Arsenal – Crystal Palace (4-1) : La Gunners Academy évite le piège

Oui, Arsenal peut gagner des matches en 2018. La preuve.

Salut vous tous,

Au milieu des remous d’une actualité mercatanale pour une fois particulièrement dense nous concernant, nos petits Gunners avaient un match à jouer, un des quatre cents derbys londoniens annuels dont tout le monde chez nous se tamponne habituellement, joueurs, staff, fanbase et Tonton compris.

Pourtant, cette rencontre revêt un caractère particulier : il s’agit du premier match de l’après-Pinochet. Fini, le temps du Chilien qui essaye de tout décider tout seul, fait disparaître ses coéquipiers (du moins, leurs appels) et tire dans les tribunes quand il n’est pas content. Ce cuistre n’a même pas quitté le navire pour répondre à l’appel des sirènes émirato-catalanes et du BÔ JEU proposé par le grand Pep (pas Génésio, l’autre), mais est allé monnayer ses charmes du côté du vieux Trafford. Bon débarras.

Bien malin qui peut dire si Arsenal ou Manchester a fait la bonne affaire dans cet échange Mkhitaryan (bordel, on s’était débarrassé de Szczezny et voilà qu’on récolte un autre champion de Scrabble) – Sanchez. Toujours est-il que sur le papier, je prends, tant le profil de l’Arménien semble bien plus correspondre à l’Arsenal que j’aime que celui de l’éleveur de clébards de Santiago.

Mais avant de tirer des plans sur la comète, il y a un match à académiser et j’ai déjà gratté suffisamment de place avec cette introduction démesurément longue. Arsenal a-t-il réussi à jouer sans sa star chilienne ? Yoann Cabaye est-il toujours un joueur de foot ? Louis Cifer fera-t-il gagner le Tour de France à Romain Bardet ? Un indice, chez vous, avec cette petite douceur.



ZE GAME :


A ceux qui pensaient qu’on n’arriverait à rien sans Alexis, je réponds que les Eagles auraient peut-être préféré croiser sa route, plutôt que de vivre une telle première mi-temps. Le genre de sale journée qui peut te mener tout droit soigner ton overdose dans un hôtel californien.

Ô miracle, Arsenal a – attention protégez vos yeux, vous n’avez plus lu ceci depuis des lustres dans nos colonnes – JOUÉ. AU. FOOTBALL pendant toute la première mi-temps. Outre cet élan dont on se demande bien ce qui a pu le causer, les nôtres ont su faire preuve de réalisme pour tuer définitivement tout suspense avant la pause.

Deux buts sur corner, un pour Monreal et un pour Koscielny sur une remise de… Monreal, une reprise d’Iwobi à la suite d’un centre en retrait de… Monreal et le petit bijou inséré ci-dessus. Ajoutez à cela la mainmise sur le ballon, des mouvements collectifs absolument délicieux, des milieux qui jouent enfin en une touche et vers l’avant et vous avez quasiment le mode d’emploi de la mi-temps parfaite pour tout fan des Gunners. Si on veut chipoter, on peut reprocher à Lacazette d’avoir tenté un dribble beaucoup trop compliqué au lieu d’envoyer une lourde à cinq minutes du repos.

Avec tout ça, j’en avais oublié la compo

Comme cette première mi-temps était probablement trop miraculeuse, nos joueurs laissent leur enthousiasme au vestiaire et se font quelque peu manger dans la possession par des Eagles bien plus entreprenants. Les visiteurs ne se montrent toutefois pas bien dangereux et c’est au contraire Arsenal qui est tout près d’en remettre une couche sur un contre. Sauf qu’Iwobi préfère tirer sur Hennessey plutôt que de servir un Lacazette plus isolé au point de pénalty que Christophe Castaner à un congrès de physique quantique.

Notre défense entre alors en scène et tente de relancer la carrière de Christian Benteke. Heureusement pour nous, le Belge a des truelles à la place des pieds et croque un face-à-face avec Cech. L’inévitable advient toutefois à douze minutes du coup de sifflet quand sur un corner, Milivojevic a le temps de contrôler, de s’allumer une clope, d’aller chercher une bière, de la siffler et de mettre la balle au fond. Ouf, on a eu peur, on a cru qu’on allait finir avec une clean sheet. Dans la foulée, Lacazette trouve le moyen de saloper une ouverture magnifique de Jackie Boy.

Au final, un match paradoxal comme on les aime, plutôt compréhensible quand tu mènes 4-0 au bout de vingt-cinq minutes et que ton calendrier pour les semaines qui viennent s’annonce plutôt chargé. On espère seulement revoir ce genre de prestation, avant 2019 si possible.


ZE BÂCHES :


Cech (3-/5) :
C’est un meh. On a longtemps cru qu’il allait repartir avec sa deux-centième clean sheet en Premier League, jusqu’à ce qu’il laisse passer la frappe de Milivojevic comme un vulgaire Almunia.

Bellerin (2/5) :
Ah t’étais là ? Faut prévenir, je te croyais encore dans Star Wars VIII, moi. D’ailleurs, t’es gentil ou méchant ? On n’arrive plus à suivre, ton personnage change d’avis plus souvent qu’Alexis Sanchez au moment de choisir un point de chute.

Mustafi (2/5) :
On va finir par lui trouver une utilité. Peut-être à la buvette, où il pourra gueuler pour alpaguer le client sans que personne ne puisse passer dans son dos.

Koscielny (3/5) :
Un nouveau but de renard et un début de retour en grâce défensif. Continue comme ça, on va vraiment avoir besoin de toi pour la suite de la saison.

Monreal (5/5) :
Un but, deux passes décisives et une sortie sur blessure. Le tout en trente-huit minutes. Plus Arsenal comme performance, tu meurs. Remplacé par Maitland-Niles (2/5), qui devrait prochainement comparaître devant la Cour pénale internationale pour justifier sa relance axiale dégueulasse en première mi-temps.

Elneny (3/5) :
Match tout à fait sérieux de l’Égyptien, pas de fioritures et une qualité de jeu vers l’avant tout à fait appréciable. Et appréciée.

Xhaka (3/5) :
Marrant comme on avance mieux en enclenchant la marche avant. Ça vaut aussi pour tes passes, Granit.

Özil (4/5) :
Comme tous les offensifs, on ne l’a pas trop vu en deuxième mi-temps, malgré une ouverture soyeuse pour Iwobi. Mais en début de match, si toute l’équipe a rayonné, c’est en grande partie grâce à lui. Remplacé par un Nelson qui ne fut qu’eau tiède pour son début en Premier League. Il faut dire que c’était l’heure du thé.

Wilshere (4/5) :
En voilà un qui veut le brassard et fait tout pour l’obtenir, prolongation comprise. Et dans le jeu, c’est tout à fait délicieux. Le Wilshere qu’on aime.

Iwobi (3/5) :
Même si j’ai envie de le jeter dans la Tamise à cause des occasions qu’il a croquées, je reconnais que cette fois, il a vraiment apporté quelque chose, outre son but. Remplacé par Kolasinac, dont je ne comprends toujours pas pourquoi il n’a pas remplacé Monreal.

Lacazette (3/5) :
Enfin, il finit par retrouver le chemin des filets. On sent que la confiance n’est pas encore au top, mais ça devrait revenir prochainement. Surtout qu’il n’y a plus Vous-Savez-Qui pour le snober à chaque action.


IF NOTE :


  • Un grand bravo au diffuseur français de la Premier League, qui a préféré nous montrer un Manchester-Burnley particulièrement dégueulasse, sans proposer de solution remplacement. Vivement la faillite d’Altice.
  • Si vous passez une mauvaise semaine, que le moral c’est pas trop ça, n’allez pas lire cette interview de Santi Cazorla. Notre petit rat à gros boule préféré espère maintenant revenir l’an prochain. Je n’ai plus les mots.
  • Sinon, un petit point « le groupe vit bien » de bon aloi. On notera qu’aucun joueur n’a souhaité bon vent à l’autre, là.

Sur ce, BA sur vous et à bientôt

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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