Bastia (3-0) Guingamp, la Paysan Breton Académie livre ses notes

Pour une fois, le match est plus sale que les gifs.

Dans l’épisode précédent, l’En Avant de Guingamp trébuchait face aux charlots de l’Olympique Lyonniais dans un scénario shakespearien. Un drame. Avec un acte de bravoure final, presque chevaleresque, quasiment bergeracois. Mais dans une version alternative de Cyrano tout de même.

Avec Beauvue dans le rôle du fils crucifiant son géniteur. Pour se relancer, les paysans ont prévu de marcher sur la Corse afin d’éradiquer de la ligue 1 le SC Bastia et plus généralement Brandao. Craignant d’ailleurs de croiser le fer avec Benjamin Angoua, le Brésilo-romanichel est absent des ébats. Dommage j’avais branché le magnétoscope. Côté Guingampais, Lössl, Sorbon et Mathis sont de retour dans le groupe. En revanche, Jacobsen et Bénézet sont out pour la rencontre. Ce qui permet à Dos Santos et Bègue de se frayer une place dans les 18. Bastia s’apprête à affronter sa troisième équipe de l’Ouest après être allé prendre un point à Lorient et après avoir fait chuter la terrible équipe du Stade Rennais le week-end passé. Pour la compo, Gourvennec tente le très ambitieux XI suivant :
Lössl – Lévêque Sorbon Kerbrat Baca – Giresse Sankharé Diallo Salibur – Briand Dembélé.

Le labourage

Un début de match sur les chapeaux de roues voilées. À peine 5 minutes et voilà l’En Avant qui encaisse un but de Julian Palmieri. Ça démarre sur un corner renvoyé par notre défense. Les Bastiais prennent successivement le dessus sur Briand, qui n’attaque pas sa chique, et Kerbrat, trop tendre au duel. La balle file jusqu’à Palmieri qui contrôle et enchaîne devant Lössl impuissant. Alors que Maxime Baca, qui pouvait intervenir, refuse de mettre sa petite tête de linotte en opposition. SCB 1-0 EAG.

NE VA PAS ME DIRE QUE TU NE POUVAIS PAS INTERVENIR, FOUS-LA TA PUTAIN DE TÊTE

Sous un autre angle c’est encore plus criant :

Pour autant, les Bretons restent mobilisés et tentent de développer du jeu. Jimmy Briand décroche pour manger les espaces. Il réceptionne dans l’entrejeu et trouve rapidement Dembélé dans la profondeur entre Modesto et Marange. Mana ne cadre pas son face-à-face (13e). Dix minutes plus loin, ce sont les Corses qui se montrent à nouveau dangereux avec Ayité qui efface Baca sur le côté avant de centrer. Kamano est à un cheveu de reprendre le bon centre.

Première tentative d’intervention défensive de Maxime Baca :

Ça aurait peut-être dû nous mettre la puce à l’oreille.

À la 39e suite à une glissade de Sankharé, les Bastiais partent à l’attaque en supériorité jusqu’au bon repli de Lévêque qui contre Kamano. La balle revient sur Fofana qui frappe dans les bras de Lössl. Palmieri a beau avoir une tête à écouter du Kenza Farah et un destin à donner son nom à un lycée technique, il n’en reste pas moins footballeur le week-end. Et malgré ses lacunes footballistiques et cérébrales, ce dernier parvient à se distinguer en inscrivant un second but. Bien aidé par un autre être malhabile en la personne de maxime Baca qui reprend la frappe du Bastiais et marque dans son propre but. SCB 2-0 EAG.

M’enfin toute l’action est indigne. Giresse perd bêtement le ballon sur une remise dans le camps adverse, ensuite les Corses partent en contre et personne ne sort sur le porteur. Seul Diallo tente d’enfermer Ayité mais glisse. Lévêque, Diallo et Sorbon sont dupes et se font aspirer dans le couloir. Laissant le soin à Maxime de défendre sur deux joueurs et de se trouer en beauté.

Gast, on est affligeant de naïveté. Passons rapidement à la deuxième mi-temps qu’on en finisse.

La première tentative de la seconde période est à l’actif de Salibur qui récupère la balle dans la surface, efface Modesto et frappe au premier poteau. Mais Hansen est bien placé. À l’heure de jeu, c’est Briand qui manque sa reprise de la tête sur un centre de De Pauw.
Quitte à chier sur tous les murs, autant le faire à fond. Sur le dernier corner du match, Lössl manque totalement sa sortie, ce qui profite au jeune Coulibaly entré quelques minutes auparavant qui marque dans le but quasiment vide. SCB 3-0 EAG.

Revoyons le positionnement de nos défenseurs sur les trois buts :

Et 1, Et 2, Et… oui, 3 – 0 le compte est bon.

Les débats ont paru équilibrés, mais Bastia a démontré plus d’envie, a mis plus d’impact dans les duels. De notre côté, la défense a été fébrile et ils ont donné l’impression de jouer ensemble pour la première fois. Certains dévorés au moindre contact, d’autres sous effet du Lexomil, l’arrière-garde a livré un ballet d’encombrés du cul. Même si le reste de l’équipe n’a pas été beaucoup plus inspiré, on a envie d’être plus indulgent avec la doublette offensive qui débutait une rencontre pour la première fois de la saison. Les satisfactions sont rares et pointent quelques individualités comme on le verra dans les notes. L’avantage de cette place de dernier c’est que tu peux plus trop te cacher, et que le Joce’ n’hésitera pas à faire des choix pour avoir l’équipe la plus efficace, et ça au plus vite. Maintenant s’agirait de lancer la saison face à Marseille. Le couteau entre les dents garçon !

Les Paysans notés :

Lössl (2/5) : Battu sur la quasi-totalité des frappes cadrées des Corses, il est surtout coupable d’une erreur sur le dernier but avec une sortie à contre-temps qui laisse le but vide pour Coulibaly.

Lévêque (3/5) : Rare satisfaction défensive, Dorian a tenu son rang. Et a coupé sa queue de rat. Et m’a débloqué sur Tw… AH NON.

Sorbon (2/5) : On ne peut pas lui reprocher grand chose individuellement il a été plutôt bon. Mais c’est lui qui chapeaute la défense, et on a vu le résultat.

Kerbrat (2/5) : Complètement bouffé sur un duel sur le premier but, il a globalement déçu. Peu de sérénité et peu d’impact.

Baca (1/5) : Maxime, miaulait à la porte-fenêtre depuis la 4e minute sans que personne ne comprenne ce qu’il voulait. Maxime voulait juste un peu de lait car il se sentait faible. Il s’est fait Marie-Trintigner tout le long de la rencontre et semblait paniqué dès lors qu’on lui a expliqué que ça se jouait avec un ballon.

Attaquants adverses prenant le dessus sur le semi-homme. 

Sankharé (3/5) : Younousse a pas mal organisé le jeu de son équipe et a beaucoup proposé dans son jeu sans ballon. Tout son travail n’a pas été spécialement sublimé vu que les avants ne sont pas encore capables de se mettre facilement en situation de but.

Diallo (3/5) : Notre meilleur joueur sur ce match, le seul qui était concerné en première mi-temps. Moustapha à fait son taff à grands coups de tacles et de coups de casques dans les airs.
On passera sur le fait que c’est lui qui était au marquage du buteur sur le dernier cageot.

Giresse (1/5) : Absent des débats, Thibault n’a pas réussi à faire voir ses qualités de centres, la faute à une défense adverse bien placée qui l’a bien gêné au moment de prendre le couloir. Faut dire qu’à son âge faut mettre le starter.

Salibur (3/5) : Gast, qu’il est frustrant. L’impression de revoir les débuts de Mandanne. Il percute énormément, prend beaucoup d’initiatives mais n’est pas du tout payé à l’arrivé. Que ce soit un mauvais positionnement d’un coéquipier, un bon retour défensif, un mauvais rebond ou la malchance, ses prises de risques se terminent en eau de boudin. Il manque un petit quelque chose, faut rentrer dans le lard mon grand.

Briand (3/5) : Son expérience va nous faire du bien. Il a beaucoup bougé entre les lignes et a remporté de nombreux duels. Dos au jeu, il est très utile puisqu’il temporise facilement et trouve une solution plutôt intéressante par la suite. Peu de fois en situation de frapper néanmoins. Naturellement on attend plus.

Dembélé (2/5) : Dommage, il s’est créé quelques situations suite à de bons appels et de bons mouvements de corps mais derrière il a été maladroit. C’est pas aujourd’hui qu’il fera taire les sceptiques.

Les paysans qui pelaient des châtaignes :

De Pauw : Ma doué. C’est plus fade qu’un clitoris en bouche avant la puberté. Il n’y a rien, pas de percussions, pas de dribbles. C’était très faible.

Privat : Un beau bestiau, élevé au grain. Vous dites ? Footballeur ? Vous êtes sûr ? Je n’ai jamais rien remarqué pourtant.

Bègue : Mais quelle rentrée. Sur son premier ballon il prend le meilleur sur l’arrière droit et adresse un bon centre. Sur tous ses autres ballons il a obtenu quelques chose par la suite. Globalement il s’est montré très vif et entreprenant, tout ce qu’on attend d’un remplaçant.

Gwen Tagrenmer

7 thoughts on “Bastia (3-0) Guingamp, la Paysan Breton Académie livre ses notes

  1. Juste par curiosité, c’est qui les deux défenseuses sur le GIF ? C’est pour des recherches :)

  2. Bastia, Bastia 3 minutes d’arrêts ratés.
    Quelle indigence, quelles lacunes footballistiques…

    Je tire mon chapeau (rond) à Gwen d’avoir réussi à écrire autant sur cette partie insipide. Je persiste et signe sur le fait que l’on doit ABSOLUMENT se débarrasser du chaton Maxime. Il est lent, terne, mais pas magique, loin de là…

    Encore une semaine pour trouver un arrière droit qui tienne la route, au moins du même niveau que Jacobsen, si ce n’est meilleur.
    Baca, même pour récurer des chiottes, je ne suis pas sur qu’il fasse l’affaire, va falloir penser à créer une place handicapé sur le parking des joueurs. 2 si Gourcuff signe à l’EAG.

    je te rejoins aussi sur De Pauw, annoncé comme un messie belge, il se révèle beaucoup plus belge que messie. Si l’épisode de la crêpe au chèvre a fait rire, il aurait du aussi nous alerter sur les capacités cognitives du gazier. Nill de Pauw devient lentement mais surement Nihil de Pauw, de quoi y perdre son latin.

    Bon, on vise le maintien, c’est clair, n’en déplaise à Briand. C’est normalement ce qui fait notre force.

  3. D’où l’énigme Guingampaise :
    Comment jouer avec De Pauw de zob et finir avec 3 pions dans le cul ?

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