Reims-Lyon (1-0), la Champagne Académie a dessaoulé

Raymond Kropack suit son rythme

Précédemment, à la Champagne Académie…

Reims – Lyon : Auguste-Delaune – 20298 spectateurs

Salut les filles !

31ème journée de liguain, où le Stade de Reims accueille l’OL dans son tout nouveau stade Auguste Delaune Soccer Beach.

Les guichets sont fermés, la météo est agréable, ça sent the gros match de l’aprem, d’autant plus que les Verts, souhaitant passer devant leurs ennemis lyonnais, ont eu la bonne idée d’en mettre une à Evian, qui souhaitait passer devant le Stade. Après des années de lutte pour la suprématie du football français, les R&B supportaient les Verts, qui leur rendaient la pareille quelques heures plus tard.

Je me pointe au stade comme d’hab à 15min du coup d’envoi. Sauf que je n’avais pas prévu que tout le monde aurait fait comme moi, et on se retrouve par centaines à faire la queue pour rentrer dans le stade alors que Bruno fait l’albatros en hurlant TRI-BUNE BATTEEEUUXXX !

Et merde, je rate le coup d’envoi et les 5 premières minutes, et les AHHHH OOOHH qui me parviennent aux oreilles me font comprendre que nos Rémois ont commencé pied au plancher.

Je prends ma place en Jonquet Inf’ 19 et découvre qu’Hubert nous a aligné sur la plage :

Agassa – Mandi – Fofana – Weber – Signorino – Glombard – Devaux – Ramaré – Krycho – Diego – Courtet.

Le match

Effectivement, ça commence fort !

Un premier quart d’heure à sens unique, les Lyonnais sont acculés sur leur but, et Vercoutre prouve qu’il est effectivement un vrai gardien de but. Le premier « oooohhh » entendu quand j’étais en train de me faire palper l’arrière train par le stadier correspond à un coup de tête de Fofana sur corner, repoussé par Vercoutre sur la ligne.

Quelques minutes plus tard, Diego fait son numéro sur le côté gauche et centre en retrait, Courtet tente la reprise direct alors qu’il avait largement le temps de contrôler. Le ballon sort au niveau du poteau de corner…

Umtiti décide de passer le ballon à Courtet dans le rond central, ce dernier envoi Glombard défier Vercoutre, qui remporte son duel. On le verra plus tard, ce duel gagné par le gardien lyonnais aura des conséquences psychologiques sur notre ami Glombard. A suivre…(quel teasing !).

S’en suit un quart d’heure sans danger de part et d’autre, les Lyonnais ayant enfin décidé de participer à la rencontre.

A la demi-heure, un centre côté droit de jesaispluki arrive sur Courtet qui reprend parfaitement de volée, et Vercoutre ressort une nouvelle parade à bout portant. Pitain, connaissant la capacité de Lyon à te foutre un but de merde à 2min de la fin alors que t’as dominé le match, c’est le moment où je me dis qu’on risque de regretter de ne pas les avoir mises au fond.

La mi-temps, avec le traditionnel challenge jeunes. Victoire 4 à 3 des maillots noirs.

Lissandro laisse sa place à Briand, dont j’avais complètement oublié qu’il jouait encore à Lyon.

Cela n’aura aucun impact sur la physionomie du match, puisque nos petits rouge-et-blanc continuent sur le même rythme : Diego, momentanément placé à droite, enrhume Gonalons et frappe à l’entrée de la surface. Et BIM ! Sur l’angle ! Pitain ça veut pas rentrer…

On reprend Diego et on recommence. Même scénario, Diego est bien lancé et accélère côté droit, mais cette fois Bisevac qui en fait les frais, et se venge en attrapant notre petit Brésilien par le cou. Dans la surface, c’est pas terrible comme idée, vu que ça vaut péno, puis carton rouge probablement pour quelques mots « à la Aulas » sur l’arbitrage.

Cette saison ce sont 4 ou 5 pénos sifflés pour Reims, et de mémoire, aucun n’est rentré…

Quand on voit l’incapacité à en mettre un cet aprem et que Vercoutre sort le match de la saison, je ne suis pas super serein. Krycho prend le ballon tandis que Vercoutre prend son carton (pour avoir retiré le ballon des mains de Krycho). Un péno tiré à la Krycho : moche mais efficace, tout en testostérone : à ras de terre, en plein milieu, tandis que Vercoutre est parti sur sa droite voir si le ballon y était. Presque plus couillu qu’une Panenka. Transformation en super guerrier du Polonais pour fêter son but, harlem shake dans les tribunes.

Tenir le score à 11 contre 10, ça ne nous est jamais arrivé. A chaque fois, c’était effectivement à 10 contre 11 voir à 9 contre 11, mais dans l’autre sens. Et à chaque fois ça n’a pas tenu.

Susceptibles les Lyonnais, qui tentent de revenir dans le match et commencent à se montrer dangereux, surtout sur coup de pied arrêtés. Mais c’est sans compter sur Agassa qui lui aussi a envie de participer à la fête et sort les ballons impeccablement.

Pour dégoûter encore plus les Lyonnais, Fournier sort la carte Fauvergue à la place de Courtet, pour montrer à quel point la panthère noire nous fait aussi peur que le chat de ma grand-mère.

A un quart d’heure de la fin, c’est au tour de Devaux de permettre à Vercoutre de toucher sa double prime de match.

Une fin de match qui voit des Lyonnais essayer tant bien que mal de sortir la tête du sable, tandis que les Rémois gèrent sereinement, et procèdent en contre. Glombard, dégoûté de son duel perdu en première mi-temps, est plusieurs fois lancé en profondeur, manque de lucidité et préfère attendre du soutien ou faire des centres en mousse alors qu’il aurait pu partir seul au but ou mettre une mine.

Les notes :

Agassa : 3/5. Peu de choses à faire, mais les a très bien faites. Rassurant dans les airs, et toujours cette petite touche de suspens au sol où tu te dis qu’il n’est jamais à l’abri de se trouer.

Mandi : 3/5. De nouveau titularisé côté droit, il a joué les costauds et à bien bloqué son couloir. Moins actif devant que son compère du côté droit.

Weber : 3/5. Propre, serein, bien.

Fofana : 3/5. Précieux dans les airs, aurait presque pu ouvrir le score sans un Vercoutre des grands soirs.

Signorino : 3/5. Toujours aussi actif sur son côté, tant sur le plan défensif que sur le plan de l’attaque, l’ami Franck nous a encore gratifié de quelques prises de balles rageuses dans les pieds adverses.

Glombard : 4/5. Positionné très haut, son apport offensif est indéniable, mais il a souvent fait les mauvais choix dans le dernier geste. Son duel raté en première mi-temps ne l’a pas aidé à se transformer en Glombardhino découvert face à Montpellier.

Ramaré : 3/5. Est devenu un titulaire indiscutable dans l’empire de l’axe du milieu centre.

Krychowiak : 5/5. 3ème but du Polonais, dont 1 contre Paris, 1 contre Lyon. Pas de bol pour Bruno, qui doit dire « But pour le stade de Reims, du numéroooo 4 , GRZEGOOOORZ… ??? ». Pas facile à dire, mais tellement de plaisir à le faire ! Si un jour j’ai un fils, il s’appellera Grzegorz.

Devaux : 4/5. Des passes lumineuses dans tous les sens, son rôle de meneur de jeu lui va comme une capote : tout en finesse pour un max de plaisir.

Diego : 5/5. Des centres, une frappe sur le poteau, un péno obtenu. La plage a du lui rappeler le football brésilien.

Courtet : 3/5. Très en vue en première mais peu efficace, c’est petit à petit effacé en seconde. Son travail de pressing a permis de récupérer des ballons importants dans le camp adverse.

Les entrants :

Fauvergue (non noté) : oui…mais en fait non. Toujours pas.

Ca (non noté) : m’a fait flipper avec ses putains de chaussures jaunes, à chaque fois qu’il les a mises on a perdu. A donc rompu la malédiction.

Ghilas (non noté) : rentré à 2min de la fin, n’a pas eu le temps de montrer de quoi il n’est pas capable.

On nous fait tout un sketch sur la défaite de Lyon. Un jour, peut-être, on parlera du vainqueur…

 Raymond Kropack

4 thoughts on “Reims-Lyon (1-0), la Champagne Académie a dessaoulé

  1. Je te soutiens dans la catégorie « équipe dont on parle pas quand elle gagne parce que c’est surtout celle d’en face qu’a perdu » …

  2. Je tiens à réitérer le fait que votre milieu de terrain est vraiment très bon. Certes surtout grâce à Kricho, mais j’aime beaucoup aussi Diego, Devaux et même Beaucoup d’j Ca.

  3. Ayant vu le match bien calé dans ma pinte, je dois dire en toute objectivité que Reims a fait un sacré match et que la victoire était amplement méritée. Avec un peu plus de réussite, le score aurait dû même être plus lourd.

    En tout cas, si Reims était derrière les Verts pour battre Evian, Sainté était derrière Reims pour battre Lyon, foi de Divette.

  4. Ramaré ne serait-il pas injustement sous-côté alors que c’est le seul mec capable de jouer à une touche de balle pendant 90 minutes au Stade ?

    Enfin le maintien semble en très bonne voie. On va voir qui va être recruté pour la saison prochaine !

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