LOSC-FC Nantes (2-1) : L’Unlimited Académie va se réveiller

5 journées pour s’y remettre.

Il fallait bien ça pour se remettre d’un mercato et d’un début de saison que Netflix jugerait « pas très réaliste ». La saison dernière n’a été qu’un long tunnel de merde, et la lumière qu’on voyait au fond ressemblait bien à celle d’un phare, celui du livreur qui venait nous amener la Domino’s. Mais non, on a réussi à se maintenir sportivement et, plus incroyable encore, administrativement. Parce que des recruteurs venus de toute l’Europe avec leur canne et leur labrador ont convaincu leurs présidents respectifs d’acheter au double de leur valeur des joueurs ayant passé une saison au fond du trou. C’est ainsi que Lopez a réussi à vendre Bissouma un million par passe qu’il a réussi dans sa carrière, à se débarrasser de Junior Alonso, ou encore de El Ghazi, tout en réussissant un mercato très prometteur.

Mais pour continuer dans le surréaliste, notre début de saison est réussi. 10 points et sur le podium après 5 journées, dans un championnat qui compte des Fekir, Falcao ou encore Rodelin, ça paraît presque absurde. Le dernier match a d’ailleurs vu Pépé confirmer qu’il marchait sur la Ligue 1, en éprouvant par trois fois la solidité des barrières du stade de la licorne. Pas de blessé cette fois-ci parmi les supporters lillois, en tenue de chantier pour l’occasion.

Mais place au match, pour lequel Galtier aligne la même équipe que celle qui a terrassé l’ogre amiénois, laissant une nouvelle fois Rémy sur le banc, lui préférant Rui Fonte.

Première mi-temps :

Après un début de match brouillon, José Fonte marque son premier but lillois, sur une passe décisive du petit prince de Pierre Mauroy, de retour au niveau ballon d’or pour l’occasion. Le corner avait été obtenu par pépé qui, s’ennuyant ferme, avait décidé d’humilier toute la défense nantaise avant de frapper sur le gardien. Votre serviteur, quand il s’ennuie, préfère se branler. Chacun son truc.

À partir de ce moment, la stratégie des deux équipes devient claire : à Lille, on met la tête de Nantes sous l’eau et on appuie. À Nantes, on essaie de découper les genoux de Pépé et de boire son sang pour essayer de récupérer une partie de son talent.

Mais le football est un spectacle, et pour que le suspense demeure, on ne fait pas le break, et on laisse quelques occases à Nantes avant la mi-temps.

 

Mi-temps :

Quand je regarde Nantes, je vois le Lille de Bielsa. Beaucoup de passes, mais peu d’idées.

 

Deuxième mi-temps :

Fin du miracle ? Le début de deuxième mi-temps nous voit rater toutes nos passes, perdre des ballons dangereux et notre confiance en nous. Mais c’est pendant que j’écris cette phrase que Ikoné décide de mettre un but surhumain. 2-0 à domicile face à une équipe inoffensive, toutes les équipes de ligue 1 se contenteraient de gérer sans se mettre trop en danger. Toutes ? Non, car une ville peuplée d’irréductibles lillois résiste encore et toujours à la facilité. Nantes finit par marquer un petit but, et ça fait du bien. Parce qu’on avait insulté aucune mère depuis le début du match, et que sans cela, l’expérience de football a un goût d’inachevé.

Fin du match, 2-1, le LOSC est deuxième et Pépé dans le viseur du Barça selon les experts de footmercato. L’avenir est radieux.

 

L’Unlimited Académie livre ses notes :

Maignan (3/5) :

Peu de travail, mais bien fait. Il faudrait quand même calmer cette irrépressible envie de dégager en touche.

Ballo-Touré (3/5) :

Pas d’erreur, quelques accélérations, et ballo me prouve match après match cette saison qu’il est bien un joueur de foot.

Soumaoro (3/5) :

Infranchissable, la véritable némésis de la carrure d’Adama, ce sont les encadrements de portes, qui refusent de le laisser passer.

José Fonte (4/5) :

Un but, une passe dé, et ce sourire ravageur qui met à l’épreuve mon hétérosexualité.

Çelik (2/5) :

Dans défenseur latéral, il y a défenseur, Zeki.

Xeka (2/5) :

On l’attendait pas vraiment à casser tous les tibias qui passent à sa portée, mais c’est bien ce qu’il a fait.

Thiago Mendès (4/5) :

Oui, je pense qu’aujourd’hui, Thiago Mendès peut s’asseoir à la même table que Griezmann.

Ikoné (2+/5) :

Invisible pendant 89 minutes. Surhumain pendant une minute.

Bamba (2/5) :

Beaucoup de mal à exister quand Pépé n’est pas là pour lui faire des passes de l’espace.

Pépé (3/5) :

Pas son meilleur match, mais il a quand même détruit la confiance de quelques défenseurs nantais. Complètement éteint en deuxième période.

Rui Fonte (1/5) :

Si tu voulais juste montrer que tu sais courir, il y a des marathons toutes les semaines. Pas besoin de le faire à Pierre Mauroy.

Michel Saistout

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