Montpellier-LOSC (0-1) : L’Unlimited Académie apprend de ses erreurs

On est devenus exigeants. Quatre matchs sans victoire, la saison dernière, on appelait ça « la routine ». Désormais, c’est « un scandale ». Et il est temps que ça s’arrête. Mais Montpellier, deuxième et très en forme, ne semble pas être le client idéal pour cela. Surtout qu’à en juger par la faiblesse du turnover de Galtier, il ne semble pas avoir tellement de solutions : une nouvelle fois, le match démarre avec une compo quasiment identique à celle du match précédent, puisque seul Araujo remplace Bamba par rapport à l’équipe alignée contre Lyon.

 

Première mi-temps

Mais le LOSC, qui aime mettre en doute la qualité de mes analyses, démontre dès l’entame qu’une même équipe peut jouer totalement différemment. Dès la première minute, Lecompte détourne une frappe d’Ikoné sur sa barre, avant de réaliser un double arrêt stratosphérique sur corner. Mais finalement, il va craquer sur une reprise de Pepe, après une superbe action d’Ikoné. 0-1. Cela fait cinq minutes que le match a commencé et Montpellier, qui connait bien ça, a la tête sous l’eau.
Mais maintenant qu’on mène, le match va changer de visage. On va doucement perdre notre football et comme contre Lyon, rester sagement derrière. Ça avait bien marché contre eux ? Je ne me souviens plus. C’est ainsi que les trente minutes qui vont suivre nous verront aussi ambitieux que le scénario d’une comédie française. Elles seront également pour moi la véritable découverte de Florent Mollet : si l’être humain normal est fait à 90% d’eau, lui semble être constitué à 100% de velours. Mais finalement, les débats finiront par s’équilibrer avant la mi-temps, que l’on atteint avec un but d’avance.

Mi-temps, et finalement, ce score n’est pas immérité : si Montpellier a dominé presque toute la période, ils ont probablement été moins dangereux que Lille en cinq minutes.

Deuxième mi-temps

Les 22 joueurs reviennent sur la pelouse pour un long attaque-défense. Et si on a très chaud plusieurs fois, c’est globalement la défense qui prend le dessus, dans une période assez calme, que certains qualifieraient de « combat physique au milieu de terrain », mais qui ressemble davantage à un « vrai bon match de ligue 1 ». Le vrai fait marquant sera surtout cette démonstration de fair-play montpelliéraine, qui décide de jouer un ballon que Maignan avait mis en touche après s’être pris un projectile. Plus de peur que de mal, et une occasion de plus de briller pour Magic Mike. Sentant que ça chauffe, Galtier fait rentrer Rui Fonte et les deux parpaings qu’il a au bout des jambes. Incapable de récupérer un ballon sans faire faute, il cassera bien les offensives et les couilles de Montpellier, pour préserver le score.

Fin du match, 1-0 assez inespéré, et tout de même moins le sentiment d’avoir volé le match que contre Lyon. Et ça pourrait être le début d’une belle série, car le calendrier qui nous attend semble ultra favorable.

 

Les notes :

Maignan (4/5) :
Un clean sheat et des arrêts à la pelle, mais ses petits ponts sur des attaquants me manquent.

Ballo-Touré (1/5) :
Le bon vieux Fodé de retour au niveau qui l’avait révélé dans le cœur des supporters l’année dernière. Le côté droit montpelliérain avait systématiquement vingt-cinq mètres et trente secondes de liberté.

Dabila (3/5) :
Pas grand-chose à lui reprocher, il faut dire que Fonte ne lui laissait que les miettes. Il les a mangées goulument.

Fonte (5/5) :
Infranchissable, il était sur tous les ballons pendant 90 minutes. Un argument de plus au crédit de la solidité des murs portugais. Attention quand même à pas trop lever les mains en l’air sur coup franc.

Celik (3/5) :
Pas un mystère si Montpellier attaquait systématiquement à gauche.

Xeka (2/5) :
Des passes qui alternent entre très dangereuses et très ratées, nous ont mis en difficulté.

Thiago Mendès (3/5) :
Facile à la récupération et dans le jeu court, il a pissé sur le milieu de Montpellier avant de systématiquement envoyer des torpilles beaucoup trop profondes devant.

Ikoné (3/5) :
Passeur décisif et très actif devant, un peu plus de mal à défendre.

Luiz Araujo (2/5) :
Bamba devrait récupérer sa place contre Reims.

Pepe (4/5) :
Qui aurait pu croire que le petit oiseau apeuré qui avait démarré la saison dernière chez nous deviendrait une telle machine ? Pas moi, j’avoue.

Rémy (3/5) :
Pas faute de courir partout et de lever la main, il n’a jamais été servi. Mais il s’est beaucoup battu derrière. Une soirée au bar classique.

Michel Saistout

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