Brest – AC Ajaccio (2-1) : L’Aiacciu Académie livre ses notes et ses impressions sur le déplacement d’I Sanguinari

Allégorie d’un supporteur de l’ACA s’adressant à Stéphanie Frappart

 

On pourrait y rajouter des « Arbitre enculée », des « Frappart retourne faire la vaisselle » ou des insultes machistes que l’on préfère taire ici.

Pour le dernier match de l’année, l’AC Ajaccio se déplaçait à Brest. Pas question d’aller visiter Océanopolis, de manger des crêpes et de boire du cidre, l’important était ailleurs : gagner des points chez un candidat à la montée pour espérer se rapprocher du podium. Pour cela, les joueurs pouvaient compter sur leurs fidèles suiveurs d’I Sanguinari. En nombre réduit mais présents quand même après avoir bravé les kilomètres, le vent et le froid. Qui d’autre qu’I Sanguinari pour faire l’aller-retour Paris-Brest/Brest Paris un 20 décembre dans une 106 de 1993 avec 200 000 km au compteur et dont la dernière vidange remonte à il y a 190 000 km ? Personne.

Heureusement qu’en Bretagne les autoroutes ne sont pas payantes et que le litre de gazole est aussi cher qu’un Malabar à la boulangerie… Après l’effort de la route et le réconfort de l’andouillette au Flunch de Brest, il était l’heure de se rendre au stade. A 13h, les 3 membres habituels d’I Sanguinari étaient devant Le Blé : le Perfettu, Vince Per Noi et son frère. Mais nous n’étions pas seuls puisque nous étions accompagnés des deux meilleures recrues acéistes depuis Ochoa et Mutu : Nico et Romain. Des grandes gueules qui n’ont peur de rien. Surtout pas du ridicule.

Dans le parcage visiteurs, ce sont 12 supporteurs de l’ACA qui avaient pris place, dont un couple et leurs deux filles. Car l’ACA attire les familles. Par contre, ce qui attire un peu moins les familles, ce sont les insultes – méritées – faites à l’arbitre Stéphanie Frappart tout au long du match. Exemple : « Oulélé, oulala, montre-nous ta chatte, fais nous la toucher ».

Ce qui peut attirer, ce sont les macagnas. A Brest, il y en a eu pas mal. Et tout le monde a apprécié. La première ? « Oh Thébaux, t’es moche ! » lancée par les deux compères Nico et Romain agrémentée de « Oh Thébaux, tu t’es pris une porte ou quoi ? » et de « Oh Thébaux, même ta femme elle veut plus de toi ! ». Le tout additionné avec le mégaphone et le tambour. Ce qui a permis de se faire entendre dans tout le stade. Après-match, I Sanguinari aura même droit à des compliments. « On était en tribune présidentielle et on vous a entendu. On a bien rigolé » nous dira-t-on.

Réunion pour décider des prochaines macagnes

La suite ? Des chansons. Celle en hommage au Brestois Makonda donnait « Oh Makonda, Makonda, elle danse tous les soirs, pour les dockers du port qui ne pensent qu’à boire » sur le rythme de Macumba, de Jean-Pierre Mader. Celle sur Abel Khaled avait une connotation un peu plus maghrébine. « Aïcha, Aïcha, écoute moi ohohoho Aïcha, Aïcha, t’en vas pas. » du chanteur…Khaled résonnait dans le parcage visiteurs. Pour le plus grand bonheur du joueur, qui s’échauffait non loin de là et qui n’a pas pu s’empêcher d’en rire. La troisième était plus habituelle, avec un ‘Rivers of Babylon’ de Boney M lancé pour Paul Babiloni.

Brest, c’est Zubarland

Et lorsque ce n’était pas des chansons, il s’agissait de macagnas, du genre « Oh Laborde, va présenter la météo ! ». Oui, I Sanguinari est un collectif de supporteurs humoristes. Mise à part ce match qui s’est vite transformé en karaoké dans les tribunes, sur le terrain le spectacle n’aura pas été au rendez-vous. Principale attraction ? Le speaker déguisé en Père Noël. Quoi d’autre ? Une équipe ajaccienne incapable de créer du jeu, de se projeter proprement vers l’avant et capable de faire plusieurs grosses erreurs dans un seul match. Sous le coup de la déception, rares seront les joueurs à venir saluer le kop visiteurs. Aucun joueur ne s’approchera. Pressés de partir en vacances ? Les membres d’I Sanguinari, eux, ne sont jamais pressés de partir. Avant de prendre le chemin du retour, un détour par le bus des joueurs s’est imposé. L’occasion de croiser ce genre de mec puceau de 50 piges avec un classeur de photos et de vignettes Panini sous le bras dans l’espoir de les faire signer par les joueurs et l’occasion de faire un selfie avec Stéphane Trévisan.

Adieu Brest.

Belghazouani a entendu des « Va te faire enculer » provenant du public. Il les a pris au pied de la lettre.

 

ANNUTAZIONI

Anthony Scribe la moyenne/5 : Prendre deux buts du mecs qui a la coupe de cheveu la plus affreuse de Ligue 2 devrait être pénalisé de -5 points. Mais force est de constater qu’il ne pouvait rien faire sur les penalty. Même s’il aurait pu éviter sa sortie hasardeuse à contre-temps qui coûte le premier. Et puis, il a quand même su garder sa cage inviolée face aux tirs de Nicolas Verdier, l’homme qui a la deuxième coupe de cheveu la plus moche de Ligue 2.

Eric Marester et Paul Babiloni la moyenne/5 : Les latéraux n’ont jamais dépassé la ligne du milieu de terrain. Triste constat. En défense, pas mal d’envie, mais des lacunes.

Cédric Kanté la moyenne/5 : Pas son meilleur match. Il aurait même pu être expulsé pour une faute en tant que dernier défenseur sur William Sea qui partait seul au but. Au lieu de ça, Frappart préféra donner coup-franc pour … l’ACA. Tant mieux pour nous, la fessée était déjà assez violente comme ça.

Gary Coulibaly la moyenne/5 : Il continue d’être titularisé dans l’axe de la défense. Et il continue à ne pas être dégueulasse. Perozo et Zubar peuvent se faire du mouron.

Claude Gonçalves la moyenne/5 : Il court partout et prend un carton jaune. Du Gonçalves tout craché.

Benoît Pedretti la moyenne/5 : S’il s’était plutôt fait remarquer par ses gestes défensifs contre le PSG, ce sont plutôt ses aptitudes offensives qu’il a montré à Brest. Trop rares certes, mais impressionnantes, avec quelques extérieurs du pied exquis. En revanche, vu que l’ACA n’a pas beaucoup attaqué, on ne l’a pas beaucoup vu. A part lorsqu’il fallait aller gueuler contre l’arbitre. Et puis, ce n’est plus possible, Pedretti court vraiment comme un dahu.

Benoît Lesoimier 2/5 : La seule image de Lesoimier que l’on aimerait garder de l’après-midi de Lesoimier ce sont les applaudissements de son ancien public. Mais ses dribbles loupés, ses courses vers l’avant en fond de première sans jamais passer la seconde et ses ballons perdus hanteront nos nuits jusqu’à la fin de la saison.

Laurent Abergel 4/5 : Ou comment le latéral droit de formation a joué ailier gauche. Un pari plus que réussi puisqu’il a été l’Ajaccien le plus dangereux, avec notamment une belle tête à la 26ème minute. Mais il ne s’est pas seulement montré devant. Abergel était aussi derrière, à droite, à gauche, au milieu.

Johan Cavalli 4/5 : Un match où Cavalli marque, où Cavalli se fait siffler par le public et où Cavalli provoque une échauffourée avec un adversaire est forcément un match réussi.

Mouaad Madri 2/5 : Enorme face à Paris et discret contre Brest. En une semaine, Mouaad Madri a connu des fortunes bien diverses. En cause, son placement à la pointe de l’attaque. Madri est un joueur d’espaces, de débordement mais aujourd’hui, il a été utilisé comme un joueur de déviation. Mais Madri n’est pas Fauvergue, et ça, ses coéquipiers ont eu tendance à l’oublier. Du coup, ils ont balancé des longs ballons sur lui, en espérant qu’il joue en appui. Un échec total. Madri n’a pas eu un ballon potable à jouer et n’a jamais pesé sur la défense adverse.

I RIMPIAZZANTI

Marvin Diop, 54ème minute, NN : « pourquoi il s’appelle Diop et qu’il est blanc ? »

Brandon Deville, 78ème minute, NN : Un petit peu de temps de jeu pour le Belge. Qu’il en profite.

Grenddy Perozo, 87ème minute, NN : RAS.

Perfettu Erignacci.

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