Dortmund-Braunschweig (2-1) : La Borussia Akadémie livre ses notes

Jean a du retard à l’allumage. Bien qu’il ne fume pas.

 

Dimanche, Dortmund retrouvait l’Eintracht Braunschweig. Un bien beau club qui joue en jaune et bleu, qui a su faire aimer la Jägermeister à de nombreuses personnes et qui a vu des joueurs sympathiques faire partie de son effectif dans les années 70 et 80. Puis le club a végété dans des divisions inférieures et semblait perdu en troisième division quand Lieberknecht est arrivé. Hop-là, deux coups de fouet, deux montées en trois ans et un match au Westfalenstadion un dimanche 18 août. Pour l’histoire, Lieberknecht et Klopp ont joué à Mainz pendant plusieurs saisons ensemble – les deux partageant la même chambre une semaine durant à leur arrivée.

Bon, sur le match, y a pas grand chose à dire. Braunschweig a joué crânement sa chance, façon Brassens, mais a cramé sur le finish.

Tous derrière, tous derrière…

Dans le mauvais temps.

Pluie sur Dortmund et attaque-défense de la cinquième minute à la…

Il n’y avait jamais de beau temps

dans ce pauvre paysage.

Il n’y avait jamais de printemps.

Ni derrière, ni derrière…

Il n’y avait jamais de printemps.

Ni derrière, ni devant…

Soixantième. Dortmund montre une meilleure endurance et peut continuer de déferler sur Braunschweig, qui laisse plus de places entre ses lignes.

Mais un jour, dans le mauvais temps

Un jour qu’il était si sage

Il est mort par un éclair blanc

Tous derrière et lui devant

Bref, Mats Hummels est venu perforer la défense de Braunschweig en position de milieu offensif. Hofmann récupère en bout de combinaison et marque. Sublime.

La suite, à savoir un but sur penalty pour Reus et un contre-son-camp flemmardise de Lewandowski ne sont qu’anecdotes.

 

Les notes :

Weidenfeller (3/5) : pour son retour, il en prend un (très con, certes). Mitch observe sur son banc et attend…

Großkreutz (2/5) : difficile pendant vingt longues minutes, à cause de dérapages incontrôlés, il a petit à petit repris la mesure de ce qu’il sait faire. Sans apporter du mouvement devant, malheureusement.

Sokratis (3/5) : un peu en délicatesse quand ça joue vite, pour un premier match officiel titulaire, c’était encourageant. Même si la cohésion avec Mats reste à prouver.

Hummels (4/5) : il aurait pu passer à côté de son match, avec des ouvertures ratées de cinq mètres parfois. Puis il a eu son éclair. Génial génie et bel homme.

Schmelzer (3/5) : voir Großkreutz, les vingt minutes en moins.

Bender (3/5) : pas un match où son travail pesait autant qu’à l’habitude. Il a fait l’essentiel.

Sahin (2/5) : confronté au jeu resserré de l’Eintracht, Nuri a assuré et par moment tenter l’exploit de la bonne passe en profondeur. Sans franches réussites.

Mkhitaryan (1/5) : une note un peu dure, mais qui récompense une partie où il devait et pouvait faire la différence, en jouant et en apportant plus entre les lignes. Ce qu’il n’a que trop peu accompli.

Blaszczykowski et Aubameyang (2/5) : peu d’espaces avant la dernière demie-heure dans le jeu, mais tout de même peu de dribbles intéressants, peu de centres dangereux… Déception.

Lewandowski (1/5) : absences.

 

Les remplaçants :

Reus pour ouvrir son compteur, Hofmann, pour la grande classe d’un grand petit homme, et Ducksch pour le principe.

 

Jean Colère, analen Küssen et failles temporelles. Tentera de revenir en troisième semaine.

Si vous aimez le Borussia Dortmund, envoyez votre lettre de motivation à Jean Colère (via Facebook ou par e-mail), qui appréciera un alter-ego pour la longue et intense et sublime saison qui s’annonce. Vous pouvez aussi vous adresser à l’Éditeur ou aux Gros Membres. Ils se chargeront de faire suivre.

Si vous n’êtes pas rassasié de Bundesliga, de football allemand, de nudistes dans les parcs et de clichés de bières, Doppelpack se chargera bientôt de vous accueillir. Ils commencent en fait dès maintenant, sur un WordPress, et ça promet d’être bieng.

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Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

3 commentaires

  1. J’ai toujours pensé qu’on disait DU Jäger, je me coucherai moins con ce soir, mais pas moins saoul.
    Merci Jean.
    Sinon, Lewa, il lui est arrivé quoi? Pourquoi ce je m’en foutisme? Pourquoi? Pourquoi?

  2. Enfin, je dis « la Jäger », mais rien ne prouve que j’ai raison. On pourrait même plutôt penser l’inverse, si on se base sur les règles de traduction (maître-chasseur étant masculin en français).

    Bon, je retourne boire pour oublier la prestation de Lewa – qui va se rattraper ce soir, j’y compte bien.

  3. Il a marqué. Pas vu le match par contre.
    Tout va bien, les 75cl sont passés.

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