Montpellier-Saintétienne (0-0) : La Paillade Académie s’endort dans son potagei

Je suis mort, qui, qui dit mieux ?
Mort le venin, coupée la rose,
J’ai perdu mon âme en chemin,
Qui, qui la retrouve, se la mette aux choses…
J’ai perdu mon âme en chemin,
Qui, qui la retrouve, la jette aux chiens…
C’est presque drôle, l’ennui. Ça vous visite en prenant des airs de marquis mais, finalement, c’est pas grand-chose. Rien qu’une petite ondée passagère sur le visage, un truc qu’un revers de main dispose en deux temps, trois mouvements. Quasiment négligeable, donc. Mais c’est drôle, on en sourit quand il vient toquer au carreau, bonjour, bonjour, donnez-vous la peine d’entrer. Il y a de la pagaille sur les fauteuils mais on va bien vous trouver une petite place, installez-vous. C’est important de rester poli, surtout quand on reçoit l’ennui.
Il devient vite un familier, il reste, prend ses marques et ses habitudes. On laisse toujours un couvert pour lui, sait-on jamais. Il débarque souvent à l’improviste, vous savez, alors, il faut rester alerte, préparé. Donc on laisse l’assiette, par précaution. On ouvre de temps en temps la porte, pour voir s’il est pas sur le perron, à attendre.
Il commence à vous suivre, voir où vous allez, comme ça, par curiosité. Il cible rapidement une activité en particulier, conscient que son apport pourrait changer la donne en pareille situation. Il se demande bien pourquoi vous vous obstinez à regarder ces onze cons courir sur un pré comme du bétail. Il remarque vite que, profitant du moment propice aux racines qu’est l’été, vous vous rendez à l’endroit même où les cons courent, pour voir ça de vos propres yeux, et pas à travers un écran.
Il a trouvé sa place. Il s’accroche désormais à votre tronc comme l’algue épouse son rocher le long du littoral, avec la morgue idoine.
Et de presque drôle, l’ennui devient corrosif.

Le match :

Si vous êtes un tant soit peu futé, vous aurez compris qu’on s’est passablement fait chier. Reconduction de la défense à trois centraux et des latéraux mobylettes et du reste du système (et des titulaires) qui a marché la semaine passée. Comme à son habitude, l’arrière-garde a rendu une copie immaculée et l’avant a chié dans le ventilateur en position « tempête », arrosant de mouscaille l’ensemble de la partie.
Une première mitemps hypnotique sur laquelle il conviendra de ne pas revenir, faut pas non plus se prendre pour Midas. La deuxième partait sur les mêmes bases jusqu’à ce que quelques pétards infusés à la merde viennent réveiller (oh, si peu) les travées assoupies de La Mosson.
Et c’est reparti pour une saison à 147 nuls. Youpi.

Les notes :

Lecomte (3/5) : au moins lui ne fait pas grand cas de la canule en se fendant à chaque fois d’une performance gaillarde.
Aguilar (1/5) : faudrait voir si c’est possible de débrider un scooter mais à l’envers, parce qu’il semblerait quelqu’un l’ait fait sur ce modèle.
Mendes (3/5) : parfaitement posé, mais y a toujours cette pièce en trop dont on se demande l’utilité.
Hilton (3/5) : bien épaulé par deux centraux plus mobiles, il fait un dernier pilier que même les mécréants respectent.
Congré (3/5) : il vient de Toulouse, Toulouse a battu Nîmes. CQFD.
Oyongo (2/5) : pas très utile mais, au moins, c’est rapide, dit la jeune mariée.
Skhiri (3/5) : ça cornaque parfaitement, ça craque parfois, mais les plus grands guides restent des hommes.
Lasne (2/5) : il pourrait presque être un socialiste tellement il est généreux mais tellement il le regrette après.
Mollet (2/5) : non, désolé, si on te place en 10, t’as rien à foutre collé aux attaquants, c’est pas les jupons de ta mère.
Delort (2/5) : son match ? Mais on s’en fout, il a fait le kéké du canal en houspillant la police alors qu’il était passager d’une caisse conduite par un mec ivre/sans permis/en excès de vitesse/en course-poursuite avec la maréchaussée. Le retour du fils prodigue, on vous dit.
Laborde (2/5) : bon il débarque, alors indulgence, indulgence. De l’envie mais dix-huit charriots de carnaval au cul.

Entrés en jeu :

Le Tallec, placé à son poste, prouve qu’il n’est pas une erreur de recrutement.
Sambia, mouais.
Skuletic, ahahaha… ?

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert

 

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

3 commentaires

  1. l’ennui, l’ennui, quand tout d’un coup tel la foudre le commentaire frappe
    « Oyongo (2/5) : pas très utile mais, au moins, c’est rapide, dit la jeune mariée.  »
    C’est beau de l’air

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