Inter – Sampdoria (3-2) : L’Internazionale academie livres ses notes

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Le Snake se souvient…

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Ah la Sampdoria, saviez-vous que le Snake était très admiratif de ce club ? Il considère même le Derby de Gênes face au Genoa comme l’affrontement historique par excellence en Série A. Mancini, Vialli, Mannini, Vierchowod, c’était la belle époque. C’était romantique, beau, léger, Snake a d’ailleurs perdu sa première couille un soir de 92, lorsque les Blucerchiati se sont fait écraser 1-0 par le Barca en finale de la Ligue des Champions, une sombre histoire de paris truqués et burnés. Et ce maillot, quelle classe, et ce Logo qui arbore fièrement le sigle des hommes de la mer (seuls les lecteurs qui ont joué à Xenogears comprendront, c’est à dire personne), bref la Sampdoria c’est bien. Et même si vous vous en foutez, il fallait bien introduire cette Académie.

L’Inter, qui reste sur sept victoires consécutives, dont cinq en Série A, reçoit donc une équipe de la Sampdoria en proie au doute puisqu’elle vient d’encaisser quatre défaites d’affilée alors qu’elle avait superbement débuté sa saison, faudrait pas qu’ils se réveillent contre nous, les Nerazzurri sont spécialistes dans l’art de relancer les équipes en difficulté.

Pour cette partie, Stramaccioni doit faire face à bon nombre de difficultés : Jesus est suspendu, Ranocchia est à un carton jaune de sauter le choc face à la Juve de samedi (et jouer les Zèbres sans son meilleur défenseur, c’est comme essayer de procréer sans semence ), le premier remplaçant en défense, Silvestre, affiche un niveau presque similaire à ses alter-ego du Milan, Sneijder et Coutinho sont blessés, Cambiasso doit se reposer, Obi revient de blessure, bref pour composer son équipe, le Mister a dû sérieusement psychoter.

 

Inter (4-3-3) : Handanovic, Zanetti, Ranocchia, Samuel, Pereira, Mudingayi, Gargano, Guarin, Palacio, Milito, Cassano.

Les trop nuls pour débuter : Castellazzi, Belec, Jonathan, Bianchetti, Duncan, Alvarez, Livaja.

Stramaccioni a eu pitié d’eux : Cambiasso, Nagatomo et Silvestre à la place de Mudingayi, Pereira et Ranocchia.

Sampdoria (4-3-3) : Romero, Berardi, Gastaldello, Rossini, Costa, Tissone, Munari, Poli, Estigarribia, Eder, Soriano.

Les encore plus nuls : Berni, Falcone, Mustafi, Castellini, Poulsen, Juan Antonio, Icardi, Savic.

Sont quand même entrés en jeu : De Silvestri, Renan et Maxi Lopez pour Berardi, Poli et Snake a oublié le nom du troisième, faites pas les hypocrites, vous avez sauté ce paragraphe.

 

L’Inter revient donc à un schéma de jeu avec quatre défenseurs, risqué mais inévitable, c’est dans ces moments-là que l’on se rend compte à quel point Chivu nous manque. Et lorsqu’une équipe en vient à se languir d’un Roumain, c’est jamais bon signe. Quoiqu’il en soit, Stramaccioni risque Andrea, ce qui enterre définitivement Silvestre, et c’est tant mieux. Pereira est préféré à Nagatomo, aucune raison particulière si ce n’est un souci de faire jouer tout le monde, Cambiasso est laissé au repos, l’axe du terrain est confié à Mudingayi et Gargano, un poil trop défensif et aux carences techniques évidentes. C’est là que Guarin intervient, son profil de déménageur et sa faculté à se projeter vers l’avant sur certaines séquences sont utiles. Devant, c’est le « Tridente » habituel, avec Cassano, Palacio et Milito, sans que les positions ne soient figées, chacun se baladant selon les situations offensives.

L’Inter commence plutôt bien et tient la balle, mais on se rend rapidement compte que le lien entre le milieu et l’attaque est inexistant, Guarin perfore mais ne passe pas (cette phrase est monstrueuse sortie de son contexte), Gargano et Mudingayi se battent sur tous les ballons mais leur jeu est beaucoup trop latéral, et la Samp’ bloque bien ses côtés ce qui empêche Pereira de déborder correctement. Snake craint ces configurations et il ne sera pas contredit : Inexistants dans le jeu, les Blucerchiati vont ouvrir le score sur un coup de pied arrêté par l’intermédiaire de Munari, le cousin germain de Muntari. Ranocchia et Samuel se font la gueule et se gênent, ce qui profite au milieu de terrain qui n’a plus qu’à pousser la balle au fond.

Dès lors, les Blucerchiati vont reculer et attendre sagement, et ça l’Inter déteste, car faire le jeu, c’est pas son dada, au grand dam d’Omar le Sherif. Les Nerazzurri vont quand même réussir à se créer des occasions, mais ni Milito, ni Guarin ne parviennent à égaliser. A la mi-temps, Snake jette un œil aux résultats des autres matches, la Juve tenue en échec par Bologna, Naples et la Lazio menés par l’Atalanta et le Torino, c’est une occasion en or, il faut absolument revenir et gagner pour profiter d’éventuels faux-pas.

En seconde période, Cambiasso remplace Mudingayi, volontaire mais un brin nerveux (ça fleurait le carton rouge), résultat, le ballon circule mieux, plus vite, et les positionnements d’Il Cuchu impressionnent Snake, il savait que défensivement c’était un monstre, mais il ignorait qu’il avait la veine offensive d’un numéro 10. Placement entre les lignes, déviations astucieuses, transversales millimétrées, Cambiasso transfigure le jeu Interista et les trois de devant se mettent plus en évidence, et lorsque Palacio sert parfaitement Milito dans la surface et que Le Prince se fait ceinturer par Costa, avec pénalty + carton rouge à l’appui, Snake se détend le sphincter. Diego transforme l’offrande, un partout.

Réduits à dix, les Blucerchiati vont encore moins exister et se soumettent à l’Inter qui domine, et sur une contre-attaque judicieusement initiée par Milito sur une simple déviation, Cassano déboule, fixe trois défenseurs et sert Palacio qui crucifie Jesus, euh pardon, Romero d’un plat du pied poteau rentrant, l’Inter prend l’avantage.

Une dizaine de minutes plus tard, Cambiasso lance Nagatomo en position de hors-jeu, le Jap que l’on reconnait au nez temporise et remise pour Cassano, ce dernier transmet à Guarin qui feinte, entre dans la surface et s’en va battre Romero, qui après La Nuit et le Jour des Morts-Vivants, découvre le match des Morts-Vivants.

Stramaccioni peut souffler et décide de sortir Ranocchia au cas où, c’est donc l’occasion pour Silvestre de tenir son rang et d’offrir un but à Eder à la 92ème minute, histoire de ne pas gâcher les mauvaises habitudes.

3-2 score final, un score flatteur pour la Samp’ qui n’aura pas montré grand chose ce soir. De son côté, l’Inter grimpe à la seconde place et peut préparer sereinement le choc de samedi soir face à la Juve, si on gagne sur une énorme erreur d’arbitrage à la 90ème minute, Snake vous paie sa tournée.

 

Les Notes :

Handanovic : 2/5. Deux incursions adverses, deux buts encaissés. N’est pas réellement fautif, mais n’a sorti aucune parade décisive. Lorsque nous sommes habitués à l’excellence, la banalité est inacceptable. La prochaine fois, ce sera la pendaison.

Zanetti : Milliard²/5. Snake prend les menaces de Marco très au sérieux, Il Capitano récupère donc ce qui lui revient de droit. Mais de toutes les manières, sur ce match, il n’avait pas besoin de ça pour obtenir la note maximale.

Ranocchia : 1/5 sur le but, où le ballon lui glisse le long des cheveux (vous imaginez à quel point ils sont lisses ?), 5/5 pour le reste du match. N’a pas semblé gêné par l’épée de Damoclès au dessus de sa tête, a remporté tous ses duels une nouvelle fois et a su se remobiliser rapidement après le but de la Sampdoria.

Samuel : 4/5. Ce type est une énigme pour Snake, on ne le voit quasiment pas du match, pourtant il ne commet aucune erreur. Enfin là si, il ne communique pas assez avec Rano sur le but de la Samp’. Mais Snake lui met 4 parce qu’il engueule Silvestre à la fin du match. Merci Samuel, merci !

Pereira : 2/5. Il n’a jamais été mis en danger, donc difficile de juger sa prestation défensive. Par contre, il n’a rien apporté offensivement, et ça, c’est problématique. Snake lui offre un stage Larqué « apprends à centrer toi aussi ».

Guarin : 5/5. Vous savez que le chef d’œuvre de De Palma, c’est Phantom of the Paradise ? Le rapport avec Guarin ? Aucun, mais comme Snake ne savait pas quoi dire pour saluer son extraordinaire performance …

Gargano : 3/5. Courir : Ok. Se battre : Check. Combler les brèches : Done. Prochaine étape : Réfléchir à comment réaliser tout ceci de manière utile.

Mudingayi : 3/5. Beaucoup trop limité techniquement pour occuper le rôle que lui a confié Stramaccioni, ce qui l’a agacé. Rapidement averti, il est sorti à la mi-temps, remplacé par

Cambiasso : 5/5. Si un rebeu demandait le prix d’un fauteuil à un commerçant, il le prononcerait « Cambia sso fauteuil ? ». A part ça, c’est l’homme de la seconde période, et même l’homme de ce début de saison. Lui et Zanetti communiquent beaucoup avec Stramaccioni, parfois en plein match, du coup Snake ne peut s’empêcher de penser à :

 

Milito : 5/5. Un pénalty et une expulsion provoqués, une transformation réussie, une action pleine de classe qui accouche d’un poteau (Snake n’aimerait pas être à la place de la femme qui accouchera d’un poteau), une déviation astucieuse qui amène le second but Interiste, un match plein du Principe.

Palacio : 4/5. Il démarre souvent lentement, monte en régime puis finit fort, cus de Snake au lit (c’est faux). Tous ses buts cette saison ont été inscrits dans le dernier quart d’heure, et y en a encore qui pensent que le joueur Clutch par excellence, c’est Kobe Bryant ?

Cassano : 3/5. Un peu en dedans physiquement, même si sa course et sa passe sur le second but Nerrazzuro sont teintés d’intelligence. S’est contenté d’orienter le jeu le reste du temps, avec plus ou moins de réussite. Peter Pan tringlera Clochette samedi soir, soyez-en sur.

 

Les entrants :

Nagatomo fait marrer Snake car il se propose systématiquement sur son côté gauche et est ignoré une fois sur deux, mais lorsque l’on pense à lui passer la balle, cela amène le troisième but de l’Inter. Quant à Silvestre, et bien Silvestre.

Voici les Highlights :

Rendez-vous samedi soir pour Le Derby d’Italia au Juventus Stadium, d’ici là, faites Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, le meilleur James Bond de tous les temps.

 

La Bise.

 

Snake.

 

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