Belgique-Italie (1-2) : l’Arte e Bellezza Academia ressort du bois avant la festa

Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n’avons qu’un instrument : le rire.

Ah, mes aïeux. Quelle festa ! J’en ressors à peine. J’ai vu mes nuits défiler comme un train à travers les Alpes. Il fallait s’enivrer, beaucoup, pour vivre l’instant en le respectant. Il fallait ne jamais retrouver la conscience morose des lendemains qui rappellent les veilles. Plus de vigie Raison dans mon espace vital, plus besoin. J’aime les voyages sans fin au pays de l’ivresse joyeuse, j’aime les matins qui sonnent à midi, j’aime la vie quand elle s’affranchit des carcans chronométriques.

Je l’aime encore plus, cette dame Existence, quand elle m’offre de ses bras nus la tête contrite des platpaystes. Merci, la vie. Chouette offrande.


I Figli di Apollo


Donnarumma (5/5) : colosse aux mains d’agile.

Di Lorenzo (2/5) : s’est perdu dans les chiffres, et n’a pas su Doku.

Bonucci (4/5) : d’une main il tient l’ouverture, de l’autre le tacle cabochard, terrible.

Chiellini (5/5) : l’habit de lumière fait le moine rutilant.

Spinazzola (4/5) : ô rage, ô désespoir.

Barella (5/5) : il y est, et l’Italie aussi.

Jorginho (5/5) : maestro beau pour être vrai, et ça l’est.

Verratti (5/5) : le diable sorti de boîte (de nuit).

Chiesa (4/5) : sacrement correct.

Immobile (2/5) : comme un avion sans l.

Insigne (5/5) : des deux pieds, des deux mains, avec tous les stylos de la Terre, ce paraphe laisse pantois.


Toloí a fait son jeu.
Cristante a cru.
Emerson, lake and palmer.
Belotti est un œuf.
Berardi donc.


Dolcemente,

Umberto Eco+

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