La Canaris Académie note Nantes-Angers (1-0)
Purée, ils sont premiers
37 000 personnes, la Beaujoire à guichets fermés et la place de leader à l’issue de ce derby. Raynald n’en croit encore pas ses esgourdes et se repasse le résumé du match en boucle pour vraiment y croire.
Le match :
Un derby, c’est un peu comme un dépucelage anal. Au début, tu sais que ça va être serré et que personne ne va se livrer, mais une fois que le score est ouvert, ça peut vite entraîner une demi-heure de folie. Et c’est exactement ce qui s’est passé pour ce Nantes-Angers, avec un démarrage poussif pour les deux équipes. Privé de Keseru, Angers est venu chercher le nul, tandis que Nantes, en panne de latéraux, est aussi venu chercher le nul. Oui, oui, à domicile.

Veigneau à droite, Cichero à gauche, Der Zak’ est obligé de bricoler sa défense, ce qui explique le départ plus que timide de ses ouailles. Puis, à la demi-heure de jeu, Nantes se réveille sous l’impulsion de Bessat (frappe déviée par Malicki) et de Veretout (frappe en pivot au ras du poteau). Dominateurs sur le plan aérien, les Nantais donnent quelques frissons à la défense angevine, notamment sur deux corners de Veretout repris par Djilobodji. En face, seul N’Same se signale, à la course avec Madouni et sa caravane, mais Riou s’interpose.
Mi-temps sous les applaudissements d’un stade plutôt conciliant. Et dès le retour des vestiaires, Eudeline va chiper un ballon dans les pieds du latéral adverse, déborder et centrer pour Djordjevic qui convertit l’offrande. 1-0. Commence alors une période de domination nantaise, avec un Lucas Deaux omniprésent et un ballon enfin installé dans le camp adverse. Mais à un quart d’heure de la fin, Angers va connaître un temps fort, grâce à l’entrée de Diego Gomez et à un El-Jadeyaoui enfin sorti de sa sieste. Deux sorties courageuses de Riou et un coaching intéressant de Der Zakarian (entrées simultanées de Keita et Lee) entérinent la victoire des Canaris.
Les anal Yses :
– Avec le placement de Cichero à gauche, Der Zakarian a brisé un mythe : le dernier sud-américain ayant été titulaire au poste de latéral gauche était l’inénarrable Alexander Viveros.
– Des « Kita est un enculé » qui descendent de la tribune Loire, une ola dans la foulée, un hommage à Georges Van Straelen avant le coup d’envoi, le stade vit bien. Est un peu schizo mais vit bien.
– Même avec un autre club, Claudiu Keseru n’arrive toujours pas à être dans le groupe pour un match à la Beaujoire.
– Avec 46 buts en 144 matchs de championnat, Filip Djordjevic est dans la moyenne d’un Marama Vahirua ou d’un Grégory Pujol. Au-dessus d’un Patrice Loko (et de son hélicoptère maléfique) mais encore loin d’un Nicolas Ouédec.
– Oh purée, on est premier.
Les gars de chez nous :
Riou (4/5) : Pas franchement rassurant dans les airs en première période, il préserve la victoire grâce à deux sorties kamikazes en fin de match. Solide sur sa ligne également.
Veigneau (3/5) : Placé à droite, il n’a pas toujours été heureux offensivement. Par contre, quasi-intraitable défensivement, une valeur sûre.
Djilobodji (4/5) : Que demande le peuple ? Aucun attaquant ne lui fait peur et il maîtrise enfin ses interventions. Toujours quelques parpaings envoyés en tribunes.
Madouni (2/5) : A peine mieux que face à Dijon, la vitesse de N’Same lui aura fait vivre une première mi-temps horrible. Lent, mal placé, coupable de relances dangereuses, il s’est repris en seconde période lorsque l’équipe a joué plus bas. Mais je ne comprends toujours pas ce qu’il fait dans cette équipe.
Cichero (3/5) : Entendu dans les travées de la Beaujoire avant le match : « Tu vas voir, Cichero il peut jouer à gauche ». Hum. Non. Mais comme c’est un joueur doté d’une technique défensive solide, il s’en est sorti sans éclats ni encombres. Donc oui, il peut jouer à gauche. Mais pas trop quand même.
Touré (3/5) : Un match propre, intéressant dans la récupération, mais pauvre dans l’utilisation du ballon. Les consignes du coach peut être ? Remplacé par Keita (82ème), tout de suite dans le rythme.
Deaux (4/5) : Engueulé plusieurs fois par Der Zak’ car il se portait trop vers l’avant. Au secours ! C’est pourtant là où ce joueur est intéressant, dès qu’il percute et transperce le milieu adverse. Des interceptions bienvenues, un joli sens du déplacement, Raynald l’aime bien ce gaillard.
Bessat (3/5) : Sans Veigneau à ses côtés, il a été plutôt discret sur son aile, contribuant à verrouiller le couloir avec Cichero. Lee l’a relayé (82ème) et a montré que l’on pouvait lui faire confiance. En dix minutes, son activité a fait baisser la pression sur le camp nantais.
Eudeline (3/5) : Une première mi-temps à chercher la faille, puis son réveil a déclenché la bonne période nantaise. Passeur décisif, il sort sur une douleur aux adducteurs. Remplacé par Trébel (65ème), qui a fait n’importe quoi.
Veretout (2/5) : Lui le 6 de formation s’est retrouvé en soutien de l’attaquant. Pas sa place, pas efficace, mais n’a jamais baissé les bras. Les matchs doivent lui sembler bien longs en ce moment.
Djordjevic (4/5) : Une occasion, un but, ce mec marche sur l’eau. Pour le reste, un match à attendre les ballons et une activité dans le pressing et le replacement intacte.
Raynald regarde Nantes Djordjeviciser la Ligue 2 et offre des jolies images.
Câlins beurrés.
Raynald Dunoeud.
Dans fm13 Cicero est arrière gauche. Ceci dit, dans fm11 Trébel est gardien.
ça fait du bien de sortir du long tunnel(mais c’est pas une raison pour y retourner)
J’ai bien aimé la prestation de Deaux, Veigneau et Eudeline. Pas grand chose à dire. Un match propre, un bon milieu de terrain entre la 20ème et la 65ème (jusqu’à Trébel quoi).
Par contre, avoir une défense centrale incapable d’une relance propre (Madouni m’a fait frémir toute la première mi-temps et Djilo’, c’est pas ce qu’on lui demande), c’est effrayant. Plus jamais ça.
Franchement Trébel est tellement décevant, on sent qu’il pourrait faire un très bon joueur… Mais il préfère tenter tout un tas de truc improbable qu’il ne réussit jamais et rater les trucs les plus simples…
Les victoires déteignent sur mon coeur et mon charme. Si ça continue, je vais attraper une Versaillaise (c’est une Vertavienne de Paris). Je serai alors redevable envers Kita. Et si j’y pense en même temps, ça va mal finir. Pas forcément vite mais mal.
C’était une analogie de supporter fidèle à doggy club.