Dynamo Houston – Impact Montréal (1-0) : L’Impact Académie livre ses notes

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Dynamité comme Nancho

Avant tout propos, voici le mantra officiel de l’Impact de Montréal pour la saison 2014

kaa Aie coooooooonfiaaaaaance…

Houston, on a moins de problèmes

Ah Houston… Que de souvenirs de 2013 qui rejaillissent si tôt dans l’année.  Un doux sentiment m’emplit le cœur d’une chaleur pareille à la caresse d’un chaud pull de laine tricoté pour l’hiver. Un autre qui m’emplit les foufounes d’une sèche et rigide douleur, semblable à l’inconfort d’un phallus tentant de rentrer par effraction dans un anus. Ces deux événements, je sais que tu t’en rappelles aussi bien que moi.

Septembre. L’Impact est en pleine bourre et accroche à son tableau de chasse la tête tranchée du Dynamo d’un blanchissage-mañita qui restera dans les annales. Mais, telle l’hydre antique, Houston a plus d’une tête accrochée à son cou. Sa vengeance et son courroux seront à la mesure de l’affront subi…
Octobre. L’Halloween. Cette fête à la teneur orangée, couleur du Dynamo. Étrange corrélation entre la MLS, un club franchisé et un événement annuel, commun symbole de complot Illuminazi. Avec Kofie Sarkodie dans l’équipe texane, c’est la porte ouverte au trafic d’influence et aux conflits d’intérêt. Fête de la peur donc, des bonbons et des costumes, et depuis 2013, fête du viol en réunion. Pour sa première participation aux play-offs, Montréal réalise un non-match et laisse Houston se venger du 5-0 québécois par un cinglant 3-0, affublé de trois cartons rouges. Un cauchemar.

Cauchemar qui a ses conséquences en ce 15 mars 2014, visibles comme le nez au milieu de la figure de Zlatan. C’est bien l’alignement de l’Impact qui pâti de la performance calamiteuse d’octobre 2013, avec l’obligation pour Klopas de bidouiller son milieu et son attaque.

Alignement

Si nous avons tous pesté la semaine dernière sur le IV défensif proposé par l’entraîneur-chef, il était cependant peu probable que des modifications y soient apportées. Si la logique fut défiée à Dallas pour le premier match de la saison, avec la titularisation de Brovsky, il eusse paru étrange que celui-ci ne soit pas reconduit, le principal problème ayant été son manque de forme flagrant. On pouvait alors estimer qu’une semaine plus tard, il y aurait du mieux.

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Inversez moi Warner et Mapp et c’est à peu près ça.

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La Douche Team.

L’énorme point positif de ce deuxième alignement officiel de l’année,  c’est bien évidemment le retour du Bel Homme, de notre nouveau capitaine, Patrice Bernier. Sa présence, outre les avantages qu’elle apporte avec l’homme, permet aussi d’éjecter Collen Warner du milieu de terrain, voire même du terrain… Ah, non. Pardon ? Oui ? Non ? Si ? Mais comment ? Ah très bien, à tantôt. Donc, on me signale dans l’oreillette que Collen Warner serait ailier droit à Houston, Nyassi étant blessé.  Oui, oui, à droite, le côté où Justin Mapp est si bon… Mon conseil du match ? Passez par la gauche les copains.

Les faits saillants

On s’attendait à beaucoup à Houston, ou peu c’est selon. Avec la défaite 3-2 à Dallas, on s’imaginait mal, pour les plus pessimistes, l’Impact faire un résultat positif face au Dynamo en jouant de la même manière que la semaine passée. Il n’en fut rien. À Dallas, l’équipe était restée tactiquement en place pendant environ dix à quinze minutes, avant d’exploser complètement et de nous offrir une game complètement saccadée, digne des plus beaux derbies du District du Maine-et-Loire. À Houston, même si l’alignement proposé par Klopas nous laissait dans le vague, force est de constater que le dispositif de l’entraîneur Greco-Américain tient la route, même avec des absents, même avec des joueurs à court de forme, même avec Warner ailier droit. Soit l’énoooorme point positif de ce début de saison, car je ne reviendrai pas sur les errances tactiques de feu Schällibaum.

Le positionnement des joueurs sur la pelouse n’est pas l’unique point positif pour l’Impact. Après la préparation et ces deux matches sur la route texane, certains points du projet de Klopas semblent se mettre en place. Pour pallier au manque de vitesse et parfois de réactivité de ses défenseurs, Franky La Klope a instauré un pressing haut, qui permet à la fois à ses joueurs défensifs de remonter loin du but, réduisant de fait l’espace entre les lignes, et qui met la pression sur des adversaires dont les qualités principales ne sont pas la conservation et la circulation du balloune. L’Impact récupère ainsi la gonfle bien plus rapidement, bien plus haut, et esquive de fait un éventuel pressing en amont des attaquants.

D’autre part, la possession et l’utilisation du ballon ont été revues. Quand en 2013, l’Impact semblait bien incapable de faire tourner sans s’empresser, il paraît aujourd’hui en mesure de tenir un ballon haut dans le camp adverse, en jouant de courtes transmissions et de nombreux déplacements, qui gardent l’équipe toujours en mouvement et ouvrent les espaces. Le travail, pour y parvenir, de Bernardello, Bernier ou Wenger est par ailleurs impressionnant. En résultent de nombreuses opportunités de but que l’Impact se crée grâce au respect des consignes et parfois grâce à la passivité de la défense de Houston.

C’est ainsi que l’on aura vu Andrew Wenger se créer trois excellents opportunités dans ce match. La première dès la 3e minute, où grâce à un très bon appel et une passe par-dessus parfaitement réalisée de Bernardello, il se retrouve seul à l’entrée de la zone de réparation avec dix bons mètres d’avance sur les centraux de Houston. Problème : quand Wenger a le temps de réfléchir, il se loupe lamentablement. Pour preuve, Andrew tergiverse et se fait embrouiller par les rebonds du ballon, manque son contrôle et laisse le temps au portier Hall de le gêner. Sacrament Wenger. C’est pourtant sa seule et unique étourderie du match, puisqu’il place une excellente frappe une demi-heure plus tard, bien sortie par Hall, après un jeu très intéressant entre Felipe et Warner. Sa troisième grosse chance se présente à la 61e minute. Sur un bon corner rentrant de Mapp, Ferrari manque sa reprise au second pote mais transmet involontaire à Wenger. Dos au but à 4 mètres, l’attaquant Bleu et Noir parvient à glisser la balle dans le but de l’extérieur du gauche. Oui, mais non, car ce cocu de Sarkodie, sur sa ligne, dégage en catastrophe.  Comme à Dallas, l’Impact se voit refuser un but par un défenseur savamment placé venant suppléer son gardien.

Trois grosses possibilités pour Wenger, trois autres pour Montréal, par Felipe, Mapp, puis Bernier. À la 17e minute, une nouvelle fois sur une belle combinaison entre Warner, Wenger et Felipe (Team WWF), l’Italo-Brésilien conclue par une frappe dans la surface qui frôle le montant de Hall. Juste avant la mi-temps, Mapp profite d’une énième récupération haute de Bernardello pour filer au but, mais se remettant le balloune sur le pied gauche, il perd un temps fou et ne peut ajuster sa frappe. Enfin, à l’heure de jeu, Pat’ Bernier profite d’un renvoi plein axe de la défense sur coup franc pour ajuster une superbe demie volée à 25 mètres que Hall claque au-dessus de sa tige. Aucun but sur ces six grosses occasions…

En face, Houston n’aura réellement que trois possibilités et ne marquera que sur une déflexion ultra-chanceuse à la 40e. Sur une touche, le ballon parvient dans l’axe à ce gros douche de Bruin, qui crochète et frappe. Le malheureux Miller venu tacler le tir au départ voit la balle clocher et lober Perkins. 1-0 Houston sur une demie occaz’, bien moins nette que celle du début de match où une mauvaise entente Ferrari-Camara a permis à Barnes de déborder et centre pour Driver. Le Conducteur de chars, bien moins affuté et bel homme que Ben Hur, reprend aux 8 mètres, mais Saint Troy avait bien anticipé et sort la frappe du joueur de Houston. Et cette première action était finalement le saint-bol des frayeurs montréalaises, comme à Dallas samedi dernier. Entends-je par là que sur chaque action texane, j’ai tartiné mes bobettes de tout ce que mon corps pouvait rendre comme fluides et solides. Chaque percée convaincante de l’adversaire semble pouvoir faire mouche, à l’image de l’opportunité de Bruin à la 75e minute. Lancé par Boniek Garcia et bien aidé par le loupé de Ferrari, Le Douche, par total manque de talent et de prestance, se l’emmène mal, commun symbole du tcheum qui va pas conclure, et butte sur Perkins tel qu’il eut buté sur un bel Apollon dans la conquête d’une douce demoiselle (hors New-Jerseyiennes, bien entendu).  Et puis de toutes façons, même quand ce n’est pas convaincant on se chie dessus, comme sur la reprise de Sarkodie qui frôle montant à la suite d’une… touche.

Mis à part quelques escarmouches de dernière demi-heure, souvent gâchées par manque de lucidité (quelques erreurs techniques, des mauvais choix…), l’Impact ne reviendra pas au score, mais l’aurait à nouveau bien mérité. Le bilan de ces deux premiers matches est alors très partagé et extrêmement frustrant. D’une part, j’ai vu une équipe avec des principes de jeu clairement visibles et établis, ce qui est très rassurant quant aux capacités de Klopas et vis-à-vis des errements de Schällibaum la saison passée. L’équipe se tient beaucoup plus et forme un bloc, on ne voit plus un groupe coupé en deux au milieu de terrain comme ce fut souvent le cas. Les joueurs imposent un pressing, conscients qu’il leur est difficile de contenir un adversaire en jouant devant sa surface. Résultat : l’Impact récupère le ballon haut et concède quand même moins d’occasions, même si chaque incursion reste une angoisse.

Dans une autre mesure, on remarque que ce plan de jeu est respecté quelque soit le XI aligné. Un point positif mais qui ouvre sur les choix de Klopas. Déjà à Dallas, j’avais critiqué la titularisation de Brovsky. Samedi, je me suis étonné de voir Warner prendre un couloir, même si je conçois qu’il possède bien plus de qualités offensives (mais pas de débordement) que défensives. Un choix tactique défensif et de conservation potentiellement louable, à condition de jouer le coup à fond en n’exilant pas Mapp à gauche, où il est moins percutant. Mais ce n’est pas là où, pour moi, le bas blesse. La défense pose réellement problème. Brovsky n’a pas pu faire pire qu’à Dallas, mais n’a pas réalisé un grand match. Camara semble parfois perdu dans l’axe, et on perd son explosivité sur le côté droit. Ferrari reste Ferrari, pas si pire samedi, et Miller fait amplement l’affaire. Je militerai donc dorénavant pour un blackboulage temporaire de Brovsky et la titularisation dans l’axe de Lefèvre, si convaincant.

Pour terminer, le bilan est donc mitigé. Autant, je suis rassuré sur les choix tactiques de Klopas, ce qui est un point extrêmement positif. Mais d’un autre côté, on voit clairement que La Klope ne connaît pas encore son effectif et teste beaucoup ses joueurs. C’est pour ça que je demandais à Bernier si cinq matches de préparation étaient suffisants quand d’autres équipes en faisaient huit… À voir. Quoi qu’il en soit, l’Impact revient à Montréal avec 0 point en deux matches, il aurait pu en avoir 2 ou 4 sans parler d’escroquerie. Je suis pourtant convaincu que cette année ne sera pas si désagréable qu’annoncée.

Un pack de Montréal

Troy Perkins (3/5) : Toujours là quand il faut, Saint Troy nous a encore sauvé de la déroute une paire de fois. Face à Driver avec une anticipation monstre, puis face à Bruin pour maintenir l’espoir. Impuissant et malheureux sur le but qu’il encaisse, ça fait 4 pions à la con pour lui en deux matches.

Jeb Brovsky (2/5) : Toujours pas au top de sa forme, ni même proche de l’atteindre. Moins en vue (ouf) qu’à Dallas grâce au bon pressing devant lui, il reste tellement facile à effacer que s’en est presque triste pour lui.

Matteo Ferrari (2/5) : Beaucoup plus impliqué et sérieux que la semaine dernière, mais des gros problèmes d’entente avec Camara, notamment sur le premier but. Quelques pétouilles également, devant Bruin par exemple, qui m’ont fait changer de bobettes pour la 4e fois de la soirée.

Hassoun Camara (2/5) : Un peu le même commentaire que pour Matteo. Il a eu des absences, des retards, mais globalement il a fait un match sérieux. Je reste sceptique sur cette charnière, Hassoun étant complètement au-dessus des étoiles à droite.

Eric Miller (3/5) : Le Rookie continue sur sa bonne lancée. Combattif jusqu’au bout, malgré sa déviation poissarde qui trompe Perkins, il a été pris à défaut quelques fois mais son engagement et sa contribution pour l’équipe sont déjà importantes.

Patrice Bernier (3/5) : Le Capitaine est de retour. Du coup, je ressors mon montage dont je suis si fier. Précieux dans les récupérations et les transmissions, précis dans ses frappes, plus classe que jamais. Certes pas prêt pour 90 minutes, mais à fond pendant 70.

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Hernan Bernardello (3/5) : Au four et au moulin. Un nombre de récupérations incalculables, souvent dans le camp adverse et décisives. Des longs ballons précis dont il n’exagère pas. Un bémol, il fait parfois quelques boulettes, des pertes de balle qui s’avèrent dangereuses. Attention à ne pas trop se reposer sur lui.

Justin Mapp (2/5) : L’effet Mappillon s’est fait moins ressentir qu’au match précédent, mais on l’a vu ressurgir par intermittences. Ça c’est d’ailleurs plus remarqué en seconde demie, quand Justin s’est aventuré sur son côté droit, où il a pu débordé comme il aime.

Felipe (2/5) : J’ai vraiment un problème avec Felipe. Le gus est pétri de talent, a un touché de balle au-dessus de la moyenne, mais c’est un salmigondis de football qu’il nous propose. Certes, il presse, récupère des ballons, mais ses choix sont souvent extrêmement contestables, et quand il n’a pas une lumière dans le match, c’est extrêmement frustrant.

Capture d’écran 2014-03-16 à 12.07.21 Voilà voilà.

Collen Warner (2/5) : Bien meilleur ailier de pas-débordement que milieu-défensif qui ne sait pas défendre. Il s’est bien intégré aux jeux en triangle aux abords de l’attaque, bien qu’éteint en deuxième demie. Il reste néanmoins un joueur au niveau limité qu’on devrait, je l’espère, assez peu voir cette année, sauf si, Djézous m’en garde, blessure de Bernier ou Bernardello.

Andrew Wenger (3/5) : Je vous vois, plein de malice, jurer sur les ratés d’Andrew. Enfin, le raté. Alors oui, ce qu’il rate est scandaleux, mais tout ce qu’il fait de bien dans ce match couvre largement ses quelques errances. Création d’espaces, d’actions, des déviations précises, une intelligence de jeu certaine. Oui, il m’énerve, mais j’ai confiance en Andrew.

Substituts

Blake Smith : Rentré 20 minutes, pour une tentative timide de tout le monde devant qui aurait nécessité de faire rentre Mallace et Gonzalez à plus de cinq minutes du terme.

Calum Mallace : A fait ce qu’il fallait pendant cinq minutes.

Santiago Gonzalez : Un bon ballon, une frappe trop lointaine, comme à Dallas. Il lui faudra plus de temps de jeu.

Retrouvez les faits saillants en vidéo après l’avertissement ici

http://www.impactmontreal.com/fr/news/2014/03/highlights-dynamo-1-0-impact

Et un aperçu du match vu des tribunes

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Zéro point, mais du bon, voire du meilleure que l’année dernière en fin de saison. Le prochain match aura lieu samedi 22 au Stade Olympique où 24 000 billets ont été vendus, chiffre que l’on espère augmenter d’ici là. À tantôt donc, pour défier les Sounders de Seattle, fraîchement battus par Toronto, et prendre nos premiers points (trois, selon mes calculs).

Becs anaux,

Mauricio Vincello

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