Pologne-Colombie (0-3) : la Na Zdrowie académie doit faire vite

Je passerais des heures à observer cette équipe de Pologne, malheureusement elle ne devrait guère me laisser m’attarder.

Bonjour, prenez un siège je vous prie. Un cigare ?

Notre dernière séance nous avait vu ébaucher les contours d’une psyché polonaise particulièrement torturée, au travers notamment de sa défaite subie au travers d’un comportement psychologiquement très particulier que le consensus scientifique s’accorde à désigner sous le terme de « gros demeurés de leur race ».

Passons sans plus attendre à la suite de notre analyse.

 

L’équipe

Szczesny

Piszczek – Bednarek – Pazdan

Bereszynski – Krychowiak – Goralski – Rybus

Zielinski – Lewandowski – Kownacki

Le sélectionneur polonais passe du 4231 au 343, laissant apparaître un trait de caractère limpide. Il n’aura échappé à personne que « 4231 » n’est rien que la suite « 1234 » mise en désordre. Or, ne dit-on pas que « l’ordre règne à Varsovie » ? Désordre // ordre, ce 4231 se voulait inconsciemment insurrectionnel, il incarnait l’âme de la Pologne, certes, mais comme toute insurrection polonaise, était voué à finir en ratatouille.

343 : la symétrie => l’ordre. La présence du chiffre de la Trinité rassure la Nation catholique, un chiffre répété deux fois : la trinité, gage de stabilité de la foi, entre en symbiose avec la dualité, symbole de la protection du coupe parental. Au milieu de ces deux « 3 » s’érige un « 4 » aigu, phallique ai-je envie de dire ; il s’élève, avide de pénétrer la Colombie… vue de la Pologne, un pays exotique, chaud et humide, mystérieux… un pays vaginal en quelque sorte : assurément, Adam Nawalka voit dans sa sélection de onze gaillards où ce « 4 » fait saillie l’occasion de pénétrer virilement cette Colombie/mère qui l’attire en même temps qu’elle le provoque.

 

Le match

C’est raté. Après une première mi-temps d’une qualité fécale, presque sauvée par les propres maladresses colombiennes, la Pologne sombre corps et biens aux 40e, 70e et 75e minutes. L’expression « passes léchées » concernant James Rodriguez prend alors tout son sens : cette Colombie -mère si sensuelle montre qu’elle sait se passer de ses soupirants polonais pour prendre du plaisir, faisant resurgir chez ces polonais ces flashes qui s’imposent à chaque adolescent : « Et si maman était lesbienne ? » (je crois qu’il s’agit d’ailleurs d’un ouvrage à paraître de mes confrères Marcel Rufo et Michel Cymes, aux éditions Dorcel).

 

Psychanalité du footballeur : Robert Lewandowski

Fragilité émotionnelle du buteur dans ces circonstances particulières qui le voient confrontés non pas à un, mais à deux gardiens d’Arsenal. L’ancien, Szczesny, derrière lui, un facteur tout sauf rassurant. Je ne parle pas ici de son niveau, je vous rappelle que je n’y connais rien en football, allez plutôt voir Footballski pour ça. Non, rappelons que Szczesny fut un Gunner. Or qu’y a-t-il de plus phallique d’un fût de 75 pointé – pardonnez-moi cette trivialité – vers le cul de l’avant-centre, en tout cas de son point de vue (si je puis dire) ? Lewandowski est l’incarnation de l’espoir d’une Nation très religieuse et prompte à exacerber le virilisme, et le voici déstabilisé : ce phallus londonien pointé vers moi en permanence fait-il de moi un gay ? Ou le public croit-il que je suis gay ?

Certains ne font rien pour aider, non plus.

Et voici sur surgit face à lui un autre « gunner », dont la mission de Robert est de déflorer les cages. Après le match, Lewandowski dira qu’il ne peut rien seul, que ses coéquipiers n’étaient pas au niveau… erreur ! Le préparateur mental de cette sélection est au mieux un amateur, au pire un charlatan : à cause de lui, Robert Lewandowski ignore les démons qui le taraudent, alors que la situation est pourtant claire.

L’avant-centre polonais se trouve pris entre une dualité de gardiens – dualité, donc, maternité/paternité, renforcé par le caractère protecteur du mot « gardien ». Mais des gardiens-gunners, au canon-phallus ahurissant, dont l’un qu’il est chargé de pénétrer. Robert ignore ses coéquipiers parce qu’il se sent seul au monde, et s’il se sent seul au monde, c’est qu’il revit un traumatisme d’enfance ; je pense à ces fichues portes jamais assez fermées, par où le petit garçon peut voir une maman en gode-ceinture prodiguer un massage prostatique à un papa. Une pratique certes innocente, mais qui peut laisser l’enfant dans le désarroi s’il est démuni d’explication. L’enfant est un être humain, aimait à rappeler Françoise Dolto. Celle-ci aurait, à n’en pas douter, préconisé aux parents du petit Robert d’utiliser des mots simples, posés, pour expliquer leur jeu ; sans forcément s’arrêter, d’ailleurs, afin d’aider l’enfant à dédramatiser cette situation somme toute très anodine. Au contraire, renvoyé sèchement dans sa chambre, Robert Lewandowski a conservé ces doutes jusqu’à cette funeste remise en situation. Si quelqu’un dispose du numéro de sa mère, passez-le moi de toute urgence, il est crucial que je lui parle.

 

Les notes :

Szczesny (2/5) : Cas d’école de l’enfant brimé : insulté pour avoir encaissé le premier but alors que sa sortie désespérée visait surtout à pallier la démission de ses camarades, il a passé le reste du match à bouder.

Piszczek (2/5) : Faire passer un joueur de latéral à troisième défenseur central, c’est remettre sa couche à un enfant que l’on croyait propre mais en fait non. Le caca se voit moins, mais il sent toujours.

Bednarek (1/5) : Assigné au marquage de Mina sur les coups de pieds arrêtés. Mina, nom à consonance féminine qui fait resurgir un passé d’adolescent que je devine torturé : lâcher le marquage de Mina, c’est lâcher sa maman, devenir grand. Mais recevoir les insultes des camarades parce qu’on a lâché cette Mina-maman-minou est très déstabilisant. Espérons que Bednarek ait pu échanger son maillot avec celui de Mina, pour se masturber dedans dès le soir venu. Sans cette thérapie, je ne vois pas comment il pourrait rejouer correctement.

Pazdan (2/5) : 80e minute, 0-3 : le sélectionneur le remplace par ce fameux abruti capable de se déboîter l’épaule en jouant au tennis-ballon, dont nous parlions à la dernière académie. Plus qu’une sanction, on peut parler de harcèlement moral.

Glik : Son nom ressemble à l’onomatopée d’une éjaculation, dans une bande dessinée. Je ne sais pas comment il le vit.

Bereszynski (1/5) : Berezina.

Teodorczyk : Aucun intérêt.

Rybus (2/5) : Prénommé « Maciej », qu’il a entendu souvent prononcer « m’assiège » pendant sa période lyonnaise. Dans une Pologne qui a tant souffert, porter cet prénom poliorcétique est un fardeau, une trahison voire. Voici pourquoi Massiège s’est attaché à n’assiéger personne et surtout pas le camp adverse.

Krychowiak (1/5) : J’ai vu et revu son travail défensif lors du deuxième but et je peux l’affirmer : ce n’est pas d’une psychothérapie dont cette homme a besoin, mais d’un scanner cérébral. Je ne suis même pas certain qu’il ait mangé de la vache folle, il a dû directement sniffer les farines animales.

Goralski (1/5) : Le milieu de terrain lui a paru vaste comme les plaines de Pologne. Sentant couler en lui le souffle de la mère patrie, il s’est mué en fier représentant de ces immensités libres. Non, pas le cosaque, plutôt l’herbe à bison.

Zielinski (2/5) : Avait relativement bien assuré au milieu de terrain au premier match, et par conséquent changé de position au second : un cas typique de brimade paternelle de la part du sélectionneur qui a castré le fils avant de se faire tuer par lui.

Kownacki (1/5) : J’en ai eu des patients comme lui, totalement mutiques pendant tout le temps qu’ils passaient au cabinet. Bon bah dans ces cas là je m’en fous, je parle à mon ficus, ça fait passer le temps et je suis payé pareil.

Grosicki : entre avant l’heure de jeu pour participer à la bouillie collective.C’est comme les gosses de crèche qui arrivent en retard à l’atelier pâte à modeler : même s’ils font de la merde, il faut les y faire participer, c’est important pour leur développement de faire de la merde avec les copains.

Lewandowski (2/5) : Voir plus haut.

 

 

Fin de la consultation, ça fera 200 schillings. N’oubliez pas de m’adresser ci-dessous toutes les questions qui pourraient vous tarauder, je suis là pour y répondre. A très bientôt, et mes amitiés à votre maman,

 

Profezeur Zigmonde

Psychiatre innovant et rigoureux. Venu sur ce site sous couvert d'académicien autrichien pour converser avec lecteurs et auteurs, cas intéressants s'il en est. L'obsession pour l'anal et pour se sport où le ballon-jouet doit entrer dans le filet-matrice ne trompe pas sur votre envie inconsciente d'entretenir des rapports sexuels avec votre mère. Ce n'est pas sale et nous pouvons en parler. Allongez-vous et prenez donc un cigare.

4 commentaires

  1. Cher Professeur, je me permets de rebondir sur vos propos.
    En tant que jeune homme en recherche de repères dans notre société, quelle attitude conseillez-vous d’adopter face à toutes ces mamans (colombiennes au cas présent) qui s’habillent, et portent des shorts comme des adolescentes ?

  2. Alors plusieurs choses. cela fait deux compétitions que je me fais avoir en misant un peu sur le Pologne et sa demi-douzaine de très bons joueurs, qui ne foutent rien en équipe nationale, grosse déception.

    Ensuite, j’ai eu une trop longue discussion sur twitter pour défendre la mémoire des Juifs polonais morts pendant la guerre. Inutile de vous dire que je me suis régalé.

    Bien à vous.

  3. Monsieur Promise cuitée, je vous remercie de cette question, vous avez bien fait de venir me trouver. Vous assumez vous-même être en quête de repères, c’est un excellent pas vers le mieux-être.

    Votre pseudonyme éthylico-féminin révèle en effet un flottement identitaire, et je comprends d’autant plus votre désarroi à la vue de cette autre dualité maman/adolsecente qu’incarnent ces supportrices colombiennes en short.

    Je vous conseille de mettre fin à cette tension une fois pour toutes en sélectionnant la capture d’écran de la supportrice que vous préférez, et de l’utiliser comme support de masturbation libératoire. Vous n’êtes pas obligé de choisir une personne qui ressemble à votre maman, chacun dispose de ses propres critères (à titre personnel, j’évite par exemple les seins trop évidemment refaits).

  4. Chez Spooner, vous dites vous faire avoir régulièrement par cette équipe de Pologne, sur laquelle vous continuez pourtant de miser. Êtes-vous certain que vous ne cherchez pas inconsciemment cette douleur du pari perdant ? Assumez votre masochisme et inscrivez vous à un donjon, nom de nom, en plus à la longue cela vous reviendra moins cher.

    Pour ce qui est des Juifs polonais je ne sais pas, d’autant qu’il me reste encore une académie à écrire et que je m’en voudrais d’épuiser dès maintenant tous les gags sur ce sujet.

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