Rennes-Jablonec (2-1) : la Breizhou Académie est à jamais la première

STADE RENNAIS COUPE D’EUROPE ! STADE RENNAIS COUPE D’EUROPE !

Salut à tous,

Ca y est. Nous y sommes. Sept ans après – 2 486 jours soyons précis – le Stade Rennais Football Club joue à nouveau un match d’Europa League.

Exit la défaite à Nice, au diable le duel face au PSG dans trois jours, ce soir les Rouge et Noir ont rendez-vous avec l’Histoire. Arrigo Sabri le sait, son staff, ses joueurs et lui ont l’occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire du club face aux Tchèques de Jablonec. Pour cela, il « suffit » de gagner ce match devant le public Roazhon Park. Ce serait la première victoire du Stade Rennais en tour principal d’une compétition européenne. On redresse le menton, on bombe le torse, on met son plus beau slip et on y va.

Pour cette rencontre, El Professor Lamouchi nous ressort son coup spécial avec Gélin en sentinelle. Bourigeaud, Léa-Siliki, Niang et Ben Arfa sont sur le banc, excusez du peu.

 

Le match :

C’est fait, enfin. Nous sommes les premiers êtres humains sur la Terre à vivre une victoire du Stade Rennais Football Club en tour principal de coupe d’Europe.

Que ce fut dur. Que ce fut laborieux. Que ce fut frustrant. Que ce fut moche. Que ce fut parfois même désespérant. Que ce fut improbable. Mais que ce fut beau. Que ce fut bon. Que ce fut fort. Que ce fut riche en émotions. Que ce fut unique. Que ce sera inoubliable.

Merci messieurs. Ce soir vous n’avez pas été géniaux, loin de là, mais vous avez rendu des dizaines de milliers de supporters heureux. Vous avez exorcisé bon nombre de saloperies que l’on traine depuis des années. Evidemment ce n’est qu’un match, contre l’équipe la plus faible de la poule a priori, mais il soulage, tant on avait besoin de cette victoire pour dégager cette image de loser qui nous suivait en permanence.

Les joueurs :

Koubek (1/5) :

Quand il rate ses matchs, il ne fait pas semblant l’ami Tomas. Doublement fautif sur le but tchèque, avec un non-plongeon fabuleux et un mur aussi bien positionné que Manuel Valls dans les sondages. Le reste du temps, un jeu au pied hasardeux et plusieurs occasions manquées de rassurer sa défense. A oublier.

Traoré (3/5) :

Le voir lui plutôt que Zeffane suffit à obtenir la moyenne.

Da Silva (2/5) :

Toujours solide dans les duels, mais je l’ai trouvé moins serein.

Mexer (3/5) :

Sa blessure n’était finalement pas grave et son match a été de belle facture, avec le souci constant de relancer proprement.

Bensebaini (3/5) :

J’aurais aimé un peu plus d’impact offensif.

Gélin (3/5) :

On ne va pas se mentir, ce poste lui va bien. De belles couvertures, des relances propres et il soulage Grenier – et dans une moindre mesure André – des tâches défensives. Remplacé par Ben Arfa (64e) : que dire ? A son entrée en jeu, une ovation à faire pâlir d’envie les Rolling Stones. Une (seule) accélération où il passe en revue la défense tchèque, qui amène le corner qui amène lui-même le péno. Un péno transformé une main dans le slip à la 90e. Un clapping lancé face au Kop. Dans le jargon, on appelle ça un sans faute.

André (2/5) :

Avec Gélin derrière lui, notre capitaine ne s’est pas fait prier pour se porter vers l’avant. Sans oublier bien entendu de distribuer les mandales et de récolter son jaune syndical. Pour autant, quand il a reculé d’un cran suite à la sortie de Gélin, l’entrejeu rennais a souffert face aux milieux tchèques.

Grenier (2/5) :

Il y a du mieux, notamment dans la conservation du ballon, l’orientation du jeu. Mais alors les coups de pied arrêtés c’est encore très moyen et il n’arrive toujours pas à se rendre maître de la partie.

Sarr (volée/5) :
Arrêtez tout, le prix Puskas 2019 est là.

Remplacé par Bourigeaud (75e) : entré pour apporter un peu plus de technique face à une équipe adverse compacte et difficile à contourner.

Del Castillo (2/5) :
Il y a de l’envie, c’est indéniable. Mais je me répète, la marche semble encore trop haute. Remplacé par Niang (60e) : on ne le sent pas encore à 100 % physiquement, mais il confirme cette alliance de puissance et de finesse technique entrevue lors des matchs précédents. Hâte de le voir en pleine possession de ses moyens, le gamin.

Siebatcheu (2/5) :
Il pèse certes, mais il ne score pas. S’il avait la bonne idée d’en mettre une au fond, ça le décoincerait. Comme Pause-Caca avec la maman de Stifler.

Match dégueulasse, mais coaching culotté d’Arrigo Sabri qui a fini par payer et faire exulter la footosphère rennaise. Une victoire ô combien importante sur le plan symbolique, que l’équipe fêtera comme il se doit, je l’espère. Cerise sur le Kouign-amann, Kiev et Astana ont fait match nul, le Stade Rennais est donc LEADER DE SA POULE D’EUROPA LEAGUE.

De quoi avoir le sourire, même dans la perspective de servir de punching-ball au PSG dimanche.

ALLEZ RENNES

Marco Grossi

Marco Grossi

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