinant même à l’arrogance, au prométhéisme. Bon dieu, notre nature ce n’est pas de se débattre dans l’océan de bêtise qui est notre humaine condition pour les siècles des siècles, c’est bien d’avoir le contraire d’un anus à la place de la bouche et de devoir avaler tout ce caca comme un bon bourrin son fourrage. Le comble là-dedans serait d’ailleurs d’enfin élever la voix après des années de mutisme pour s’écrier un « eurêka » libérateur à la face du ciel. C’est évidemment là que vous sentirez la chaleur de l’étron bien au fond de la gorge. Parfois, on a juste envie de crier. Mais même ça, vaut mieux pas.


Les notes

Constant 2/5
Difficile entrée dans le monde à travers une haie de déshonneur initiée par des centraux pas décidés à l’aider sur coup de pied arrêté. Félicitation à lui pour une pige pas facile au milieu de ce contexte pourri, puisse la carrière du gamin en sortir grandie.

Lefebvre 3/5
Il continue sa bonne fin de saison à ce poste qu’on croirait créé pour lui par l’esprit glaiseux de coach Garcia. D’aucuns ne le regretteront pas, d’autres…on ne sait pas.

Wooh 2/5
On donne du jeu à un de nos espoirs, c’est bien. Peut-être un poil tendre pour être titulaire face à un concurrent à la montée même s’il n’a pas semblé impressionné.

Haag 2/5
Pas le match référence de sa saison, mais nous rappelons à toute fin utile qu’il est encore en pleine croissance.

El-Katoutari 2/5
Lui a commencé à se tasser : sans encore être cacochyme, l’ostéoporose le guette…

Ciss 3/5
L’ailier/latéral/piston gauche préféré de ton arpenteur de couloir gauche préféré

Akichi 2/5
Toute sa carrière chez nous aura été consacrée à essayer d’imiter la pige d’Alou Diarra plutôt qu’à jouer au football, c’est quand même dommage.

Rocha 3/5
Moi les petits nerveux qui sautent à la gorge des adversaires, j’ai beau savoir que ça exprime sûrement des fantasmes à la limite de l’avouable et des inclinations que vous préféreriez ne pas imaginer me concernant, j’aime bien.

Bassi 1/5
Nul à chier, comme sa tendance à lorgner vers le FC Metz le laisse supposer.

Triboulet 3/5
L’enfant béni est passeur dès la 3e minute et se dilue quelque peu ensuite mais on voudrait vous y voir à devoir supporter l’insondable nullité de tous les autres pendant si longtemps.

Scheidler 3/5
Encore un but, encore un match quasi plein. C’est un (très) grand oui. Non parce qu’il est grand : ça fait une blague. Oh merde.


Note artistique de l’équipe : 2/5

Pas moins ? Ben non parce qu’il y a encore quelques mois, on l’aurait perdu, ce match. Et là, on n’a pas perdu, peut-être ? Si, au score on est derrière, ok je ne suis pas encore tout à fait demeuré (et pourtant, plus le temps passe…).

La victoire dans ce match, elle est un peu émotionnelle, tu vois. Parce qu’en ouvrant le score si tôt puis en égalisant à un moment donné, même après s’être fait retourner comme c’est arrivé tant de fois dans le passé cette saison, eh bien on a vécu quelque chose qui ressemblait à de l’émotion. Certes c’était sale, ça donnait des informations plutôt sordides sur l’état de délabrement avancé de pas mal de parties de notre corps, ça couinait dangereusement aux articulations et ça reniflait pas très bon au niveau des orifices, mais ça a eu le mérite de donner un peu de remous là où on pensait que ça bougerait plus jamais.

Pas de grands discours sur « c’est ça le foot » : tout reste de la merde, absolument tout. Pour l’espoir et les réjouissances de peigne-cul, c’est pas ici.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

2 commentaires

  1. Dire qu’il y a quelques mois en arrière, nous vous tenions pour futurs relégués, voués à de sempiternelles souffrances tels des martyrs du ballon rond. A ce jour, avec la victoire contre l’ACA vous pantouflez confortablement en 8e position du classement. Tels des bourgeois du PS qui seraient allés chercher quelque place au chaud chez LaREM.

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