Manchester City-Manchester United (1-2) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

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Manchester is raide.

bobby_carlton

Salut à tous !

Ah le derby. Nous mesurons notre chance d’avoir dans cette bonne ville de Manchester deux équipes évoluant dans la même division, ceci donnant l’occasion de retrouver au moins deux fois par an ces précieuses joutes opposant nos rouges diablesses aux misérables putrides imbéciles portant liquette bleu ciel du camp d’en face. Bien évidemment, le match oppose un ogre, un géant, un mythe à une petite gagneuses sans honneur ni amour-propre se laissant acheter pour quelques pétrodollars. Et parce que de pouacreux esprits chagrins se voient parfois sombrer dans l’ivresse du rutilant guardiolisme au point de suggérer que Manchester est devenue bleue par on ne sait quel miracle, il est toujours bon de se voir donner l’occasion de remettre les pendules à l’heure.


Le match.

Partie sur des fondamentaux d’une qualité rare, la première demi-heure de United est de celles qu’on n’est pas près d’oublier. Une performance proche de la perfection au cours de laquelle les Citizens sont pris à la gorge comme jamais par nos tenaces gagneuses, ne tentent que de vagues incursions hasardeuses par l’intermédiaire de leurs ailiers sous speed et subissent d’impétueuses vagues offensives de la part de James, Lingard, Rashford…c’est ce dernier qui, parti d’un crochet puis un autre dans la surface bleu ciel, pousse Bernardo Silva à défendre, ce qui ne semble pas être son fort. Plus que jamais on fire, le jeune anglais transforme le coup de pied de réparation comme à l’entraînement face au gardien des U-11. 0-1 (23e).

Pour clore ce moment de grâce, le bienheureux Toto Martial décide de faire basculer à lui tout seul la rencontre dans une forme d’euphorie jusqu’alors si parfaitement éloignée de nos standards ces derniers temps que l’on peine à croire que tout ça est bien réel. Servi par James à l’entrée de la surface, le Français déclenche une frappe soudaine qui heurte le poteau d’Ederson et passe derrière ce dernier. Votre serviteur en craque son caleçon. 0-2 (29e).

Le reste ne serait qu’anecdote et frivolité (un but de ce rustaud d’Otamendi, juste pour nous rappeler à quel point Pep est une quiche au moment de recruter un défenseur central) si l’on n’avait pas l’occasion de saluer ce qui a vraiment fonctionné dans ce match au-delà du talent de nos buteurs : la tactique. Oui, on ne s’y trompe pas, c’est bien le plan d’Ole qui a fait déjouer le grand Guardiola et ses half-spaces inversés et ses courses obliques à têtes chercheuses. Un plan simple était de faire courir Fred et McTominay jusqu’à épuisement et de compter sur l’exceptionnelle ténacité de ses défenseurs : pari gagnant. De l’autre côté, Lingard n’a pas chômé pour faire le liant entre défense et attaque, mais a surtout réussi à embêter les précieuses relances et limiter les orientations de jeu des Citizens vers l’axe. Ce qu’on a vu ce samedi était le travail d’une équipe, chose qu’on ne croyait plus vraiment possible. Manchester est rouge.


Les notes

De Gea 4/5
Toujours extrêmement à l’aise sur sa ligne à l’image de ce ballon capté comme une passe sur un coup-franc bien tiré de Silva, il a encore péché sur une sortie et encaisse sur corner. Ceci dit vu le résultat, on s’en fout pas mal.

Wan-Bissaka 4/5
Il échappe à la note parfaite car c’est lui qui lâche Otamendi au marquage sur le but citizen, mais par ailleurs quel match de folie. Absolument impossible à prendre en défaut dans son couloir, il a aussi soulagé plusieurs fois ses copains de défense par des interventions salvatrices sur à peu près tous les ballons chauds qui sont passés devant lui.

Lindelöf 4/5
Héroïque et viril comme on aime, il montré qu’il aimait aussi quand ça pique, ce qui est bien. Une erreur de relance qui manque tout de même de coûter un but, mais derrière Wan-Bissaka vient lui sauver le cul (en taclant entre les jambes de Sterling – j’ai crié le nom de tous mes ancêtres).

Maguire 5/5
Oui ça c’était un capitaine. Calme même dans les moments de folie, il n’a jamais semblé pouvoir être pris en défaut. Une prestation référence.

Shaw 3/5
De loin le plus en difficulté face à un Bernardo Silva pourtant peu inspiré. Il a cependant rendu une copie plus qu’honorable alors qu’il est en reprise (et lui n’a pas les retours de James pour l’aider).

Fred 4/5
Semaines après semaines, il paraît remonter la pente et enfin justifier le lourd investissement que le club a consenti pour lui. Défensivement impeccable et enfin inspiré au moment d’accompagner les attaques, on en redemande.

McTominay 4/5
Le meilleur joueur à figurer sur la pochette du dernier PES.

Lingard 4/5
Pas de passe ni de but, mais une endurance à faire cracher ses poumons à un troupeau de buffles. Les centraux de City n’ont eu aucun répit, pas plus que de bons ballons à filer à leurs milieux.

James 5/5
Un danger permanent là où il ne se passait jamais rien les dernières saisons : c’est avant tout ce qu’il représente qu’on aime, plus que le joueur qu’il est. Son arrivée sur le côté droit est une réussite quasi-totale tant elle sublime notre jeu de transition. Et encore une passe décisive.

Rashford 5/5
On va pas vous faire une sculpture. Plutôt une statue.

Martial 4/5
Buteur tout en nonchalance, il a marqué parce qu’il en avait envie. Qu’il est beau, quand il a envie, notre Toto.

Bobby Carlton.

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