Les diables en Suidesphalie…match 1

Cerné par son crew, Ferguson propose un 442 sans Scholes mais augmenté de Park et Giggs. Pendant de Carrick dans le socle mancunéen, le coréen vibre au moindre appel et son activité au pressing ainsi que son opportunisme en phase offensive (compense Rooney en 9) constituent un renfort tactique certain. Stratège, le gallois lie son positionnement à celui de Rooney et bonifie un côté gauche où Evra lui sert également de jambes. De plus en plus rares mais toujours aussi décisives, Giggs choisit encore de s’engager dans la profondeur où il n’est jamais qu’à un angle de droit de célébrer Pythagore : 0-1, Rooney, 23ème.

Manque donc Scholes mais défendre sur Lampard et attaquer face à Essien relève d’un pari tactique inutile. Outre le retour de Ferdinand aux côtés de Vidic pour ceinturer le muscle pelvien des Reds, Ferguson peut en effet compter sur son adversaire. A l’âge où le touchée s’annualise, Ancelotti n’a plus qu’un mollusque bleu à étaler. Incapables de trouver le Lampard errant, les londoniens peinent à passer leurs trois coups de reins :

Impulsion de Terry dans ses 40 mètres pour Zhirkov à la médiane qui décale Cole ailier dans les 35m adverses.
Impulsion de Essien du rond central pour Lampard qui trouve Zhirkov sur l’aile. Cole passe dans le dos russe pour atteindre les 30 m adverses.
Impulsion Lampard dans les 35m adverses pour Ramires puis Bosingwa ailier au poteau de corner.

Si Chelsea gagne en verticalité lorsque Drogba décroche sous Torres, Lampard devient alors inutile et entendre Lizarazu fustiger les absences de Evra dans le couloir gauche rappelle le rapport de DBF.  Dans leurs 25m, les latéraux mancuniens resserrent dans l’axe afin de densifier la surface, Ferguson préférant qu’un milieu (le MO voire le MC…mais plutôt le MC car ce joueur doit s’intercaler entre le latéral et le dc afin de former un pack de 6 devant le gardien) vienne hypothétiquement contrer le centreur. Bref, dépourvu de colonne vertébrale, Chelsea écarte, écarte, écarte tandis que Fergie l’y invite…et d’aucun se demandent pourquoi Rooney joue avec juste au corps American Apparel.

Rafael vandalisé, Ferguson entre Nani et recule Valencia latéral droit. Non content de déporter le jeu loin d’un couloir gauche lesté de Giggs en phase défensive, le stratège écossais s’offre également deux flèches plus un vibreur à droite afin de sédentariser Cole et Zhirkov. Manchester cherche donc à enfoncer le couloir gauche de Chelsea tout en éloignant le jeu du côté fort de son adversaire et ni Malouda pour Zirkhov, ni Brown Moses pour Drogba ne prennent le dessus sur la paire Nani-Valencia. De l’autre côté, un centre de Bosingwa pour la tête de Torres rencontre un Van der Saar en suspension sur la béquille (73ème) et Ferguson passe au socle à 5 avec Carrick au centre. La densité devant la surface passe alors à 7 rouges pour autant de bleu et le match se termine dans un joli magenta.

3 thoughts on “Notre footballologue analyse Chelsea-MU (0-1)

  1. Belle célébration à la con, j’espère que Morlino s’en souviendra dans le questionnaire Proustball.

  2. C’est quoi la Suidesphalie ??? Vous êtes le seul de tout le web à en parler Monsieur.

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