QRM-AC Ajaccio (0-3) : Lisieux dans les Bleus (clair)

Je vous préviens tout de suite, si vous voyez écrit « Lisiers » dans ce compte-rendu, ce n’est pas ma faute, c’est le correcteur automatique qui change Lisieux en « Lisiers ».

252. C’est le nombre de jours qui séparent Clermont-AC Ajaccio (le 24 octobre 2020) – le dernier match avec du public auquel j’ai assisté – et QRM-AC Ajaccio (le 3 juillet 2021), qui marque la reprise des matchs amicaux sur le continent de l’ACA. Entre ces deux matchs, j’ai pu assister à d’autres rencontres à huis clos, mais rien ne remplace un bon match amical à l’autre bout du pays, dans un stade champêtre, contre un promu, un samedi après-midi pluvieux, au bord de la main courante et surtout avec du public. Mais avant d’en arriver à la rencontre, je vais un peu vous raconter ma vie.

Une fois n’est pas coutume, je suis parti la veille du match. Celui-ci se joue à Lisieux, à 6 heures de route de chez moi. La route se fait tranquillement, et l’arrivée à l’hôtel Ibis Budget de Lisieux se fait aux alentours de 20h. J’hérite de la chambre 106. Comme un symbole. Comment occuper ma soirée ? Que faire à Lisieux ? Allez voir du côté de la cathédrale bien sûr, monument mondialement connu. Je rentre son adresse dans le GPS et je me dis qu’il va bien y avoir un restaurant sympathique avec vue sur l’édifice et qui diffuse le match de l’Euro sur grand écran. J’arrive sur place et rien : sauf un kebab et un Subway. Je trouve tout de même un restaurant un peu excentré, en terrasse. Une Suze, un burger, une glace et le tour est joué. Mais bon, j’ai fait face à un parasol, avec le nez à 5 mètres d’une route sur laquelle les kékés du coin en décapotable ou en berline allemande font vrombir leur moteur en fond de première ou font profiter de leur musique au quartier entier. Je pensais me reposer en rentrant à l’hôtel mais cette fois-ci, ce sont les motos qui font des rodéos à 150 sur la roue arrière sur la rocade qui fait face à l’hôtel qui dérangent (j’ai l’impression d’être un vieux con putain). La chambre d’hôtel est sommaire mais tout le nécessaire est présent : même le bruit de la chasse d’eau qui se déclenche toutes les… trois minutes sans que je ne puisse rien y faire. Pas idéal pour dormir.

Le lendemain, le réveil sonne à 7h, pour une matinée de travail jusqu’à 15h30. J’ai profité de la wifi de l’hôtel jusqu’à midi, puis du partage de connexion de mon téléphone (mais il n’y a pas de réseau 4G dans cette putain de ville), puis du wifi de la galerie marchande du Leclerc du coin puis enfin du wifi du McDo de Lisieux (car oui, il y a un Mcdo à Lisieux). C’est à ce moment-là que je reçois une mention sur Twitter qui me dit que j’ai confondu la cathédrale et la basilique de Lisieux. La veille, je suis donc allé à la basilique Sainte-Thérèse (qui est très belle, mais je m’attendais à mieux pour une cathédrale (normale, c’était une basilique et pas une cathédrale)) au lieu d’aller à la cathédrale Saint-Pierre, bien plus impressionnante, que je croiserai quelques heures plus tard au moment d’aller au stade.

Nous sommes le samedi 3 juillet 2021, il est 16h, et je trouve enfin le stade Louis-Bielman de Lisieux. Si vous mettez son adresse sur Google Maps, sachez qu’il vous emmènera dans un Laser game, 500 mètres plus haut. Je veux bien que Coutadeur et Barreto fassent des passes lasers, mais leur place est plutôt sur un terrain de foot que dans une salle de Laser game. Et le temps qu’il y fait est… normand. J’ai dû acheter un parapluie le matin et quand j’arrive au stade, le soleil sort. Quand je veux sortir de ma voiture, c’est le déluge. Quand je rentre dans le stade, c’est nuageux. Quand le match commence, il pleut. Quand l’ACA a marqué 2 buts, le soleil sort et un arc-en-ciel sort.

Après ce petit point Évelyne Dhéliat, retour à ce qu’on aime : le football. Le billet d’entrée pour ce QRM-ACA est vendu 2 euros en pourtour, 3 euros en tribune. Et comme vous pouvez le voir, c’est un ticket comme on les aime, estampillé football vrai. Je suis l’un des premiers à entrer dans le stade, pour être tranquille pour choisir ma place autour de la main courante et pouvoir bâcher. ENFIN le retour de la bâche I Sanguinari d’ailleurs. Quel plaisir de la ressortir de son sac, de la déplier, et de mettre 15 minutes à l’installer tout seul parce qu’elle pèse une tonne et qu’elle fait 12 mètres de long. Quelques curieux abonnés viendront gentiment me voir pour discuter et passer le temps.

Le CA Lisieux, qui organisait la rencontre, attendait 900 personnes. Mais la météo a fait que seuls… 150 spectateurs environ étaient présents. J’ai eu de la peine pour eux. Les deux buvettes ont dû faire 5 euros de bénéfice au total tellement c’était désert. La buvette de mon côté a même tout remballé à la mi-temps. J’ai eu le temps d’aller y faire un tour : C’EST L’HEURE DU CASSE-CROÛTE !

Les + :

  • On adore les buvettes des matchs amicaux puisqu’on y trouve des produits que l’on n’a pas l’habitude de trouver ailleurs. Ici, des barres de chocolat et de la Heineken en canette, par exemple.
  • En sandwich, nous avions le choix entre jambon ou poulet. Mon choix s’est porté sur le jambon. La taille du sandwich est généreuse, on y retrouve 3 bons morceaux de jambon dedans, avec du beurre. Le tout dans une baguette moulée.
  • De la bière avec alcool dans un stade, quel plaisir.
  • Le prix est abordable : trois euros le sandwich et deux euros la bière.

Les – :

  • On aurait pu espérer un barbecue, pour y déguster une bonne merguez. Mais vu le temps et la foule, ils ont bien fait de ne pas en prévoir.
  • Le pain était un peu mou, mais ça, c’est à cause de la pluie, comme dirait nos grands-mères.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4/5. Manger un bon jambon-beurre accompagné d’une bière tout en regardant son équipe préférée au bord de la main courante, à deux mètres de la pelouse, que demander de plus, franchement ? On aimerait vivre des expériences comme celle-ci tous les week-ends. J’en profite pour remercier l’organisation de la rencontre. On n’a manqué de rien, on a été bien accueilli, par du personnel souriant et pas chiant.

Maintenant ? Direction les chiottes. Problème, il n’y en avait pas. Du coup, c’est la première fois que je pissais derrière un local d’une association d’athlétisme dans un stade. Merci pour l’expérience.

Je ne vous ai pas dit, mais nous étions trois supporters de l’ACA pour cette rencontre, dont deux venus de Caen, pas très loin. Et le match dans tout ça ? Au coup d’envoi, Olivier Pantaloni avait mis en place ce qui peut ressembler à une équipe-type : Leroy – Diallo, Avinel, Gonzalez, Vidal – Laci, Coutadeur – Cimignani, Nouri – Courtet, Arconte. Les deux recrues Gonzalez et Vidal étaient donc titularisées et elles ont fait très bonne impression. Avec Avinel, Gonzalez forme une défense centrale de Golgoths, très puissants, qui ne laissent que très peu de ballons passer. Vidal, prêté par Montpellier, était titularisé latéral droit, lui qui peut aussi jouer dans l’axe. Et il a clairement été l’homme de la première période. Il a été très offensif, il a bien combiné avec ses coéquipiers (comme s’il était là depuis longtemps), il a été juste dans ses passes et ses centres étaient dangereux, ses contrôles (notamment de la poitrine) ont été sereins et bien ajustés et, cerise sur le gâteau, il a marqué un but de la tête. Avec cette réalisation, Courtet avait inscrit un doublé : un but sur pénalty consécutif à une main dans la surface et un autre où il a juste eu à pousser le ballon au fond des filets après une tentative de Nouri. D’ailleurs, Riad Nouri est apparu très en forme et son entente avec Courtet a fait des ravages. Rien à signaler lors de la première mi-temps, si ce n’est l’outrageuse domination acéiste : bon, en face, il y avait des jeunes, des joueurs de la réserve et des joueurs à l’essai.

La deuxième période sera bien plus équilibrée, les adversaires ayant fait entrer les forces vives. L’ACA a également fait quelques changements mais la profondeur du banc fait que les différences ont été moindres. On a aimé Arconte très remuant et qui a semblé avoir pris en musculature, Sollacaro qui a fait parler des talents d’anticipation, en jouant loin de sa ligne pour couper les attaques adverses, Cimignani qui a dépanné comme latéral en fin de match sans être pris en défaut. En bref, un bon galop d’essai, avec une victoire à la clef, la promesse d’un groupe qui se connaît bien et qui s’entend bien et un clean-sheet. Même face à un adversaire plus faible, c’est toujours bon à prendre. L’occasion de ressortir le fameux : « on est tout simplement monstrueux ».

Rendez-vous très rapidement pour la suite des matchs amicaux.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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