Toulouse-Rennes (0-5), la Breizhou Académie rit encore

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de se voir si belle en ce miroir

Ben voilà, c’est pas si compliqué le football… Sauf pour Ali Ahamada.
Voilà qui suffira largement comme intro, on ne va pas revenir comme tous les ans sur les nombreuses similitudes entre les 2 clubs (maigre palmarès voire rachitique, centre de formation reconnu, les saucisses, Dominique Arribagé, Etienne Didot…).
Ah merde, finalement, on l’a fait. On s’est encore auto-eu.

Krampouzision

Indisponibilité de Vincent Pajot qui a partage un pubis défectueux avec son Boye, ou soudaine prise de conscience de Guy-Gilbert (mais mieux vaut Atar que Djamel Bakar), le milieu avec sentinelle et laissé de côté pour un milieu avec un 10 qui sera… Foued Kadir.
Flemme de faire un schéma. C’est un 4-2-3-1 classique quoi.

En face, Alain Casanalova maintient son 3-5-2 (pourquoi pas) et Ali Ahamada (plus risqué). On retiendra aussi la titularisation de Didot en sentinelle (pourquoi pas) et qu’Eden Ben Basat est encore sur le banc (plus dommage).

Ar Matc’h

Ce matc’h sort tellement de l’ordinaire qu’une analyse tactique en devient quasiment inutile. En effet, comment tirer de réels enseignements après cette rencontre, alors que la plus évidente (ne plus titulariser Ali Ahamada) n’est même pas prise en compte par l’entraîneur toulousaing.
Marco Grossi vous propose donc vivre ce match via un live en retard.
Vous pouvez aussi réécouter les commentaires de Roazh Takouer, qui étaient présents pour sportdub, et accompagné d’un toulousaing (Paulo Machata-Bondo).

2′ Le matc’h débute à peine que Spajic décède suite à un contact avec Pitroipa. PITROIPA. Le gars gentil qui doit peser 30 kg tout mouillé. On a connu des Serbes plus solides.

5′ Beau mouvement d’Alessandrini qui lance Jaunatane dont la volée passe à côté.

8′ Jolie transversale d’un rougénouar à destination d’Alessandrini qui reprend sur le… « gardien ». C’est l’arrêt du match d’Ali Ahamada.

13’ Fest-noz de Pit’ qui transmet à Bakayoko, le p’tit jeune frappe à côté, comme un saint bol de cid’ de son nom.

15’ Trejo se fait plaiz dans notre défense, son centre est dégagé difficilement.

22’ Très beau contrôle d’un pack de Kro, le seul réussi du match par le latéral droit toulousaing, qui élimine M’Bengué, mais sa frappe écrasée file en sortie de but.

25’ BUT ! Magnifique ouverture d’Armand vers Pitroipa qui devance Ahamada et réussit à contrôler le ballon. Le gardien adverse lui s’empare magnifiquement de la cheville de l’international burkinabé qui roule-boule dans le gazon. Alessandrini a suivi et marque dans le but vide. Enfin, d’après les commentateurs de BeIN, ce serait plutôt Alainssandrini ou Alessandri qui a marqué. On vérifiera auprès du staff et de la Ligue. 1-0 pour le SRFC.

27’ Réveil toulousain avec une frappe à côté de Chantôme. Plus ses cheveux poussent, plus il devient roux le pauvre. A ne pas confondre avec le Nolan Roux du pauvre, qui serait plutôt Alexandre Alphonse.

32’ Superbe mouvement collectif des Rouge et Noir : talonnade, jeu en triangle, heureusement Pitroipa foire son contrôle et met fin à cette hérésie.

34’ BUT ! Coup franc tiré par Alessandrini, dégagé suite à un cafouillage. Le ballon revient dans les pieds de notre pleurnichard préféré qui l’envoie dans la surface, s’ensuit une sortie sponsorisée par la compagnie Air Ahamada, qui s’empare de la tête de Makoun, ce qui permet à Bakayoko de conclure de la tête dans le but (encore) vide. 1er but pour le Vieira Noir Breton, 2-0 pour le SRFC.

35’ Petit pet foireux dans le slip suite à un tir de Brettwett-watcher qui passe de peu à côté.

37’ Action toulousaine qui se conclut par une frappe de Trejo, à côté. Danny lui, ses frappes, il les met dans la gueule au moins.

41’ On sent que les haut-garonnais veulent réagir. Aurier déboule sur le côté et adresse un centre que Jean-Mamelle sort en taclant devant Costil.

44BUT ! Ali ‘Flying’ Ahamada continue son festival et se démerde pour prendre un ballon à la main en dehors de sa surface. Carton jaune et coup-franc plein axe, que Kadir envoie dans le fondement d’Abdennour, et hop, au fond des filets. 3-0 pour le SRFC.

Mi-temps : Ahamada est incontestablement le meilleur Rennais sur la pelouse.

46 ‘ Alain Casanova, à qui on ne la fait pas, a senti que quelque chose n’allait pas et décide de dépor… faire sortir deux joueurs : Zebina entre pour Spajic, Ninkov remplace Akpa Akpro.

47’ Chantôme s’infiltre côté droit, son centre est bloqué par Billy.

49’ Bon centre d’Alessandrini, mais la reprise de Nelson est hors cadre. Le Portugais est appelé Olivieira (comme s’il n’y avait pas assez de « i ») par le commentateur. Le challenge Olivier Rouyer bat son plein.

52’ Corner de Didot pour la tête d’Abdennour. Ce n’est toujours pas cadré, mais on sent les saucisses du Sud plus volontaires qu’en 1ère mi-temps.

56’ Réaction des saucisses de l’Ouest par l’intermédiaire de Kadir qui transmet à Pitroipa, lequel alerte Nelson Pit pour Oliveira dont la frappe arrive dans les bras d’Ahamada. Pas con, vu son état de forme il serait capable de faire une Arconada/Zubizarreta/Porato/Trévisan (rayez la mention inutile).

58’ Centre d’Aurier à destination de personne.

59’ Décidément, ça n’arrête pas ce soir : beau mouvement rennais initié par Bakayoko qui récupère, lance Pit’ qui remonte à grandes enjambées et lance Manolo, qui est trop altruiste et talonne au lieu de tirer.

60’ Sortie de Pitroipa, entrée d’Emerson qui vient se placer à gauche, Alessandrini bascule à droite, comme un saint-bol de Manuel Valls.

61’ Nouveau centre d’Aurier, qu’apparemment on aime bien laisser faire. Sylla reprend de la tête, bien détournée par Billy.

62’ Sortie de Ben Yedder, entrée de Ben Basat.

63’ BUT ! Alessandrini part seul côté droit, entre dans la surface et allume Ahamada qui détourne, Kadir vient à la lutte aérienne avec Zébina, mais Ahamada trouve le duel trop déséquilibré, donc le gardien se jette sur son défenseur. Manolo a suivi et marque tranquillement son 5e but de la saison. 4-0 pour le SRFC.

71’ Hunou remplace Alessandrini.

72’ Suite à un centre de Ninkov à peine touché par Billy, Brèssouète est tellement surpris d’avoir une occasion qu’il oublie de reprendre le ballon. Même pas eu besoin de changer de slip.

75’ Dernier changement côté breton avec la sortie Kadir pour Juju Féret. On aurait presque un banc de touche, dis donc.

78’ J’avoue que l’euphorie et la Leffe ont eu raison de mon attention, mais j’ai quand même aperçu une reprise de volée toulousaine qui finit en touche. Pas mal.

82’ Frappe d’Abdennour aux 20 m mais Billy est vigilant et détourne bien.

83’ BUT ! Le bouquet final, le clou du spectacle, le rappel, la standing ovation. Suite à une remise en jeu toulousaine au milieu de terrain, le ballon file jusqu’à Abdennour à l’entrée de sa surface. A peine pressé par Manolo, le défenseur tente une passe en retrait à son gardien. C’était sans compter sur l’anticipation hors normes d’Ahamada, qui a dû penser que son coéquipier ne jouait pas assez vite et a donc entrepris de venir lui piquer la balle dans les pieds. Résultat des courses, le ballon roule vers le but, Manolo a suivi et marque dans le but… Vide, eh oui. 5-0 pour le SRFC, un café (sans sucre, on n’a plus 15 ans) et l’addition.

La fin du match n’aura plus aucun intérêt, à part de me permettre de finir le pack, et de voir qu’Ahamada peut encore arrêter une balle piquée quand celui-ci reste sur sa ligne.

Difficile d’analyser un tel match. D’un côté, les Toulousains se sont tellement sabordés qu’ils ont rendu la tâche plus que facile aux Rouge et Noir. De l’autre, les Bretons ont affiché une grosse maîtrise, ont concédé très peu d’occasions et l’équipe a montré une belle envie, un jeu appliqué, organisé et fluide. Et puis merde, on va pas bouder notre plaisir d’en coller 5 aux types qui nous ont fait chier l’année dernière.


Les gars du Stade

Costil : 3 saucisses. Soirée assez tranquille pour Billy, mais il a été impeccable sur les rares occasions toulousains.Son jeu au pied, en revanche, ben purée… C’est vrai que si tu passes le ballon au juge de touche, elle revient vite, mais c’est pas le but normalement.

Danzé 4 saucisses : Pas toujours à l’aise sur les centres venus de l’autre côté, mais pas moins non plus que les adversaires sur ces mêmes centres. En plus, son couloir a été bien maîtrisé. Bon, le gars d’en face, Sylla, lui, n’a pas montré grand chose du coup. Pas besoin d’outils d’ailleurs, ça pouvait s’arracher avec les dents pour les plus crados.

Kana-Biyik 5 saucisses : Il a laissé autant d’espace à Ben Yedder qu’il ne devait en avoir dans un taxi allant du Havre à Paris avec 4 potes. Autre point commun, Ben Yedder a sûrement pleuré après aussi. De toute façon, Roazh Takouer est contre l’existence des taxis, même si ça n’a plus aucun rapport avec le sujet. Mention spéciale pour son tacle-sauvetage.

Armand 5 saucisses : Breathwet est du genre à mouiller le maillot en plus d’avoir une haleine humide. Mais il en faut plus pour impressionner et dégoûter notre ami Quasimodo qui a quand même porté un maillot immonde pendant plusieurs années. Mention spéciale pour son ouverture de toute beauté pour Pitroipa sur l’ouverture du score.

M’Bengué : 3 saucisses. On va se montrer indulgent vu le score final. Mais sachant que Toulouse, son club formateur, a concentré toutes ses forces sur son couloir, c’est en dire long sur son niveau.

Bakayoko : 5 saucisses. Gros match du gamin qui confirme petit à petit ce qu’on voit depuis le début de la saison. Une bolée de cidre de Cornouailles de plus pour son but et sa joie manifeste. Le stagiaire enchaîne les titularisations et commence même à marquer des buts. Pour un Bakayoko, c’est un comble !

Makoun : 4 saucisses. Le Sieur Jean II a profité de l’occasion pour annoncer son vrai grand retour au moment où le calendrier se corse un peu (oui, on joue à Bastia samedi, mais ce n’était pas notre sujet, on n’est pas à France football ici).

Pitroipa : 5 saucisses .Pas directement décisif, mais dans beaucoup de bons coups. L’envoyé des Dieux n’est pas encore à son maximum, mais il fait ce qu’on attend de lui : des trucs imprévisibles. Bon match de l’envoyé des Dieux et des druides qui est impliqué dans les buts et les belles actions rennais.

Alessandrini : ? saucisses. Il ne célèbre pas ses buts, et a ses raisons qu’il garde pour lui. Du coup, la Breizhou ne note pas ses apparitions, et garde ses vannes pour plus tard.

Kadir : 5 saucisses. Grosse activité, gros volume de jeu, et choix souvent judicieux. Pas le genre de meneur de jeu qui fait spécialement rêver les foules et les Marseillais, mais un joueur diablement utile. Beaucoup plus par exemple que Dimitri Payet (exemple pris totalement au hasard).

Manolo : 5 saucisses et un cd de Tri Yann. Un doublé, une talonnade, un ballon piqué foireux à la 85‘… Deux théorie d’ailleurs, soit notre Manolo avait des crampes, soit c’est un vrai petit sadique. Attention, les deux théories ne sont pas forcément antinomiques. Sinon il a toujours cette tête de maçon du cœur. La panoplie parfaite.
Les entrées en jeu :

Hunou : Sylla-Hunou, ça faisait une confrontation amusante phonétiquement parlant. Pas grand chose d’autre à signaler.

Emerson : entré pour calmer les montées d’Aurier, passé pur arrière droit en 2e mi-temps, alors que Ninkov avait un rôle d’ailier. Ben oui, on n’allait pas demander à Alessandrini de défendre. De toute façon, on ne peut rien lui demander à ce con-là.

Féret : avait aussi le droit de participer au fest-noz, merci pour lui.

Les autres apparitions :

Ahamada dans ses filets, but sur but, et pas d’arrêt.  : 5 saucisses. HAHAHAHAHAHAHAHA.

Didot : 5 saucisses. Ca fait toujours un pincement au cœur de voir le Paimpolais. Les Rennais ne s’y sont pas trompés en essayant de chiner son maillot. Bref, on est toujours content de revoir Etienne. Surtout quand on gagne à la fin. Même si là, ça faisait un peu indécent quand même. Un peu comme si on avait fisté un copain sans faire exprès.

Sportdub, sans l’image 5/5 : Pour un sportdub plus naturel. Comme une galette-saucisse. Nature donc. D’ailleurs, grave, on était tous nus.

La non-apparition

La galette chorizo-fromage 2/5 : Petit oubli de Roazh Takouer, qui aurait bien voulu en offrir une à son collègue toulousaing, même si ça pique un peu.
Roazh Takouer et Marco Grossi
La Breizhou Académie revient plus vite que vous ne le pensez.

1 a réfléchi à «Toulouse-Rennes (0-5), la Breizhou Académie rit encore»

  1. Qu’est-ce qu’on a ri avec les copains, à se payer une tournée de pintes à chaque but. Ça a fait du bien de prendre notre revanche sur Ali, lui qui avait eu « un flash » avant son but de merde d’il y a un an…
    J’ai rarement pris autant mon pied devant la détresse d’un gardien. C’était un peu comme rigoler devant la vidéo d’une petite Thaïlandaise sans défense se faisant violer par quatre nazis

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