La Bud’académie, article 2
Venez, c’est bien.
Une fois n’est pas coutume, on va commencer par une leçon de Géographie.
Budapest ou Bucarest ?
Vous en avez peut-être entendu parler. En mai 2012, 400 supporters de l’Athletic Bilbao sont arrivés à Budapest pour assister à la finale de coupe de l’UEFA opposant leur club à l’Atletico Madrid. Sauf que… manque de bol, le match avait lieu à Bucarest, à 600 bornes de là. Une belle bande de pitres vous allez me dire. Vous avez raison. Et puis je veux pas faire dans la polémique mais quand un pays a un taux de chômage de 25%, on peut légitimement se poser des questions sur le niveau d’éducation. Et je parle pas de leurs coupes mulets dégueulasses. Des peintres j’vous dis.
Il n’empêche que c’est une confusion qui n’est pas rare… nous qui vivons ici pouvons vous le dire, les gens se trompent une fois sur deux. En même temps, quelle idée d’avoir foutu deux capitales aussi proches avec des noms qui se ressemblent autant ? Putain de communistes.
Donc on le répète une dernière fois : ici c’est bien la Bud’académie de Budapest. Et pas la Bukkak’adémie de Bucarest, même si avouez que c’est un nom qui en met plein la vue… Ce n’est ni la bonne ville, ni le bon pays. L’académie du foot roumain existe déjà ICI de toute façon. (Bisous à eux)
Cela dit, la Hongrie et la Roumanie ont des destins étroitement entremêlés. Des histoires et des traditions communes, mais aussi des différends. Sortes de frères ennemis de l’Est de l’Europe. Pour reparler foot, tout ça débouche aujourd’hui sur l’un des derbies les plus chauds du continent. Le prochain chapitre s’écrira d’ailleurs le 22 mars au stade Ferenc Puskás, le Wembley hongrois où les deux équipes s’affronteront devant plus de 60 000 fans en ébullition. On y sera.
La Bud’académie est ouverte. Premier objectif atteint. Maintenant, comment rendre le foot hongrois intéressant ? Autrement qu’en vous mettant des photos de putes je veux dire, bande de coquins…
Pas sûr qu’un résumé des matchs du weekend vous plaise. Quoique, 24 buts marqués en 6 matchs pendant la 17ème journée, c’est pas trop mal non ? Stéphane Guy dirait pas non. Imaginez plutôt. “Ohhhhh ce diable de Norbert Német !!!“, suivi d’un “Mais quel but signé de sa Majesté Patrik Tischler !!!” l’action suivante. Car oui, Norbert et Patrik sont des prénoms en vogue ici. Comme Attila ou Zoltan. Ca a autrement plus de gueule que Léo ou Lucas, non ?
De toute façon, le championnat hongrois est en trêve hivernal pour 3 mois, la saison ne redémarre que le 1er Mars 2013. Mais la question se posera.
Point météo.
La Hongrie a un climat continental. Il y fait très froid en hiver et très chaud en été. D’où cette longue trêve. Bon, c’est pas la Russie de Poutine, mais je vous assure que ça caille un max et qu’Orban, le président hongrois, c’est pas un rigolo. Petit conseil si vous venez passer un weekend, venez d’Avril à Octobre vous êtes a peu près sûr qu’il fera beau. Même si les bains hongrois en Hiver, c’est une petite folie… (Si c’était horsjeu.skyblog.com je vous mettrais des photos persos. Mais non.)
Présentations.
Cette année c’est la 113 ème édition de cette prestigieuse compétition : la Nemzeti Bajnokság I. Elle s’appelle en fait l’OTP Bank Liga, en hongrois dans le texte, car sponsorisée par la plus importante banque locale.
Le premier à la fin de la saison se qualifie pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Le 2ème et le 3ème pour l’Europa League. Et les deux derniers descendent en division inférieure, la bien nommée Nemzeti Bajnokság II.
Première partie de saison.
Comme on vous a dit, c’est la trêve hivernale depuis début Décembre et les matchs ne reprennent que le 1er Mars. Allons-y donc pour un petit point à mi-saison. Ne me remerciez pas de vous offrir sur un plateau cette façon unique de briller dans les dîners mondains. Vous allez épater tout le monde avec des “le Diósgyöri VTK est un peu décevant cette saison avec son goal average de -2” et autres “Messi… d’accord. Mais as tu vu le but de Gergely Délczeg dimanche dernier?”. Un vrai piège à nana ce championnat hongrois.
Au niveau du classement, sachez qu’un gros ventre mou s’est formé avec seulement 9 points d’écart entre le troisième et le quatorzième. Un peu comme en France en fait : bah ouais, tu gagnes 3 matches de suite et hop tu gagnes 10 places et tu joues l’Europe (coucou le Stade Rennais).
3 victoires ne suffisent pas par contre pour passer de la troisième à la première place, séparées par 10 points. Ça sent bon l’Europe pour le Györi ETO, qui pourra aller gaiement se prendre une bonne volée par Zilina ou Hibernians l’été venu.
A l’inverse, ça sent le sapin pour Siofok et Egri, avec respectivement 10 et 8 points d’écarts sur le dernier non-relégable.
De quoi rendre les supporters amaigris d’Egri quelque peu aigris. Et oui.
Le classement:
Classement Equipe Matchs joués Points Goal average
1 Györi ETO FC 17 38 +20
2 MTK 17 32 +10
3 Debreceni VSC 17 28 +6
4 Videoton FC 17 26 +6
5 Budapest Honvéd 17 25 +2
6 Ferencváros 17 25 +3
7 Diósgyöri VTK 17 24 -2
8 Kaposvár 17 23 -3
9 Paksi SE 17 23 +5
10 Újpest FC 17 22 +3
11 Szombathelyi Haladás 17 21 +4
12 Kecskeméti TE 17 20 -5
13 Lombard-Pápa TFC 17 20 -9
14 Pécsi MFC 17 19 -4
15 Egri FC 17 11 -15
16 Siófok 17 9 -21
La suite au next épisode. Peut-être bien qu’on vous expliquera comment on prononce le nom des joueurs et des clubs hongrois.
Buda & Dzsoni
On est sur twitter ICI.
Tout Horsjeu serait heureux d’accueillir une Bukkak’adémie. Moké, volontaire ?
Toujours bon ! On attend impatiemment les récits de Siofok – Egri FC.
Un petit mot sur Videoton, qui a affronté deux clubs belges cette saison ?
Je ne connaissais pas plus que ça, mais selon leur page Wikipedia, ils ont changé 7 fois de nom entre 90 et 96, donc ça m’intrigue.
Videoton s’est également appelé Streamingoton à une époque. Et Superhuitoton, il y a un peu plus longtemps.
Ne me remerciez pas, c’est cadeau.
Ah oui les bains c’est quelque chose ! J’espère qu’à Széchenyi le joueur d’échecs aux couilles géantes se porte bien.
Sympa les gars ce dépaysement footballistique, continuez (et mettez des photos de meufs à poil, dedieu !) !