La Sylvitartan Academy présente son groupe pour l’Euro

No Scotland, No Party !
Insolite : il décide de reprendre du service pour l’Euro 2024. La suite va vous étonner !
Et oui, grande compétition + Écosse = le retour de cette belle académie à l’odeur d’Irn Bru et de Mars frit. Une entrée en fanfare pour parler des hommes de Steve Clarke, toujours sur le banc de la sélection. Il faut dire que le gonze réussit l’exploit d’emmener le pays pour un second Euro consécutif. Il en a même profité pour prolonger son bail. Le voilà enchainé à son banc bleu et blanc pour deux ans, 2026 étant, pour le moment, la fin d’un règne marquant, éprouvant, gratifiant et ébouriffant. Prends ça Nekfeu.
Pour cette compétition, l’Écosse s’est brillamment qualifiée en terminant deuxième derrière une Espagne vaincue à Hampden et devant une Norvège décevante malgré la présence du bœuf Haaland et du génie Martin Ødegaard. Meilleur buteur des Écossais… Scott McTominay. Le milieu de Manchester United s’est révélé en tant que Box To Box dans le système en 3-6-1/3-5-2 de Steve Clarke. À ses cotés, John McGinn est toujours une figure talismanique importante tandis que Billy Gilmour montre pourquoi il représente le futur. D’ailleurs, un nouveau départ en club ne lui ferait pas de mal, mais c’est un autre débat.
Du coup, il est temps de parler des 26… des 28 appelés par Steve Clarke pour préparer l’Euro.
Le groupe Écossais (choisissez entre Frontierer, Biffy Clyro, Texas, The Proclaimers, Dvne)

Plusieurs choses à signaler. En premier lieu, pourquoi quatre gardiens ? Un choix incompréhensible vu que trois suffisent déjà bien. Faut espérer que Clarke en coupe un d’ici la deadline sinon, paye ton choix de con. Sachant que le titulaire indiscutable est Angus Gunn et qu’on en est très heureux ici à la rédaction.
Ensuite, les absents. Nathan Patterson, Aaron Hickey et Lewis Ferguson sont forfaits pour blessures. Pour les deux premiers, ça offre à Ross McCrorie et Anthony Ralston une place pour l’Euro puisqu’ils seront les représentants du coté droit de la défense. Concernant Ferguson, il pousse Steve Clarke à sélectionner Ryan Jack et Kenny McLean en big 2024. Toujours pas de Ryan Gauld qui s’épanouit en MLS, pas de Connor Barron pour préparer l’avenir, on reste avec les mêmes noms qui sont en fin de vie. Dommage.
Enfin, l’attaque. James Forrest est de retour grâce à trois bons mois avec le Celtic tandis que Ben Doak est là car c’est un bon moyen de s’assurer qu’il portera toujours la tunique Ecossaise dans le futur… sauf qu’évidemment il vient de se péter et qu’il est OUT de la compétition. Encore une envie de vècre.
Devant, trois noms : Ché Adams, en forme dans cette fin de saison avec Southampton et buteur contre Gibraltar en amical tout récemment. Il partira normalement titulaire. Derrière lui Lawrence Shankland. Saison au delà des trente buts inscrits pour l’attaquant de Heart of Midlothian et un jeu beaucoup en déviation et dézonage. Ce qui malheureusement implique une présence moindre dans la surface et donc peu d’occasions avec l’Ecosse. Enfin, Lyndon Dykes, attaquant de QPR qui s’est pété peu avant le premier amical contre Gibraltar et qu’on ne devrait pas voir de la compétition. Le dilemme se pose sur un possible remplacement, ce qui ne serait pas de refus vu que sinon l’Écosse part à l’Euro avec deux attaquants de pointe et que ça fait un brin léger. Ce qui amène Steve Clarke a appeler Tommy Conway (Bristol City), 21 ans, en forme avec les U21 et qui va découvrir le groupe avant l’amical contre la Finlande.
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Écosse a donc joué un amical tout pourri contre Gibraltar remporté 2-0 et s’apprête à recevoir la Finlande pour le dernier match avant l’entrée dans l’Euro. Une rencontre qui sera le 7 juin, date butoir pour les sélectionneurs pour officialiser leurs listes des 26. On peut donc se poser une question essentielle :
Qui qui va se faire jarter de la liste ?
Dans un monde idéal, un gardien de but est renvoyé chez lui. Normalement ça se jouera entre Zander Clark (Hearts) et Liam Kelly (Motherwell). Peu importe le choix du sélectionneur sur ce coup, tant qu’un portier rentre à la maison. Ensuite, on peut imaginer un départ d’un défenseur central, auquel cas ça se jouerait entre Grant Hanley (Norwich) ou Liam Cooper (Leeds) s’il ne se remet pas de sa blessure contractée contre Gibraltar. Il existe une possibilité où c’est un milieu qui saute et auquel cas, ça devrait se jouer entre Ryan Jack (Agent libre) ou Kenny McLean (Norwich), même si ce dernier semble haut dans la hiérarchie du sélectionneur.
Et puis, il subsiste la question du remplacement en attaque. Lyndon Dykes et Ben Doak sont out et il serait criminel de ne pas remplacer les deux joueurs. Si Tommy Conway vient d’être appelé, il serait de bon aloi de remplacer aussi Doak, ne serait-ce que numériquement, pour avoir plus d’options offensives. Néanmoins, on sait que Steve Clarke est parfois… frileux. On verra donc le 7 juin prochain.
Quelle ambition pour cet Euro ?
En voilà une bonne question, qu’est-ce que va faire l’Écosse ? Et bien, l’ambition est réaliser ce qu’aucune sélection écossaise n’a fait lors de compétitions internationales : passer la phase de poule. Jamais l’Écosse n’a réussi à se qualifier pour des huitièmes, des quarts etc.
Cette année, il n’est pas illogique d’imaginer une Écosse passer les poules. Si l’Allemagne semble largement au-dessus, la Suisse et la Hongrie sont des adversaires du niveau des Écossais. Et il n’est pas question de les sous-estimer, loin de là. Mais en regardant le parcours en éliminatoires, les matchs contre l’Espagne à Hampden Park et en Norvège doivent inspirer les hommes de Steve Clarke à prendre des points contre leurs adversaires directs.
Calendrier et pronostics :
Allemagne 1-1 Écosse – 14 juin 2024 21h
Écosse 2-1 Suisse – 19 juin 2024 21h
Écosse 2-0 Hongrie 23 juin 2024 21h
Maintenant vous êtes parés. On se donne rendez-vous après l’amical contre la Finlande pour un point plus complet et précis, puisqu’on connaîtra la liste finale qui ira à l’Euro. Prenez soin de vous et du rock n’roll et surtout, n’oubliez jamais que No Scotland, No Party !