Napoli – Inter (3-1) : La Napoli Académie livre ses notes

Dai forza Napoli e Juve vaffa

Alors que la Juve fête l’obtention du Scudetto – le 29e selon la police, le 31e selon les syndicats – le Napoli est en passe de terminer deuxième du championnat, et de se qualifier directement pour la Ligue des champions. À trois journées du terme de cette édition 2012-2013, Naples compte en effet sept points d’avance sur l’AC Milan de Booba, n’a pas de marche arrière, ne pourra donc pas reculer. Pour cela il fallait d’abord l’emporter contre une Inter en petite forme et pour ainsi dire désarmée, puisque privée de nombre de ses meilleurs joueurs, et notamment en attaque. Le match aller m’avait laissé un goût d’amertume : l’équipe qui avait le mieux joué au football, Naples, n’avait pas été récompensée, et l’Inter avait fait preuve d’une froide efficacité en première période, tirant deux fois au but pour deux réalisations. Les Nerazzurri s’étaient imposés 2-1. Cette fois les Partenopei ont été récompensés pour avoir joué un meilleur football, tout simplement. Chose assez rare pour être soulignée, les Azzurri ont très bien commencé le match, et trouvé le chemin des filets dès la troisième minute de jeu, sur leur première attaque placée. Et quelle action… tout était parfait : la passe de Dzemaili pour Pandev d’abord, la passe laser de Pandev pour Cavani ensuite, qui trompait tranquillement Handanovic en ouvrant son pied. Derrière, les Nerazzurri ont eu quelques difficultés à inquiéter les Partenopei ; ils s’en remettaient au coups de pied arrêtés – sans succès – et exploitaient les quelques rares erreurs commises par la défense napolitaine. Zuniga concédait un penalty transformé par Ricky Alvarez. Mais se rattrapait ensuite quand, balancé dans la surface de réparation adverse, il obtenait un penalty qui permettait aux Partenopei de reprendre l’avantage. Cavani inscrivait au passage, son centième but sous les couleurs du Napoli, et ce en même pas l’espace de trois saisons, puisque celle-ci est encore en cours. Finalement Naples menait 2-1 à la pause, et cela semblait tout à fait mérité, à en juger par le nombre d’offensives menées par chacune des deux équipes. La deuxième période était d’un ennui mortel : Naples prenait le temps de s’approcher des buts de Handanovic et faisait tourner le ballon au maximum – ce qui est somme toute logique – et l’Inter, déjà pas franchement reluisante en première période, était désormais parfaitement inoffensive. Cependant le Matador nous réveillait un peu dans le dernier quart d’heure, en réalisant son 101e but sous les couleurs du Napoli, sur un nouveau service de Goran Pandev. Cet homme est un génie, permettez-moi de lui rendre l’hommage qu’il mérite :

CAVA

Les notes :

De Sanctis (4/5) : Des interventions de toute beauté en première période ; il a même failli arrêter le penalty de Ricky Alvarez. En deuxième période, il a moins eu l’occasion de briller, mais n’a pas commis la moindre faute.

Gamberini (3/5) : En comparaison de Campagnaro, il n’apporte rien offensivement. Mais était-ce nécessaire sur ce match ? À part ça, il a défendu correctement et sans jamais prendre de risques. Sorti sur blessure musculaire à l’heure de jeu. (Remplacé par Rolando : Comme ça, il a l’air de mériter plus de temps de jeu. À confirmer contre une équipe de foot toutefois).

Cannavaro (4/5) : Il a remporté tous ses duels ou presque, et sans transpirer. Patron.

Britos (3/5) : Bon match de Britos, qui confirme le mieux déjà aperçu au Stadio Adriatico de Pescara. De bonnes anticipations et une certaine qualité dans la relance.

Maggio (3/5) : Comme pour Britos, il a confirmé le mieux aperçu au Stadio Adriatico. Il a été assez impliqué offensivement, et n’a pas négligé les tâches défensives, dont il s’est acquitté avec un certain succès.

Behrami (4/5) : Ce n’est pas le joueur le plus élégant balle au pied, mais c’est un véritable monstre dans la récupération du ballon. Encore une fois, il a parcouru une distance de marathonien, a constamment harcelé le porteur du ballon au milieu de terrain, et a compensé les absences de ses coéquipiers de la défense. Une bénédiction pour Mazzarri.

Dzemaili (3/5) : Il est en confiance, et cela se voit. Très impliqué offensivement, il n’hésite pas à prendre sa chance, y compris quand il y aurait mieux à faire cela dit. Et, après plusieurs matches aux côtés de Behrami, les automatismes sont là ; cela se voit particulièrement en phase de récupération. (Remplacé par Armero : Il me plaît, à chaque fois qu’il entre en jeu il apporte quelque chose. Il est appelé à devenir un joueur clé d’ici à la saison prochaine, je pense).

Zuniga (3/5) : Drôle de match pour lui : il a d’abord concédé un penalty, avant de se racheter et d’obtenir le penalty du 2-1 – deux penaltys pas franchement évidents, surtout le deuxième pour être honnête.

Hamsik (3/5) : Un bon match mais on l’a connu plus décisif. À défaut de réaliser une passe décisive, il a pourtant eu plusieurs fois l’occasion de marquer, sur des services de Maggio et Cavani.

Pandev (4/5) : Pandev marche sur l’eau, Juan Jesus fait de la planche à voile. Double passeur décisif – et quelles passes – il emmerde les adversaires entre leurs lignes et libère des espaces pour ses coéquipiers. (Remplacé par Insigne : Et Pandev fut acclamé. Mais Pandev peut toujours courir pour obtenir l’honneur d’une chanson de Luca Sepe).

Cavani (5/5) : Déjà 101 buts avec Naples alors que la saison n’est pas encore terminée, et ce en faisant tellement d’efforts défensifs à chaque partie.

Diego Marulanda

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