Arabie Saoudite – Égypte (2-1), l’Académie des poteaux bizarres rentre à la maison.

Imhotep final (et pour la première fois bien orthographié) à vous,

La farce aura duré trois matches. Trois fois 90 minutes, plus quelques minutes gracieusement offertes par les hommes en noir – mais en fait en jaune ou en rouge – et leurs assistants vidéos perchés dans leur tour d’ivoire, jouant inlassablement avec le destin des mortels comme des chats avec une souris agonisante. La marche était vraisemblablement trop grande pour une nation dont la dernière victoire remonte au mois d’octobre contre le Soudan, dont le meilleur joueur, encore convalescent, se retrouve à poser avec un tortionnaire avéré, une nation dont le manque cruel de talent n’a d’égal que la passion dévorante qui anime ses citoyens, eux qui n’ont que trop rarement l’occasion d’être unis.

Je ne m’étendrai pas sur la situation politique du pays, encore moins sur celle du football. D’une part parce que je n’ai pas la compétence pour le faire, et d’autre part parce que vous êtes sur horsjeu.net et que sur horsjeu.net et bien on passe notre temps à chercher des GIFs rigolos ou à faire des montages photo à la pertinence douteuse. Et lorsqu’un gros membre demande gentiment, et qu’on n’est qu’un bizut à la puberté tardive, et bien on s’exécute. On mange sa tartine de merde en somme. Non sans y prendre un certain plaisir, il faut le dire. C’est pas mauvais les tartines de merde, tout dépend de ce que le chieur a mangé avant. J’ai un faible pour les poivrons, le goût ne change presque pas. M’enfin, un caca de n’importe quelle recette de Parie-Maule devrait réussir à me combler.

 

Valérie Dame / l’idiot.

 

Il est un événement qui a fait date tout de même, une empreinte indélébile laissée par les Pharaons sur cette Coupe du Monde des Droits de l’Homme. Le capitaine historique de la sélection, le grand (un peu), le vieux (oui) Essam El Hadary est devenu le joueur le plus âgé à participer à une phase finale de Coupe du Monde à 45 ans passés. Imhotep éternel à lui.

Quant à Salah, il envisage de mettre un terme à carrière internationale à cause que l’EFA fait de la merde en boîte (format ô combien pratique pour quiconque voudrait s’en faire une tartine en déplacement) en invitant des hommes d’affaires et des célébrités au camp de base de l’Égypte, et puis aussi pour cette histoire avec Kadyrov qui lui aurait donné la citoyenneté tchétchène honorifique lors d’un dîner en grande pompe, alors que tout ce que voulait Mo c’est jouer au foot avec ses copains. Malgré ses états d’âme, il est bien titulaire aujourd’hui pour le Sunnitico.

Mido qui mange Damidot (ce qui expliquerait pas mal de choses).

 

El Hadary (c)

PaJacques Fathi – Gabr – Hegazy – Abdel-shafi

Elneny – Hamed

Salah – Saïd – Trezepagol

Mohsen

 

Le non-match du siècle, voilà ce que ce Sunnitico aurait dû être. Il n’en fut rien. Attention, on n’a pas assisté à un Italie – Brésil de 82, mais c’était loin d’être tout pourri. Malgré la domination des Saoudiens, c’est bien Mo Salah qui ouvre le score d’un petit lob astucieux après une longue ouverture de Saïd (0-1, 22e). Pas de célébration pour lui, il semble bouder. Il continue d’ailleurs à bouder alors qu’il a l’occasion de doubler la mise deux minutes plus tard mais il préfère foirer complètement son petit piqué alors qu’il se présentait seul face à Al-Mosailem. On se dit que c’est pas grave, qu’on va enfin assister à la première victoire égyptienne en Coupe du Monde. Mais le royaume des Saoud est plein de ressources. Et parmi toutes ces ressources, c’est l’argent qui fait la différence, même dans ce sport pourtant propre qu’est le football. Si le premier pénalty donné au Royaume est incontestable (main de PaJaques Fathi), El-Hadary se la joue vieux héros sur le retour et sort la tentative d’une superbe raie. Or, le Cheik al-Tefkatre n’avait pas prévu ça comme ça. Re-pénalty dans la foulée donc, avec en prime cette fois un épisode VAR des plus savoureux. Oui, mais non, mais finalement oui. Voilà comment on peut résumer l’affaire. Certains y verront l’avènement de la justice toute puissante, celle qui ne se trompe jamais et qui rend le football meilleur car JUSTE. D’autres diront que l’arbitre central reste le seul maître à bord et peut à loisir pisser à la gueule sinon du monde, au moins de l’Égypte. El-Hadary n’étant après-tout qu’un humain, il s’incline et permet au Royaume de revenir au score alors que l’arbitre (enculé) siffle la fin de la première période (1-1, 45+6e).

 

Valéry-Dame-Mido.

 

La seconde période reprend sur les mêmes standards que la première, à savoir une domination assez nette des Saoudiens qui tirent plus souvent au but (10 fois contre 5 pour nous) tout en ayant plus le ballon (62% de possession, source OptaGras). Mahmoud Trezepagol a beau essayer de marquer d’une belle tête, le cadre se dérobe encore. Il faudra un grand El-Hadary pour maintenir le dahabieh à flot en repoussant la tête d’Al-Mogawhi d’une superbe raie. J’espère que Sébastien y aura été sensible. Les Saoudiens continueront à pousser, prévoyant ainsi une fournée suffisante de tartines pour leurs adversaires. La livraison de pâte à tartiner anale sera finalement l’oeuvre d’Al-Dawsari (2-1, 90+4e) qui, d’une frappe croisée après une belle remise d’Otayf, viendra conclure le triste parcours égyptien dans ce Mondianal. On s’en va la queue entre les jambes, avec la sensation d’avoir été la pire équipe en lice (en attendant que nos frères tunisiens jouent leur troisième match et nous volent la vedette) et en ayant peut-être vu Salah jouer son dernier match pour l’équipe nationale.

 

Valérie Da Mido à un concours de street-food où il fallait manger une rue toute entière.

 

LES NOTES.

 

EL HADARY (45/5) :

Le héros aurait pu avoir un meilleur souvenir de son record. Il restera le gardien qui aura vu l’Arabie-Saoudite gagner un match de Coupe du Monde pour la première fois depuis 1994. Malgré la défaite, il devient éternel. Il devrait toutefois prendre sa retraite bientôt, en tout cas avant son premier rendez-vous chez le proctologue.

EL DÉFENSE (0/5) :

Trois matches, trois défaites. Six buts encaissés malgré des gardiens héroïques qui ont fait de gros matches (surtout contre l’Uruguay et l’Arabie Saoudite), c’est le zéro pointé.

EL MILIEU (1+/5) :

S’est fait marcher dessus (bon j’exagère un peu mais franchement…) par Otayf, Al-Faraj et Al-Mogawhi. Rendez-vous compte… Un petit plus pour l’ouverture de Saïd sur le but de Salah.

EL ATTAQUE (2/5) :

Mo qui marque, mais Mo sad. Pas les services secrets hein, l’adjectif. Rien à dire sur les autres. Ah si. Trezepagol… Ben c’est pas Trezegol. C’est même pas une tartine du caca de Trezegol.

 

Le running-gag de cette académie en image.

 

Allez, bon vent à tous. Je m’en retourne dans mon tombeau et je suis pas prêt d’en ressortir. Restez sur horsjeu.net pour la suite de la compétition, c’est là qu’elle est la meilleure.

Ici le dernier récapitulanal.

Ici le dernier programme TV, garanti 100% pas de droite.

Ici les raies de chaque jour depuis le début du Mondianal.

Ici le Twitch de HJ avec Gwen et Nando qui jouent à FIFA tout nus. Et celui du beau Mauricio qui se bat pour que vive l’Alterfoot en faisant des trucs dégueulasses à un mec qui s’appelle Isaac ou un truc du genre.

Vous trouverez aussi les recettes de Parie-Maule un peu plus haut, pour que vivent le Cholestérol et les Transaminases.

 

Bises anales de profil, et bonnes vacances dans la position que vous voulez (de profil, merci).

 

Pharaon Rolantournevis

Fils de Dalida et de Roland Courbis cong.

8 Comments

  1. Je suis très colère contre cette équipe de branle-bourse de combat. Vous m’avez fait perdre beaucoup de pronos, beaucoup trop de pronos pour rester une équipe à prendre au sérieux. Salah est un sacré imposteur.

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