Costa Rica – Italie (1-0) : La Ticos Académie livre ses boules dans un flot de cyprine

ET LA, TU LA SENS, LA SURPRISE ? Pardonnez mon emportement, mais au vu notre campagne d’éliminatoires puis de la performance costaricienne au premier match, nos opposants savaient à quoi s’en tenir. Une Italie au sommet de sa forme, consciente de notre capacité à transformer le milieu de terrain adverse en canisite un jour de festival du dogue allemand, se serait adaptée et aurait trouvé la parade. Mais là, non, elle s’est avancée confiante. Et, comme une pucelle en minishort au lendemain de son intronisation à la confrérie du taste-GHB, elle ose encore avancer au commissaire : « Ils m’ont pris par surprise. »

La composition

Le héros dans les buts : Keylor Gasme

Les héros en défense centrale, Umaña, González et Duarte ; sur les côtés, Díaz et Gamboa.

Les héros au milieu : Bolaños, Borges, Tejeda (Cubero, 68e), Ruiz (Brenes, 81e).

Le héros de devant : Campbell (Ureña, 74e).

Boule moussue.

L’avis préliminaire d’Eduardo

« Toi qui aimes l’archéologie, t’en penses quoi de Buffon et Pirlo ? »

Oui, Eduardo, il paraît que ces deux joueurs sont l’incarnation de l’élégance. J’aurais cependant du mal à considérer comme des parangons de virilité deux personnes dont la seule apparition sur les réseaux sociaux rend les fans de foot les plus machistes aussi chochottes qu’un bus de groupies des One Direction.

Eduardo, je laisse donc Andrea et Gianluigi aux homosexuels honteux, et ce d’autant plus volontiers que la bande à Keylor Navas suffit à me faire jouer des castagnettes avec les grandes lèvres non-stop depuis l’ouverture du tournoi.

Boule line technology.

Le match

Tout s’est déroulé sans accroc. Mais alors vraiment aucun, le match se déroulant du début à la fin de la manière la plus favorable pour nous, nos adversaires recevant une sodomie pourtant annoncée à des kilomètres avec une complaisance que l’on ne rencontre plus guère que chez vos journalistes politiques.

Dès le début, nos joueurs démontrent leur organisation tactique basée sur un milieu très regroupé, en corrigeant les deux défauts rencontrés au début de match contre l’Uruguay, à savoir un positionnement un peu trop bas et des erreurs individuelles trop pénalisantes. Pas question de garer le bus dans la surface : s’il fallait se référer aux transports collectifs, ce serait davantage pour évoquer 11 Emile Louis prêts à s’engouffrer dans les interstices italiens à la moindre occasion.

Seul Pirlo, forcé à reculer sans cesse pour chercher quelque solution, parvient de temps à autre à trouver Balotelli ; sans conséquence puisque celui-ci est mis en échec par notre défense, notre gardien, ou ses propres courts-circuits neuronaux. De notre côté, après quelques frappes lointaines ou corners toujours bien exploités, nous finissons par châtier les Azzurri en fin de mi-temps. Joel Campbell se charge d’épuiser leur joker « fist arbitral », en provoquant une faute de Chiellini dans la surface, inexplicablement tolérée. Deux minutes plus tard, Díaz adresse un centre parfait pour Bryan Ruíz dont la tête lobée heurte la barre et entre dans le but avant d’en ressortir. Si le ballon a très nettement franchi la ligne, la Goal-Line-Infaillible-Mesboules-Technology se charge néanmoins de tuer dans l’œuf les inévitables velléités pleurnichardes promptes à surgir en de tels cas chez vos cousins transalpins.

1-0 à la mi-temps, l’Italie est tombée à pieds joints dans le piège tendu par Pinto et ses hommes. Pour s’en extirper, les 45 minutes restantes ne lui sont d’aucun secours: par manque d’imagination et de fraîcheur (souvenir de Manaus ?), les Azzurri se laissent broyer par nos milieux avec la même résignation qu’une paire de couilles européenne lors d’un sommet Onusien sur la paix dans le monde. Si le Costa Rica recule dans le dernier quart d’heure, nos joueurs n’en réduisent pas moins les Bleus à l’impuissance, sans oublier de contrer le cas échéant.

C’est presque trop facilement que nos joueurs peuvent ainsi savourer la qualification, n’ayant plus qu’à jouer un match contre les Anglais pour tenter d’assurer la première place, tandis qu’Italiens et Uruguayens joueront un Coupsdeputico décisif.

Colombie, Côte d’Ivoire, Grèce ou Japon nous seront opposés en 1/8e : gageons que si nous savons faire preuve de la même rigueur et du même engagement que lors de la première phase, nous serons tout près d’enjoliver un peu plus une campagne mondiale déjà historique. Nous attendons ceci avec impatience, en tout cas : les qualifications interminables contre des équipes mineures, ça va bien un instant.

 

Une boule qui dépasse

Les notes

K. Navas (4 boules sereines) : Pas d’exploit à accomplir, mais toujours une grande sûreté (à l’exception d’une sortie moyenne devant un lob de toute façon foireux de Balotelli).

M. Umaña (3 boules sobres) :  Appliqué à défaut d’être génial. Pas la plus belle pièce du puzzle, mais bien à sa place.

G. González (5 boules bien grosses) : Il a appris aux Italiens ce qu’est la classe.

ó. Duarte (5 boules bien dures) : Il a appris aux Italiens ce qu’est l’efficacité.

J. Díaz (5 boules, dont une léchée au second poteau) : Il a appris aux Français ce qu’est un latéral gauche.

C. Gamboa (3 boules moyennes) : Alors que ses camarades se chargeaient des exploits, il s’est contenté d’être sûr en défense.

C. Bolaños (4 boules actives) : Entre la récupération et les avant-postes pour épauler Campbell, il a fait le piston pendant 90 minutes. J’aimerais que mon Eduardo sache en faire autant.

C. Borges (3 boules besogneuses) : A travaillé à faire chier les milieux italiens. Pas forcément beau, mais indispensable.

Y. Tejeda (4 pit-boules) : A harcelé le milieu adverse. Il s’est arrêté à temps, sans ça Pirlo devait reculer jusque derrière Buffon pour commencer à envoyer ses passes.

B. Ruiz (5 boules pour l’Histoire) :

But BRuizBuffon

Version romantique.

GLTBRuizBuffon

Version pas romantique.

J. Campbell (4 boules) : Il n’a pas ramené ses 12 clones sur la pelouse comme contre l’Uruguay. Mais même tout seul, ça reste très satisfaisant.

 

Les remplaçants : Solides, aucun maillon faible, bonheur.

 

Bises Kimberly

Kimberly Gutiérrez Yigüirro

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

5 commentaires

  1. Merci les amis. Je suis tellement heureuse que j’en viendrais presque à être tolérante envers vos nations, malgré leurs tares respectives.

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