Montpellier – Rennes (0-0): La Paillade Académie ivre ses notes

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Quand je pense à Fernande…

 

Seigneur, je me vouerai tout entier à la noble quête dont Vous m’honorâtes. Mais avec l’équipe de romanos que je me promène, on n’est pas sorti des ronces.

 

 

Après le nul de salopes intergalactiques du week-end dernier, hier soir on a eu droit au nul des limaces en transhumance à Saint-Alban-sur-Limagnole. Et le plus effrayant dans toute cette marmelade neurasthénique, c’est que Jeannot Lapin trouve des points de satisfaction dans la performance des petits. Quand tu auras fini de te payer nos mouilles, face de myxomatose, tu pourras réclamer du crédit.
Alors certes c’est bien la Paillade qui a le plus poussé hier soir, avec des occasions dont il ne fallait que quelques poils pubiens de plus pour qu’elles se transforment en buts, mais on va pas passer le championnat à se réjouir d’avoir fait des « choses intéressantes ». Je préférerais qu’on joue comme des pines à poils ras, pourvu qu’on ait les trois points.
La zone rouge n’est pas si loin que ça, deux points, et le match de dimanche contre Ajaccio résonne déjà comme un impératif : soyez capables de gagner, bande de tartes de chibres poêlés sur pierre.
Mais, sempiternel petit mot qui fleure la remise en cause, devait-on s’attendre à autre chose en engageant La Fernande, qui en est à treize nuls et onze défaites pour ses vingt-cinq dernier matches de L1 ? Devait-on exiger des victoires splendides de panache, gorgées d’un lyrisme dont seul le Clapas peut accoucher ? Je laisse la réponse ouverte, comme un symbole de souris qui court dans l’herbe avec des messieurs enduits d’huile qui montrent leur queue à des escargots.
Indéfectible dans le soutien pour ce club qui m’a vu naître et me verras par la racine ingurgiter les pâquerettes, je ne peux que constater que des performances aussi chiatiques que celle d’hier soir pourraient entamer la forteresse de ma passion, telle l’écume effaçant le nom de sa bien aimée qu’on a tracé sur le sable, dans le seul but de casser l’abstinence.
Seigneur Clapas, redonne moi foi en cette équipe qui n’a plus rien d’un champion de France.

 

Les notes :

Jourdren (3/5): Quand on est capable de faire la doublure à la fois dans Le huitième jour que dans Le transporteur, on arrête le foot et on tourne une sex tape avec Corky.

El-Kaoutari (3/5): Polyvalent, polypocket, polystyrène, et la liste est encore longue.

Hilton (3/5): T’as pensé à payer ta taxe foncière ? Taxe immobilière ? Taxe professionnelle ? Taxe sur le personnel ? Taxe d’apprentissage ? Taxe si t’es pas sage, taxe sur tout ce qui bouge.

Congré (3/5): C’est combien un Montpellier-Toulouse en express ? Parce qu’il commence à être bon là, ça nous inquiète.

Jebbour (3/5): Il avait un cousin couscous-tajine Jeunechamp ?

Marveaux (3/5): Il a quand même le trente-cinquième prénom masculin le plus porté dans le département de l’Hérault, c’est pas rien.

Sanson (3/5): À la relance, c’est pas mal du tout. Faudrait que tu récupères plus de ballon par contre, vu que c’est ton poste.

Cabella (2/5): Donc pour résumer, je suis souvent victime des colibris, sous-entendu des mecs qui oublient toujours tout. Tout ça pour dire que je voudrais bien qu’on me considère en tant que tel.

Mounier (2/5): Running gag de bogoss du Macumba Night.

Bakar (1/5): Non mais je crois qu’il faut que t’arrêtes le foot hein, ce serait plus simple pour tout le monde. Parce qu’au bout du bout, je pourrais bien te mettre une balle dans la tête.

Montaño (2/5): Je veux bien, c’est ton ancien club, tu les aimes bien tout ça. Mais commence pas à t’habituer à jouer comme une quiquette, on en a déjà ça en stock.

 

Sont entrés en jeu ( pour faire coucou avec la bite):

Camara : Saint Souley de l’Immaculée Conception, sauvez nous de ces sombres flots diaboliques.

Herrera : Putain t’as créé un filon en Amsud.

Deza: Celui là c’est le bon.

 

Post rectum:

Un grand merci à Sportdub pour l’accueil et les bières, à Roazh Takouer pour avoir mangé toutes les pizzas, et à Jean Colère pour la leçon de style capillaire.

 

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert

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