Slovaquie-Ukraine (1-2) : la Halusky Academie reprend désespoir

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joutes fratricides

Oh mes amis. Que n’avons nous pas vu là. Du simple au double puis de la première à la dernière place : tout ne fut qu’histoire de transition dans cette partie. La Repre a pourtant fait son possible, sinon son probable, pour bien jouer, donner de l’amour et de l’espoir à son peuple, faire battre le cœur spongieux du paysan des Tatras et provoquer le séisme de talons claqués que Bratislava attend depuis des lustres.

Face à une Ukraine biberonnée aux subventions américaines marquant des buts sans même réellement essayer d’y parvenir, le onze slovaque a planté le premier d’une fort belle manière. Puis la corruption, l’assistanat et les pullovers moches de Zelensky ont fait leur œuvre et ont donné les moyens aux copains de Chevchenko de revenir.

Avec chaque équipe à trois points après deux matchs, personne n’est qualifié dans ce groupe et c’est bien mieux comme ça. Mais un destin malicieux a placé sur notre route un troisième et – nous l’espérons – dernier match qu’il s’agira de perdre gagner afin d’enfin donner son terme à cette aventure ridicule pleine de bruit et de furoncles que le monde ne nous envie pas.


Poznamky

Pan Dubravka nous a semblé en gants, mais il s’est tout de même incliné deux fois. Qu’il prenne son 2/5 pour argent comptant et non comme le châtiment qu’il pense recevoir.

Pan Pekarik est un vaillant, et avec lui la Repre semble invincible quand il découpe des arrogants comme Mudrik et tient tête à des grosses tanches comme Zinchenko. Son 3/5 n’est pas immérité

Pan Vavro n’a pas énormément de choses à se reprocher, si ce n’est d’être lent, pas très vif et un peu nul, mais calmons nous, il ne mérite après tout pas moins que 2/5.

Pan Skriniar pourrait être la lanterne qui éclaire cette équipe de son auguste lueur, il a surtout été la poulet sans tête quand Shaparenko s’est aventuré dans sa zone, puis quand Iaremchouk a transformé un ballon propre à filer des torticolis aux cous trop épais. Qu’il soit béni, tandis que ce fruste 1/5 le flagelle.

Pan Hancko ne savait pas lui-même s’il devait défendre ou attaquer, il a donc fait les deux sans savoir s’il avait envie de jouer au football ou de se hâter de descendre une délicieuse soupe à l’oignon en entrée de son fameux halusky. 1/5 pour lui.

Pan Kucka avait lui un peu plus faim de ballons mais ses camarades l’ont sevré, trop occupés qu’ils étaient à jouer avec le destin de l’âme slave, chose peu comestible. Qu’il digère bien son 2/5.

Pan Lobotka est un rustre, un grossier et un malpropre, mais c’est le nôtre et il ne goûte que très peu ces métaphores culinaires (du coup le “goûte” est comique, admettez-le). Aimer rire ? Il laisse cela aux gueux, aux sottisiers et aux jean-foutres, lui ne veut que ballon, ballon ballon. Bon, ça ne lui fait pas réaliser un gros match pour autant, le voilà bien avec son 2/5.

Pan Duda était déterminé, “déter”, comme disent les jeunes Français (j’en connais quelques uns qui viennent régulièrement abuser de nos bières et tenter d’en faire autant de nos femmes, mais ils repartent souvent avec leurs parties en bandoulière), il a donné et offert. 3/5 pour lui.

Pan Schranz a encore marqué, en plus d’être plutôt agréable à l’œil. Serait-ce une maladie ? Une condition ? Une complexion ? En tout cas cela nous a offert espoir et légèreté, au moins le temps que les adversaires se rappellent qu’eux aussi pouvaient jouer au ballon. 4/5 avec compliments du jury.

Pas Bozenik n’est pas toujours en face du but. Ou peut-être joue-t-il beurré comme un Tchèque, ces rares oiseaux ne tenant l’alcool que comme ma grand-mère zilinienne qui cuvait du matin au soir et finissait par dormir avec ses chèvres. Cette proximité familiale lui vaut bien un petit 2/5.

Pan Haraslin n’était pas du bon côté du terrain ni en première ni en seconde période. Ce n’est pas bien grave, c’est juste dommage que personne ne lui ait dit qu’il pouvait changer de côté. Cet échec collectif de démocratie communicationnelle lui vaut 1/5.

Les Ukrainois ont gagné une bataille mais pas la guerre, ils ont bien mérité le droit de pavoiser (attention à ne pas se prendre les pieds dans le drapeau au prochain match, tout de même). Notre Repère jouera sa qualif ce soir contre les Roumains. Si avec ça on ne chope pas une jaunisse…

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