Real Valladolid – Real Sociedad (2-2) : La Txuri-Urdin académie livre ses notes

2

Le match du lundi au Sud

patxi-sociedad

Kaixo Lagunak,

Comme tous les samedis, avec les potes, on est parti potear. Un tour des bars comme les autres, entre sangria, pintxos de tortilla et cañas. Enfin, presque comme les autres. Tranquillement accoudés au comptoir del Eibartarra, on apprend que Mikel Arteta a marqué pour Arsenal. Quoi ? Pardon ? Mikel Arteta ? Le bar s’enflamme et tout le monde y va de son petit mot. « Escroc ! » crie l’un, « Maricon ! » balance un autre. De notre côté, la sangria dans une main, le pintxo dans l’autre et la bouche à moitié pleine, on se marre.  Putain mais on parle bien du gars de chez nous qu’est parti se former au Barça pour revenir faire sa pire saison à Anoeta ? Le mec censé remplacer notre Xabi Alonso ,qu’a joué 15 matches pour autant de mauvaises prestations ? C’était en 2005, et tout le monde le garde en tête. Le natif de Saint-Sébastien parti trop tôt pour le FC Barcelone. Revenu trop tôt nous montrer qu’il avait eu tort de ne pas se former chez nous. Tout ça pour quoi ? Pour cartonner à Everton et finir à Arsenal. Y a vraiment pas de justice putain.

Pre-Jokoa :

« Bon les gars, on va pas se mentir. 4 matchs à l’extérieur, 4 défaites. Bientôt 1 an qu’on n’a pas gagné hors de chez nous. J’ai déjà prévenu, je prends une première mesure drastique : finis les apéros avant les déplacements. Tout le monde tombe malade dans le bus, après je galère à trouver onze joueurs aptes pour le match, quand y en a pas un qui dégueule en plein milieu. Les prochaines mesures arriveront en cas de nouvelle défaite. En plus, on est lundi. A part Lens et Clermont, aucun autre con ne joue ce soir. Du coup, on va faire la une des journaux sports demain, parce que vous savez aussi bien que moi que pour l’édition du mardi, les journaux sont prêts à faire une interview du kiné de La Corogne et de lui poser une question formule 1. Et putain, j’ai pas envie de repasser pour un con. Déjà, la semaine dernière, je vous avais dit que tout le monde me regardait, vous avez rien trouvé de mieux que de prendre un but au moment où je commençais à me dire qu’on allait faire match nul contre l’Atletico. Bande d’enfoirés.

Du coup pour aujourd’hui, on part avec le même schéma que la semaine dernière. Par contre, deux changements dans la compo. Carlos tu remplaces Marco, et Chory tu remplaces Xabi. Ça donne ça.

 

Alors on se sort les doigts du cul, et on y va. Surtout que ma femme m’a dit que si je revenais encore avec une défaite, c’était grève de sexe. Marre que je m’absente des jours pour 0 point toutes les deux semaines. Mes couilles vous regardent les gars, sortez les vôtres ! »

Jokoaren :

3’ : Griezmann passe dans l’axe à Chory. Il élimine deux joueurs, rentre dans la surface et foire sa frappe.

4’ : Récupération de De la Bella, et passe à ras de terre dans un petit espace. A RAS DE TERRE DANS UN PETIT ESPACE !! Il a dû lire l’acad’ de la semaine dernière.

9’ : Déjà 13 centres venus de la gauche. Un infiltré a dû passer le mot pour le niveau de Carlos Martinez.

22’ : Ebert frappe un coup-franc puissant pour Valladolid. Zubi se couche et boxe.

27’ : Triangle aérien sur le côté droit de Valladolid, centre deuxième poteau, tête smashée. Zubikarai capte.

28’ : Des rumeurs circuleraient sur le pied gauche de Zubikarai (pourtant droitier) qui serait meilleur que celui de Lloris (pourtant gaucher). Un dénommé Brad Friedel serait à l’origine de ces fuites.

32’ : Percée côté droit d’Ebert. Frappe ras de terre, Zubi capte en deux temps.

34’ : Valladolid centre de gauche à droite. Puis de droite à gauche. Puis de gauche à droite. C’est sympa, l’Open de Valladolid.

37’ : Corner provoqué par Chory, qui le tire. Remise de l’épaule d’Agirretxe pour Griezmann qui reprend de volée aux 6 mètres. GOOOOAL. 1 à 0 pour la Real.

39’ : Centre de la droite vers la gauche pour Valladolid. Reprise aux 6 mètres que Zubikarai détourne d’une (splendide) manchette.

43’ : Ebert tente sa chance des 25 mètres. Petit filet, 1-1.

Mi-temps : Valladolid a dominé la 1ère mi-temps en passant quasi-exclusivement par les côtés pour un nombre de centres que même Franck Sauzée n’aurait pas su compter. Et pourtant, leur but est venu de l’axe. Côté Basque, pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est un but contre le court du jeu. Un pressing très haut et une récupération très basse qui offre souvent une supériorité numérique aux joueurs d’en face. Avantage Valladolid.

48’ : Vela déborde côté droit et centre en retrait pour Griezmann. Seul aux 6 mètres, il tape la barre.

57’ : Vela sert une nouvelle fois Griezmann dans l’axe. Le Français frappe aux 20 mètres à mi-hauteur. Petit filet, ça fait 2-1 pour la Real.

68’ : Entrée de Xabi Prieto à la place de Vela. Le match peut enfin commencer.

75’ : Ballon aérien d’Ebert qui sert Oscar dans la profondeur. Il devance de la tête la sortie de Zubikarai et égalise pour Valladolid. 2-2, Montanier range ses couilles qu’il venait de sortir.

90+1’ : Reprise de Ruben Pardo entré pour la Real, captée par le gardien. Il relance vite et se foire. I.Martinez reprend des 30 mètres et tente de le lober. Ca file juste à côté.

90+3’ : Jose Angel, tout juste entré, tente sa chance depuis son camp. La balle, sans rebond, file se loger sous la barre. Le gardien la claque en corner. On a beau s’y être habitués (voir Triple bonus), on frôle à chaque fois l’infarctus.

Fin du match : Premier point obtenu à l’extérieur pour la Real. Cruel. Deux fois devant, le Real a été deux fois remontée. Chaque fois à cause du même homme. Ok, Valladolid ne méritait pas de perdre, mais les circonstances font que. Surtout lorsqu’on croit arracher la victoire à la dernière seconde sur un coup de génie. La vie de supporter est dure. Celle d’entraîneur aussi. Bonjour à tes couilles, Philou.

Jokalari :

Zubikarai (3/5) : On a beau se foutre de lui, ça fait deux week-ends qu’il nous tient à flots. Même si ses deux buts ne le mettent pas en valeur.

C.Martinez (2/5) : Valladolid avait trouvé le côté faible. Du coup, c’est passé à chaque fois.

M.Gonzalez (3/5) : Encore un match solide et des interventions propres.

I.Martinez (4/5) : Même note que la semaine dernière pour le même commentaire. Sérénité, efficacité. Hommage.

De la Bella (3/5) : Il a fait l’effort de jouer de passes courtes et s’est souvent projeté vers l’avant. Parfois au détriment de sa défense.

M.Bergara (3/5) : Sans être flamboyant, il a réalisé un match propre. Plutôt porté vers l’arrière que vers l’avant.

Illarramendi (4/5) : Laissez-moi tomber amoureux de ce joueur. De match en match, il impressionne par sa qualité de récupération et sa faculté à relancer proprement, presque toujours en avançant. Plus porté vers l’avant que Bergara, il fait l’ascenseur. Mais ne fatigue jamais.

Vela (3/5) : Décidément plus efficace en 10 qu’en pointe, il a fait quelques belles percées. Sans pour autant briller.

Chory Castro (3/5) : Il partait avec le désavantage d’avoir remplacé Xabi Alonso. Il a su se faire en partie pardonner en apportant de la vitesse et de la percussion. Parfois trop. Mais c’est un tout jeune, que voulez-vous.

Griezmann (4/5) : 90 minutes ternes ponctuées par deux buts. Finalement, on lui en demande pas beaucoup plus.

Agirretxe (2/5) : Un attaquant de pointe qui n’apparaît pas dans le résumé du match, ça ne choque personne ?

Ordezte :

Xabi Prieto (Vela, 68’) : Un entrée attendue, qui n’a pas énormément apportée. Si ce n’est 2 ou 3 fulgurances dont lui seul a le secret.

José Angél (Chory Castro, 72’) : Pas trop en vue, jusqu’à son éclair de génie, à la dernière seconde.

Rubén Pardo (Griezmann, 79’) : Quelques prises de balle intéressantes, mais qu’est-ce que vous voulez juger en 10 minutes.

Valladolid :

Ebert (5/5) : Si Valladolid a obtenu un match nul, il le doit exclusivement à cet homme. Ebert a centré, frappé, distillé des galettes, défendu… Un danger permanent, un but, une passe décisive et une prestation hors norme. Avis aux joueurs de FM 2013 ou aux carriéristes de Fifa.

Triple Bonus :

Les images du match (http://www.televisionpe.com/2012/10/valladolid-2-2-real-sociedad-video.html). Parce que 4 buts avec la Real, c’est pas tous les jours.

Et les deux bijoux de 50 mètres d’Iñigo Martinez à voir et à revoir là (http://www.youtube.com/watch?v=htzTK_HiZkg) et là (http://www.youtube.com/watch?v=T9jvVCwuCqk). Parce qu’il le vaut bien.

Avec ce premier point obtenu à l’extérieur, on se ballade à la 14ème place du classement avec 10 points. A 3 points du 8ème, à 3 points du 18ème.

Prochain match Dimanche à midi contre l’Espanyol, bel avant-dernier. Va y avoir du spectacle.

Muxus,

Patxi

2 réflexions sur «Real Valladolid – Real Sociedad (2-2) : La Txuri-Urdin académie livre ses notes»

  1. Putain Valladolid cité sur HJ, c’est beau. Belle acad au demeurant, et tout à fait d’accord sur l’analyse du match.

    Ebert monte en puissance depuis le début de la saison. Mais je continue de penser qu’il devrait manger moins gras.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.