Neftchi Baku-Inter (1-3), l’Internazionale Académie livre ses notes
Le Snake rejoint la famille des académiciens
Première Académie pour Le Snake qui remplacera dorénavant Marco Matrix les soirs de cuite. Et quoi de mieux qu’un bon gros match de merde face à une équipe pourrie pour inaugurer cela, comme un symbole de bizutage anal.
Pour la seconde journée d’Europa League, l’Inter se déplaçait donc en Azerbaïdjan pour y affronter le Neftchi Baku, de prime abord on aurait pu croire à une équipe Japonaise tant le nom a des relents Asiatiques, genre le nom d’une attaque secrète dans Naruto, mais ne vous laissez pas avoir, comme le montre ce schéma, cette équipe se trouve bel et bien en Europe :
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Y a pas à dire, l’Europa League, ça fait rêver.
Après un nul en ouverture face au Rubin Kazan au Meazza, l’Inter devait se reprendre et lancer sa saison Européenne face à une formation modeste, pour ne pas dire semi-pro. Toutefois, un problème se posait pour Andrea Stramaccioni, l’élégant coach de l’Inter : Comment gérer un tel déplacement, avec près de 15 heures de vol, à 3 jours d’un Derby face au sempiternel rival Milanista, qui sera nanti d’une journée de récupération supplémentaire en sus ? Si la phrase vous a semblé lourde, c’est tout à fait normal. Quoiqu’il en soit, le Mister a pris un certain risque en laissant au repos plusieurs cadres comme Cassano, Milito, Zanetti (oui, vous avez bien lu, Zanetti a été laissé au repos) et Samuel, les dispensant carrément du voyage. Palacio, qui revenait de blessure, a lui aussi été préservé. Résultat, une équipe quasi-bis qui aura à cœur de prouver qu’on peut compter sur elle en cas de besoin.
Les formations officielles :
Neftchi PFK (4-2-3-1) : 30 Stamenkovic; 22 Shukurov, 32 Yunuszade, 5 Mitreski, 16 Bertucci; 15 Ramos, 6 Sadygov; 10 Wobay, 9 Flavinho; 21 Nurahmadov; 11 Canales.
Remplaçants : 12 Balayev, 3 Yunisoglu, 4 Guliyev, 8 Abdullayev Elshan, 17 Abdullayev Araz, 19 Seyidov, 28 Medhiyev.
Inter (3-5-1-1) : 1 Handanovic; 6 Silvestre, 19 Cambiasso, 40 Juan Jesus; 42 Jonathan, 14 Guarin, 16 Mudingayi, 20 Obi, 31 Pereira; 7 Coutinho; 88 Livaja.
Remplaçants : 12 Castellazzi, 21 Gargano, 23 Ranocchia, 24 Benassi, 44 Bianchetti, 55 Nagatomo, 61 Garritano.
Arbitre : Kevin Blom (NED).
(Quoi ? Le nom des coachs ? Genre vous en avez quelque chose à branler du nom de l’entraîneur de Neftchi ? Bande d’hypocrites).
Résumé :
Ce fut un match réellement soporifique. Ok, le stade était rempli et y avait une bonne ambiance, avec des chants et des encouragements vraiment audibles et sympathiques, mais sur le terrain, c’était mou. On avait l’impression que l’Inter n’avait pas envie de jouer ce match et qu’elle pensait déjà à la misère qu’elle allait foutre ce dimanche à ses cousins honnis. De l’autre côté, les joueurs de Baku essayaient tant bien que mal de mettre à mal l’arrière garde Italienne (haha, elle est drôle celle-là), mais ils étaient beaucoup trop timorés, en plus d’être écrasés par l’événement. Pourtant ils ont éliminé Nicosie à poil lors du tour préliminaire, mais il faut reconnaître que l’Inter, même diminuée, c’était un autre niveau. Du coup, on assistait à un début de match attentiste de part et d’autre, puis au bout de 10 minutes, accélération Interiste initiée côté droit par Jonathan qui lance Guarin, le Colombien pénètre dans la surface et sert idéalement Coutinho qui place une belle Madjer pour ouvrir le score.
L’Inter se découvrait un peu plus et confisquait le ballon, prenant le temps de construire ses offensives au sol en partant de sa défense, au milieu Mudingayi abattait un travail impressionnant pour annihiler toutes les velléités offensives adverses, récupérant un nombre incalculable de ballons. Devant, Coutinho et Guarin s’excentraient beaucoup pour créer des décalages et déséquilibrer le bloc adverses en combinant avec Livaja et les latéraux (Pereira à gauche, Jonathan à droite), les Nerazzurri se sont crées 2-3 occasions avant de doubler la mise à la 30ème minute, Joël Obi reprenant du plat du pied un joli centre en retrait de Freddy Guarin, ponctuant son retour à la compétition d’une pirouette cacahuète.
Les joueurs de Neftchi trop timides, l’Inter décide d’enfoncer le clou juste avant la mi-temps, Guarin feinte la frappe à l’entrée de la surface et tenter de lancer Coutinho, le ballon est détourné par un défenseur et Livaja le glisse au fond des filets d’une tête plongeante.
Pas de vidéo pour ce but, ces cons l’ont supprimée.
Quoiqu’il en soit, l’Inter assure l’essentiel et se met à l’abri en une seule mi-temps. La seconde période verra les joueurs de Baku se montrer beaucoup plus entreprenants, encouragés par leur public et aidés par la nonchalance des Nerazzurri, ils se montreront très dangereux et réduiront la marque par Canales.
Malgré ce sursaut d’orgueil et quelques offensives intéressantes, Baku ne réussira pas à réduire davantage le score et s’inclinera logiquement face à un adversaire tout simplement supérieur, Stramaccioni peut se montrer satisfait : La moyenne d’age des trois buteurs est de 20 ans, en première mi-temps il y a eu d’alléchantes combinaisons, ses cadres ont pu se reposer et son équipe est en tête de son groupe (à égalité de points avec le Rubin Kazan). Prochain match face au Partizan Belgrade. Il faudra d’ici là revoir certaines choses ceci dit, car le premier quart d’heure de la seconde mi-temps fut indigent, avec beaucoup d’arrogance, d’approximations et un jeu en kick-and-no-rush désolant.
Les notes :
Handanovic : 4/5. Serein, intraitable, il dégage une impression de facilité franchement déconcertante. Le mec, il fait la même tête qu’il se fasse tirer dessus à bout portant ou en plein orgasme. Ne peut rien sur le but adverse, le ballon étant hors de sa portée.
Silvestre : 2/5. Lourd, lent, en retard sur ses interventions, celui qui devait être la recrue phare de la défense Nerazzurra se retrouve 5ème roue du carrosse, c’est ballot. Heureusement qu’il est ici en prêt avec option d’achat. Au moins il pourra se vanter d’avoir vu du pays vu qu’il sera cantonné aux matches de l’EL.
Cambiasso : 4/5. Positionné en tant que libéro dans une défense à 3, le relais de Stramaccioni sur le terrain a fait du Cuchu : Solide, propre, chef d’orchestre d’une défense relativement sereine, mais putain, faut arrêter avec les dégagements en catastrophe alors qu’il n y a personne aux alentours. Les rares fois où il a relançait au sol, ce fut très concluant, à méditer, toi, le cerveau de l’équipe.
Juan Jesus : 3/5. Snake lui met 3 parce qu’il s’est laissé piéger par les attaquants adverses plusieurs fois, on ne parle pas d’actions dangereuses ou d’erreurs grossières, mais d’interventions régulières trop souvent sanctionnées par l’arbitre parce que les joueurs de Baku se laissaient tomber un peu trop facilement. Juan aurait du péter la jambe de l’un d’entre eux, histoire de lui donner une réelle raison de simuler, comme un symbole de Nicolas Batum. A part ça, la routine, un roc sur le plan physique, des (dé)placements effectués avec une aisance et un naturel saisissants et une relance toujours aussi dégueulasse. Pas de quoi clouer un Jesus au piloris.
Jonathan : Et oui….
Guarin : 5/5. A chaud, Il aurait eu 2, parce que même s’il a réalisé un triplé de passes décisives, sa suffisance fut réellement irritante. Il se repliait peu, ne couvrait pas assez Jonathan et il portait trop la balle. Toutefois, avec du recul, son impact physique et surtout ses appels de balle ont usé les défenseurs adverses, et son activité, bien que brouillonne, fut salutaire. Remplacé par Gargano vers l’heure de jeu, l’Uruguayen en a profité pour s’échauffer pour le Derby de dimanche en passant son temps à courir pour couvrir les errements défensifs de Silvestre.
Mudingayi : 4/5. Infatigable ratisseur de ballons, il a véritablement marché sur ses vis-à-vis en première mi-temps, les acculant très loin des buts de son équipe. Le fait que l’Inter ait décidé de lever le pied en seconde mi-temps l’a un tantinet perturbé, bien qu’il ait paradoxalement couru beaucoup plus durant cette période.
Obi : 3/5. Il obtient cette note plus pour son but, sa célébration et le fait que Snake était heureux de le revoir, que pour sa prestation. Mais rien d’alarmant, ce fut là son premier match de la saison, il va monter en puissance crescendo et donner la pleine mesure de son talent au fil des parties. Il va juste falloir corriger les carences en terme d’anticipations et de permutations défensives, parce que le QI football est là, l’envie de progresser également. Il a cédé sa place à Ranocchia peu après l’heure de jeu, le temps pour Andrea d’étaler sa classe sur deux-trois interventions à la Nesta : Le torse bombé, les cheveux aux vents et la relance propre et élégante.
Pereira : 2/5. Il avait l’air de s’ennuyer, il se contentait de courir et de remiser sur Coutinho ou Livaja sans réellement offrir d’options intéressantes. Et les rares fois où il est allé au bout pour centrer, ce fut pour mettre le ballon au troisième poteau, d’ailleurs les centres manqués semblent être son leitmotiv depuis son arrivée à l’Inter, il va vite falloir se reprendre parce qu’il est venu pour mettre sur le banc Nagatomo, mais le Japonais lui pisse au cul façon Canto pour le moment.
Coutinho : 4/5. La plus grosse différence entre le Coutinho pré-Espanyol et post-Espanyol, c’est son regard. Cela peut paraître anodin, mais l’an passé, Coutinho entrait sur le terrain avec des yeux apeurés, timides, qui semblaient limite craintifs. Ses jambes trahissaient cette peur malgré un talent fou. Dorénavant, Coutinho entre sur le terrain avec un regard déterminé et cela s’en ressent dans ses prises de risques, il fut le véritable leader offensif ce soir, avec des accélérations fulgurantes et des combinaisons dans les petits espaces délicieux. Mention spéciale pour son but, tout en finesse. Remplacé par Garritano, qui n’a pas eu l’occasion de mettre à profit son talent pourtant évident. Mais cela restera un beau souvenir pour ce jeune joueur qui disputait là son premier match pro.
Livaja : 4/5. Obligé de jouer en pointe alors que ce n’est absolument pas son poste (c’est en réalité une secunda punta), il a fait montre d’une réelle combativité, s’est battu dans les airs avec ses vis-à-vis, a beaucoup décroché et a souvent orienté le jeu sur les ailes. Il était cramé dès la 60ème minute mais il pourra se reposer des étoiles plein les yeux en se disant qu’en ce début de saison, c’est le meilleur buteur Européen de l’équipe.
Andrea Stramaccioni : 4/5. A su mettre en place une équipe solide, tout en continuant de peaufiner sa défense à 3 avec en sus du temps de jeu accordé aux jeunes et aux remplaçants. En plus la victoire est au bout
En face : Flavinho a du ballon et a tapé dans l’œil de Snake, mais va falloir leur expliquer la règle du hors jeu. Et les nourrir davantage, parce qu’ils se vautrent lamentablement à chaque contact. Mention spéciale au public toutefois, même s’il s’est montré bien silencieux entre le 0-2 et le 1-3
Snake vous dit à dimanche pour Le Derby Della Madonnina ! Sauf si Marco renaît de ses cendres alcoolisés d’ici là.
3-5-1-1 ????? bordel Football Manager doit arrêter avec tous ces systèmes à la con
Bienvenue et bon courage pour la suite, prendre la relève du Marco doit pas être simple.
C’est cool de retrouver une acad sur l’inter sinon t’aurais des nouvelles de ricky alvarez?
Chulo > Merci ! Pour le 3-5-1-1, à la décharge de Stramaccioni, il était un peu obligé d’innover grossièrement au vu de l’obligation de reposer certains joueurs en vue du Derby, il a dû adapter son modulo aux joueurs à
sa disposition.
En temps normal, il met en place un 3-4-1-2.
Kaba > Ricky est revenu de blessure il y a une dizaine de jours, il n’est pas inscrit sur la liste de l’EL (il était blessé à l’époque), du coup, il devrait bénéficier de pas mal de temps de jeu en Série A. D’ailleurs, je ne serais pas surpris de le voir évoluer dimanche soir en numéro 10, en soutien de la doublette de Feu Milito-Cassano.
hé bienvenue !
j’étais carrément orphelin d’une acad sur les bleusetnoirs !
Si je peux me permettre un commentaire (prout), garder les vannes et la littérature sur le résumé, et réduire le volume sur les commentaires des notes.
Et sinon, en avant vers la gloire en C3 (reprout), forza inter ! forza Snake !