Roma-Palermo (4-1), la Louve Académie livre ses notes
Avec alcool, Bacchus est plus fol
J’ai pris tous mes médocs. Mon psy m’a dit que je progressais. Et mon conseiller Pôle emploi John Dorian m’a conseillé qu’il était temps de grandir. Et mes lecteurs tiennent tous dans la paume de la main de Fabio.
Alors, c’est en mode « je ». Et sans humour. J’ai essayé de parler foot, le tout sans humour ni imaginaire. Une sorte de succédané d’académie Louve sans humour. Un essai éditorial sans humour qui devrait pas durer car c’est moins de plaisir pour le chantre poilu de la romanité. Je vous ai précisé qu’il n’y avait pas d’humour?
Donc victoire aisée 4 à 1 face aux siciliens. Ça aurait pu donner 8 à 2 avec un peu plus d’efficacité. Mais franchement, en face, c’est la plus mauvaise équipe que j’ai vu depuis le début de saison. Une médiocrité qui fait mal aux yeux mais qui a facilité la tâche des romains. Ce qui est encourageant, c’est la progression visible dans les mouvements offensifs. Mais encore une fois, c’est à tempérer avec le niveau des mecs d’en face.
Buts: Totti, Lamela, Osvaldo, Destro
Passes décisives: Panagiottis, Lamela
Les giallorossi:
Goicochea (4/5) : Alors je me suis renseigné. Il est uruguayen. Il a 24 ans. Voilà. Et venez pas dire que je fais pas mon travail de journaliste grassement rémunéré. Pour le reste, c’est le genre de gars à porter ses jeans trop larges et un polo vert pomme noué autour des épaules et des mocassins à glands poilus aux pieds. Oups, désolé. Son niveau? Sur la ligne, rien à redire à priori. Pour les sorties et le jeu au pied, on a l’impression qu’il garde ses mocassins à glands poilus. Mais franchement, il a meilleur goût que le steak au gouda.
Piris (3/5) : Tout à fait en accord avec la philosophie offensive de son entraîneur, il est profilé pour partir à l’abordage contre vents et marées. Et contre une bande d’opposums gays, ça marche avec une quasi passe décisive sur le premier but de Francesco. Mais de l’autre côté du terrain, c’est vraiment léger.
Marcos (4/5) : Nombres d’interventions de fort bon aloi. Pour un gars de 18 ans, il saisit bien sa chance dans le bordel ambulant qu’est la Roma.
Burdisso (3/5) : Un bon coup de boule gagnantsur corner aurait fait monter sa note. Son retour a quand même stabilisé le radeau de la méduse. Faut dire, c’est pas le genre hussard sur le toit comme Castan. Plutôt old school. Le genre de défenseur central à rester…. en défense centrale.
Balzaretti (1/5) : Et ce mec est titulaire en Nazionale???!!!! J’aurais bien fait une analogie avec un joueur de l’équipe de France mais j’ai promis à luke. Et puis de toute façon, je me rappelle plus son nom. Et puis de toute façon, j’ai promis à mon oncle patrick…
Panagiottis (3/5) : Je reste dans le flou. Je ne sais pas vraiment le juger, le jauger. Milieu défensif, il a sa part de responsabilité dans la fébrilité congénitale de la défense romaine. Premier relanceur, il a vendangé jeu court, jeu long à qui mieux mieux. Et pourtant, j’ai senti du mieux dans la construction, dans les remontées et le jeu offensif. Il doit y être pour quelque chose.
Florenzi (3/5) : Lui, il a bien compris que tant qu’il courrait, Zeman lui conservera sa confiance. Alors il court, il court comme un fou, comme un amant rejeté. Comme moi après ma jeunesse.
Bradley (5/5) : Alors, j’ai lâché son crâne et je l’ai bien observé. D’un autre côté, c’était pas compliqué. On a vu que lui et sa tête de cul. Increvable. Partout. Omniscient. Il ne lui a manqué qu’un détail pour être encore plus décisif. C’était comme regarder un bernard-l’ermite polygame et volage. L’homme du match.
Lamela (4/5) : Bon, c’est vrai, je l’aime toujours pas. Mais comme il plante à tous les matchs en ce moment, difficile de le critiquer de façon crédible. Et puis on le sent en confiance et au top physiquement. Sa force, ce sont ses prises de balle. Quand il aura épuré son jeu, il pourra prétendre à quelques friandises de ma part. Et puis y que les cinglés qui changent pas de frontières bien-mal-anal.
Totti (4/5) : Il aurait 36 ans. Ah bon? Il serait fragile et sujet à de nombreux problèmes physiques. Ah bon? Il aurait pris sa retraite internationale. Ah bon? Conseil à mèch: essaye de regarder des images de son début de saison et tu comprendras comment un homme peut être empereur en sa propre cité. Et tu sauras comment l’aimer.
Osvaldo (4/5) : Alors oui, il a vendangé comme un sagouin. Alors oui, il a irrité à surjouer et à plonger. Alors, oui, j’ai encore du linge sale (oui, pour la narration, je devais meubler). Mais la triplette offensive commence à bien donner et il marque un but assez drôle. Pour info, Lamela c’est 7 buts, Osvaldo 6 et Totti 4.
La panchina:
Marquihno (2/5) : Ni inutile, ni utile, on le trimballe, on l’oublie, on le revoit, on s’en fout.
Destro (manchot/5) : Alors là, gros talent. A retrouver dans le prochain benny hill dans l’épisode « mais purée, comment qu’on met un maillot, comment qu’on l’enlève » Un mec attachant. Con comme un balai. Mais attachant.
Pjanic (Bojan spirit/5) : voilà, c’est bien.
Prochain match dimanche prochain contre …. la seconde équipe de Rome, la Lazio. Un derby. Un vrai. Contre des tarlouzes. Et puis je déteste cette couleur de maillot. Et puis Fabio sera là. Lequel? Lesquels? Ça… Prozac seul sait…
Moralité: la folie a du bon.
Il baccio di dietro
Fabio Labello
Destro nous a fait une chamakh époque bordelaise , faut vraiment être bête … Ceci dit la règle de prendre un jaune parce qu’il enlève le maillot l’est tout autant !
J’ai acheté Bradley dans ma partie Fifa après avoir vu le match, c’est pour dire.
Fabio. Je me doute que les révélations qui vont suivre vont te précipiter à nouveau chez ton psy, mais… Patrice est au top du hip hop en ce moment.
Je sais, c’est dur.
Courage.
le pire c’est que destro n’avait meme pas « completement » enlever le maillot
super les commentaires tonton labelo je reviendrai te lire