Y’a pas de petite soirée pour un Dandy, surtout lorsque ça part en gogaille avec les fidèles. Or donc, Samedi dernier, le PFC recevait un deuxième Olympique d’affilée (à enfiler ?)… de quoi confirmer une entame de saison d’excellente augure.

Pour faire court, et avec le recul, affronter une 2e équipe aux illusions brisées en deux semaines pouvait être très rafraichissant… un peu comme ce second cocktail de la soirée, celui que tu descends un peu moins avidement que le premier, et qui libère la parole et les ambitions.

Si nos Dandys ont pris le match par le bon bout et se sont montrés les plus séduisants, en prenant le jeu à leur compte, il faut reconnaitre qu’ils sont tombés sur un gardien Lyonnais en état de grâce… Nous nous quittons donc sur un match nul et vierge, à égalité de points au classement.

Tiens, y’en a un autre qui a trouvé la grâce cette quinzaine… ou alors il s’avère qu’une prise de conscience tardive (mais salutaire) pourrait presque faire oublier des années de mutisme.
Sydney a donc découvert, uniquement par l’entregent de son fils, que le racisme n’avait pas sa place dans les stades, et notamment à Lyon.
Après des années à saluer les tribunes à chaque match, puis à s’essayer au consulting télévisuel dans ce même univers schizophrénique, Sydney s’est ému et a parlé.
Et bien voilà, aujourd’hui je préfère m’en réjouir… et espérer qu’il a bien vérifié l’expiration de toutes les clauses contractuelles qui l’ont muselé jusqu’ici…

Certains consultants en cyclisme cherchent toujours une parade juridique pour libérer leur parole sur d’autres sujets.

Notre Dandy d’Or de la semaine


Allez… assez causé de ce match que je n’ai pas pu voir pour cause de grosse chouillasse, et place à celui de ce Samedi après-midi dans un stade de Jean Bouin bien bouillant.

Nos Dandys reçoivent une équipe de Strasbourg jeune, sans peur, et à qui on reproche souvent beaucoup de choses… A défaut de comprendre le projet d’ensemble, on ne peut reprocher à la jeunesse Strasbourgeoise d’avoir un semblant d’ambition… celle qui permettrait à tous ces joueurs de se relancer le plus loin possible de Strasbourg (mais pas à l’ESTAC non plus hein…).

Rosenior aligne son équipe type de Dandys, pour affronter les restes de son groupe d’antan. Seuls environ 50% de l’équipe qu’il a connue est toujours sous contrat, et déjà 2 entraineurs lui ont succédé. D’où l’adage : tout va très vite dans ce monde de merde.

Sans être un enjeu majeur, une victoire confirmerait les ambitions du PFC, face à un adversaire joueur qui aurait l’opportunité de nous dépasser au classement en cas de victoire à l’extérieur.

Je sens que les équipes vont se rendre coup pour coup, pour un match très ouvert.

Les Dandys d’Orly :

Le match :

Le PFC veut imposer son flow avec un 4-2-3-1 solide, qui fait peser en permanence la menace de projections rapides ou de fulgurances de ses maîtres à jouer.

0-15e les 2 équipes démarrent avec un pressing haut pour prendre l’adversaire à la gorge d’entrée. Les automatismes entrevus aux matchs précédents, notamment dans les couloirs permettent au PFC de mettre sous pression le RCS.
Camara déborde pour servir Sinayoko, dont la frappe en pivot n’inquiète pas Jorgensen (4e). Un beau renversement de jeu permet à Kebbal de centrer, SInayoko effleure le ballon, Koleosho surgit pour une frappe en angle fermé. Joli placement de Jorgensen qui fait l’arrêt buffet…
Paris monopolise le ballon et s’approche trop facilement de la surface.

16-30e Paris déroule une partition bien maitrisée… 4 joueurs / 5 touches de balle et Pagis qui lance Sinayoko pour un face à face avec Jorgensen. Le gardien sort le ballon du bout du pied. Il est le seul Strasbourgeois se montrer à son avantage.

Sur une relance de bouseux, Kebbal intercepte, sert Sinayoko qui lui remet avec beaucoup d’altruisme, et Kebbal voit bien le gardien adverse toujours avancé pour le lobber d’un coup de patte bien dosé. 1-0 pour Paris qui concrétise sa domination.

Si Strasbourg continue de roupiller tout l’après-midi, ils vont prendre le bouillon…

30 -45e le RCS sort mieux les ballons, mais ne se montre pas vraiment dangereux. Au contraire, il s’expose aux contres et décalages Parisiens, avec Camara dans le rôle d’animateur du dance floor par un placement astucieux.

Mi-temps : ça envoie du FOOT (pas au prix de 2 SMS) à Jean Bouin, mais au prix d’efforts répétés à la récupération, et surtout de maestria technique pour dépecer étourdir l’adversaire. Si Strasbourg s’en sort bien avec seulement un seul but encaissé, il ne faudrait pas regretter de ne pas avoir pris plus d’avance.

45-60e – après une interview improvisée de tonton Arsène (votre moment de journalisme anal offert sans supplément par Ligue 1+), le match reprend sur des bases plus équilibrées… les Strasbourgeois semblant enfin décidés à aligner plus de 2 passes au-delà du milieu de terrain.

Trapp s’interpose bien sur une frappe de Nanasi après un centre des 30m qui avait pris la défense au dépourvu.

Rosenior effectue son premier changement dès la 54e avec l’entrée de De Smet pour Traoré.
On ne va pas parler de coaching, car De Smet n’y est absolument pour rien dans cet enchainement magnifique entre Kebbal, Sinayoko, et un Lopez qui a bien senti le coup pour déborder sur l’aile droite.
Le centre rapide de Maxime sur Pagis surprend la défense, et Pablo se couche avec une belle spontanéité pour une frappe puissante qui trompe un Jorgensen consentant. 2-0 pour enfoncer le clou !

60-75e – le RCS est éparpillé par une distribution digne d’Océan Eleven… mais la débauche d’énergie des Dandys d’Orly se fait sentir… Koleosho conclu un bel échange avec une frappe toute molle au bout d’un rush de 35m…

Coach Rosenior sort Pagis et Kebbal pour Ikone et Matondo.
Le regain de fraicheur est bienvenu pour conserver l’intensité, mais l’équipe perd en technique et en fluidité.

75-96e – nouveaux changements pour Paris. Rosenior permet à Zabi et Marchetti de se dégourdir les jambes, et à Sinayoko et Lopez de souffler.
5 changements sur 10 acteurs dans le champ… Il n’y a que dans un groupe de K-pop que l’on n’y verrait que du feu…

Sur une relance anémique, Koleosho perd le ballon, et Mbow dévie le centre venu de l’Est au fond de ses propres buts… 2-1 après ce but ni mérité, ni malhonnête du RCS.

Paris recule, Paris souffre, mais Paris l’emporte avec enthousiasme et une fin de match moins maitrisée.
Strasbourg a attendu que Paris baisse d’intensité pour relever la tête. Avaient-ils les armes pour faire mieux ? On verra ça au match retour.

Commeunsymbole, Mr. Christophe Davoine – Meilleur Ouvrier de France – catégorie : Barman. Il se dit qu’il aurait appris les secrets du Shaker Challenge à Rosenior


Les notes du match :

Trapp : 3+/5 – relances propres, interventions soignées, ne peut rien sur le but encaissé… Un match Montessori en quelque sorte, loin d’être poussé dans ses retranchements grâce à la bienveillance des Strasbourgeois.

Camara : 3+/5 – son placement au cœur de l’attaque, en leurre ou dans le couloir, et ses couvertures défensives ont énormément gêné la défense adverse. Il a parfaitement compris ce qui était attendu de lui : le poison.

Mbow : 2+/5 – un ensemble convenable lorsque son équipe tient le ballon, mais 2-3 relances nonchalantes qui amènent le danger trop rapidement sur Trapp. Le CSC vient sanctionner cette propension a être dans les mauvais coups…

Coppola : 3+/5 – Intense au duel, souvent bien placé, sobre et précis dans la relance, il a fait un bon match de Dimanche après-midi.

Traoré : 3/5 – fiable et forcément plus contraint à un rôle défensif étant donné le rôle de son homologue du coté droit, beaucoup plus offensif

Lees-Melou : 3+/5 – il comblerait même le trou de la sécu si on le lui demandait. Une assurance tout risque, capable d’orientations lumineuses, et de mener ce groupe à cette 2e place méritée.

Lopez : 4/5 – toujours aussi complémentaire de son compère du milieu, il presse, oriente, distribue sans compter les courses… et à très bien senti le coup sur son seul débordement en dehors de sa zone de prédilection, pour une passe décisive pour Pablo.

Kebbal : 3+/5 – un but tout en toucher, une activité incessante. Il aurait mérité plus s’il n’avait salopé 2-3 situations très intéressantes avec des passes à l’adversaire bien moches. Il compense bien les montées de Camara lorsque nécessaire. Sa sortie prive Paris de solution technique pour mieux tenir le ballon.

Koleosho : 4/5 – des courses incessantes, une entente avec Pagis qui fait plaisir à voir, et surtout 96’ de désir… en témoigne son retour à la 94e pour aller contrer un ultime débordement adverse.

Pagis : 4/5 – Essentiel rouage au cœur du jeu, il apporte toute la panoplie d’un milieu offensif de haut niveau. Vision du jeu, conservation et dribbles au service du collectif, projections à bon escient, réussite à la finition. On en redemande…

Sinayoko : 4/5 – Peut-être un peu moins tranchant pour conclure au but, mais tellement précieux pour agiter le shaker et te sortir des cocktails de dribbles / déviations / fixations bien pénibles pour les défenses adverses.

Paris prend place dans le wagon de tête pour passer la trêve internationale dans un club assez fermé : invaincu au bout de 5 matchs.

Bises parisanales aux bourgeois de l’Est…

Marcel 2 Saillies

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.