Schalke-Dortmund-Stuttgart (1-9-1) : La Borussia Akadémie voit double

Jean réfléchit dans les tréfonds de l’Internet.

 

Jean n’a plus donné de nouvelles depuis un moment. Entre la difficulté à finir de regarder le Revierderby et le peu de choses nouvelles à apporter, Jean a hésité. Pourtant, Dortmund s’est fait plaisir sur les deux dernières rencontres. Deux victoires accomplies avec brio, avec une certaine rigueur et une attaque au meilleur de sa forme. Il fallait quand même le préciser avec de repartir à l’assaut de la Ligue des champions et dire un bonjour anal à la Gunners Academy. Alors Jean revient chez les siens.

Contre Schalke, un match que Jürgen Klopp maîtrisait relativement mal depuis son arrivée (deux défaites la saison dernière, par exemple), c’est une victoire plus qu’importante pour le moral de l’équipe. Un Mkhitaryan qui régale, un Boateng qui régale Dortmund avec le maillot adverse… Tout s’est bien passé. Même l’entrée du prometteur Max Meyer n’a pas fait peur. Dortmund maîtrise, Kuba achève la partie en même temps qu’une nouvelle contre-attaque express, et voilà. 3-1, dans les règles de l’art, avec un bonus supporters de Dortmund déchaîné et motivé à « récupérer » de l’affront du vol de banderole. (De là à penser que la saison prochaine, voire en février, les Rennais iront à la Beaujoire avec une floppée de fumis … Jean n’en dira rien.)

Place alors à Stuttgart. Une équipe qui varie du bon et du moins bon depuis le début de la saison, mais surtout une équipe qui a l’habitude d’offrir des matches fous au Westfalenstadion. Le 4-4 de 2012 reste en mémoire. Opération réussie une nouvelle fois pour soutenir la moyenne de buts de la Bundesliga, avec un but de moins mais un jeu aussi débridé que relativement incohérent tactiquement. Stuttgart s’est même offert un 6-0 cinglant en sa défaveur. Son but pour l’honneur est celui de l’ouverture du score. Dortmund a donc été mené. Quelques minutes. Et Dortmund gagne facilement, 6-1, sans franchement douter. Stuttgart n’aura fait qu’un seul tir cadré, aura rapidement montré ses faiblesses défensives et son incapacité à prendre le milieu de terrain à son compte. Y a du travail encore au VfB pour ne pas se reposer seulement sur les éclairs de génie d’Alexandru Maxim ou Arthur Boka… Bon, seulement ceux de Maxim, en fait.

 

Les notes : 

Weidenfeller (5/5 et 2/5) : Un penalty arrêté, le premier en Bundesliga depuis celui face à Robben l’année du doublé Meisterschaft-Pokal.

Grosskreutz (4/5 et 5/5) : Il a perdu de l’énergie contre Schalke, comme toujours, ce qui a nuit à son rendement offensif. Mais contre Stuttgart, Jean s’est franchement demandé que faire de Piszczek à son retour. Ou que faire de Grosskreutz. Enfin si c’était pas possible d’avoir deux latéraux droit sur le terrain, exceptionnellement.

Schmelzer (3/5 et 3/5) / Durm (3/5) : Tranquille. Schmelzer reprend le rythme, et quand il sort, l’entrée de Durm se remarque à peine. Soit Schmelle manque d’impact, soit Durm est déjà fort. C’est quelque chose entre les deux.

Hummels (4/5 et 3/5) : Contre Stuttgart, Jean peut reprocher son air-intervention qui permet à Haggui de marquer. Mais Mats revient dans le rythme, dans le coup. Croyez-en ma vieille expérience du bel homme. Ou croyez-en la stat des duels : 70 % pour Mats depuis le début de la saison, meilleur ratio du championnat.

Subotic (1/5) / Sokratis (3/5) : Subotic concède un penalty con contre Schalke, Jean était donc assez satisfait de voir Sokratis sur la ligne de départ pour le match suivant. Alors d’un côté, il y a un but. De l’autre, il y a des interventions un peu limite, de la nervosité, du « peut mieux faire ». À revoir.

Bender (3/5 et 4/5) : De mieux en mieux, de plus en plus présent partout sur le terrain, il cavale encore et toujours pour grappiller du ballon.

Sahin (4/5 et 4/5) : Une frappe splendide dans un derby. Cœur cœur cœur cœur. Des passes splendides contre Stuttgart. Cœur cœur cœur cœur.

Reus (5/5 et 5/5) : Ballon d’Or des cœurs Borussen endoloris.

Mkhitaryan (5/5 et 4/5) : Magnifique contre Schalke et contre Stuttgart. C’est bon, la machine est lancée, Miki a fermenté juste ce qu’il faut, Arsenal va déguster.

Aubameyang (3/5) et Blaszczykowski (3/5) : Des buts, des buts, à deux deux, toujours là où il faut. Il tourne à leur poste et font tourner à leur poste. Tourne tourne tourne. Et ce n’est pas du Goldman.

Lewandowski (3/5 et 5/5) : Alors voilà. Lewandowski marque un triplé. Un truc qui n’était plus arrivé pour Dortmund en championnat depuis longtemps. Depuis Michael Zorc. Il entre dans le top 5 des meilleurs buteurs de l’histoire de Dortmund. Il passe à une moyenne d’un but par match sur les 30 derniers du championnat. Et encore, tout cela ne prend pas en compte son influence sur les défenses adverses et le jeu du BVB. Alors que lui reprocher après ça ? Si ce n’est de partir…

 

Schieber est apparu, a joué et a marqué. Son but a été refusé.

 

Des Küsse dans le cul,

Jean Colère.

Jean revient très vite, avant de partir dans le BaWu. En attendant, vous avez les résumés longs ici et .

Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

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