ARSENAL – MANCHESTER CITY (2-2) : LA GUNNERS ACADEMY LIVRE SES NOTES

2

Le Père a vu la lumière.

Bannière Arsenal-City

Oh, l’homme de peu de foi que j’ai été. Arsène, pardonne-moi. J’ai tapé sur ton 4-3-3 comme un malpropre, comme un athée. Sacrilège. Enfin bon, pas tout à fait. A vrai dire, en regardant le match (en décalé, parce que samedi on tapait le ballon avec les copains de HorsJeu et une reprise de volée de Marcelin Albert n’a pas de prix), je me suis dit qu’on voyait enfin où Tonton voulait en venir avec son 4-3-3 de mes deux. Non pas que je sois convaincu, ni tout à fait d’accord. Et puis on a frôlé l’exécution une paire de fois, notamment en fin de match. Mais on décèle enfin une structure dans tout ça.

Le-match

Le projet, tel qu’on l’a vu à City, semble évident : il faut mettre Ramsey et Wilshere au cœur du jeu. En gros, il s’agit de s’appuyer sur deux joueurs avec un coffre monstrueux pour renforcer attaque et défense. En faisant le piston, les deux bonhommes offrent une assise défensive autour de Flamini et remontent les ballons ; en attaque placée, cela permet d’avoir non pas quatre joueurs offensifs mais bien cinq. Alexis et Özil servent alors de relais et d’appuis dans le jeu ou peuvent choisir de repiquer dans l’axe et combiner avec des Ramsey et Özil qui reculent alors pour servir de rampes de lancement. Cela a donné samedi un résultat particulièrement intéressant : un bloc équipe beaucoup plus cohérent, avec des récupérations très hautes (surtout dans les vingt premières minutes) et un sentiment d’étouffement pour l’équipe adverse ; sentiment renforcé par le fait que City avait aligné une équipe de contre. L’animation a semblé retrouver ses marques dans le cadre cité plus haut, même si Ramsey est encore à la peine. C’est en particulier Jackyboy qui a paru très à l’aise dans cette configuration, où sa qualité de toucher de balle est pleinement exploitée. Je disais un peu plus tôt que l’Anglais est peut-être une des raisons de l’élaboration de ce 4-3-3 alors que cette saison apparaît comme un all-in pour lui.

 Terrain City

Mais j’attends encore de voir ce système tactique sur plusieurs matchs pour me faire une véritable idée, même si la rencontre face à City a permis d’entrevoir ce que projette Wenger. D’autant qu’il y a quand même certains écueils. D’abord, en mettant le Gallois et le petit Anglais au cœur du jeu, ce dernier devrait invariablement se retrouver attiré vers l’axe, avec un gros embouteillage si Özil et Sanchez repiquent ? Ça a été le cas un paquet de fois contre City, et Welbeck a d’ailleurs eu l’intelligence de décrocher régulièrement pour aérer tout ça. Il faudra peut-être s’adapter en fonction de l’adversaire et les options Campbell/Walcott/Chamberlain pourront peut-être favoriser le jeu sur les ailes, quitte à étirer le bloc et offrir des opportunités dans l’axe au duo britannique. Deuxièmement, Arsenal peut se retrouver particulièrement exposé en phase d’attaque ; comme l’a très bien expliqué Florent Toniutti, l’implication offensive de Wilshere ET Ramsey cumulée avec les montées de Debuchy et Gibbs/Monreal peuvent provoquer de sacrés dégâts si le ballon est perdu trop tôt (cf le premier but de City).

Enfin, impossible d’esquiver le « sacrifice » d’Özil sur l’aile gauche. L’Allemand est quasiment inutile depuis le début de saison dans cette position et traîne sa carcasse sur le terrain sans réelle envie. Attention, il ne faut pas le clouer au pilori : nous ne somme qu’au tout début d’une saison post Coupe du Monde, et rien n’est gravé dans le marbre pour le moment. Ce qui est sûr, c’est que, comme le résume ce très bon article de FourFourTwo que j’ai déjà relayé sur les réseaux asociaux, aligner Özil à gauche va contre son jeu naturel qui est d’aller de l’intérieur vers l’extérieur, en allant surtout chercher le côté droit (côté ouvert pour son pied gauche). A gauche, il se retrouve enfermé, contraint de suivre une course attendue de ses adversaires, et donc de gagner des duels ; ce qui n’est pas franchement sa tasse de thé. Ce choix de coaching pourrait se justifier de deux façons. Option 1 : le système bénéficie à une majorité, Özil doit s’y plier. A 50 millions le mec, ça fait cher le sacrifice collectif, sachant tout de même que ce n’était pas une recrue obligatoire l’année passée. Et puis pas mal de joueurs s’y retrouvaient également dans le 4-2-3-1. Option numéro dos : Wenger veut lui apprendre quelque chose, comme il l’avait fait avec Ramsey à l’aile droite. Je préfère croire en celle-là, mais en attendant, peut-être que l’Allemand devrait subir la concurrence comme tout le monde.

Les-notes

SZCZESNY : 3/5 : Je n’arrive pas à m’empêcher de penser qu’il n’est pas impeccable sur le deuxième but (même si ses petits potes dans la surface sont en-dessous de tout). Mais il nous sort quand même deux face-à-face monstrueux, dont un dans les dernières minutes, sur une frappe placée de Dzeko. Il lui manque encore le petit quelque chose…

DEBUCHY : 3/5 : Un peu aléatoire sur son placement, pris dans le dos quelques fois, mais rien de dramatique jusqu’à cette blessure qui risque de nous mettre bien dedans…

MONREAL : 2/5 : J’attends toujours qu’il revienne sur le premier but. J’ai enfin réussi à le trouver après deux ou trois ralentis : il a suivi l’action solo d’Alexis aux abords de la surface… C’est dommage hein, il commence enfin à tenir debout.

WILSHERE

MERTESACKER & KOSCIELNY : 2/5 : Plutôt solides jusqu’à cette cagade interstellaire sur corner à 10 minutes de la fin. Beaucoup, beaucoup trop symptomatique. Kos est en retard, Mertesacker croit marquer quelqu’un jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce n’est pas le cas, bref, une organisation catastrophique dont ils sont directement responsables.

FLAMINI : 3/5 : Plutôt un bon match de la part du Français, qui est allé au charbon au milieu de terrain et qui a quand même bien tenu la baraque. Bon il oublie juste de lever la tête pour voir Aguero piquer tranquillement dans son dos…

RAMSEY : 3/5 : Pas le match dégueulasse qui m’a été décrit à droite à gauche. Il retrouve du rythme, a touché beaucoup de ballons et a été énormément impliqué dans les remontées et dans la circulation. Beaucoup trop de déchets par contre, les frappes sur orbite et les transversales direct en six mètres, va falloir arrêter. Mais bon, il s’est rasé, c’est déjà ça.

WILSHERE : 5/5 : Le Jackyboy retrouvé. Celui qui est plein d’énergie, qui part de loin pour jouer simple, qui remonte des balles efficacement, qui combine autour de la surface mais qui sera quand même là pour mettre des taquets dans le rond central. Une finition merveilleuse sur le premier but, même si Hart est une grosse buse de se coucher là.OZIL

SANCHEZ : 5/5 : Ouais, ouais, son but magnifique ouais. Ouais, ses petits cafés-crème au milieu des joueurs de City. Tout ça c’est de la balle. Mais moi, mon kiff, c’est de la voir venir chercher un ballon près de son poteau de corner alors qu’il vient de tirer un coup-franc aux abords de la surface. CA, c’est un vrai chien de la casse.

ÖZIL : 1/5 : On a bien compris que la gauche ne te plaît pas. Et peut-être que physiquement, t’es pas encore au top non plus. Mais va falloir te bouger bonhomme.

WELBECK : 2/5 : Pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais il a eu l’intelligence de dézoner au maximum pour désencombrer l’axe et venir jouer le relais. Défensivement impliqué dans le pressing et dans le repli. On voit qu’il veut se faire bien voir. Ah oui, et évidemment ce ballon sur le poteau…

Substitutes

CHAMBERS (pour Debuchy à la 81e minute) : Passe au travers comme les autres sur le but de Demichelis. Trois golgoths, pas un pour prendre le grand Martin. Il fait à peu près le taf ensuite, mais il est lent pour un latéral, ça risque de gêner…

OXLADE-CHAMBERLAIN (pour Welbeck à la 88e minute) : En lieu et place d’un Welbeck touché et/ou épuisé.

ARTETA (pour Flamini à la 90e minute) : Pour éviter un rouge de con je suppose.

Sinon

Nous sommes en 2014 et la défense sur corner est toujours un dramatique problème à Arsenal. Same old shit.

Corner1 Corner3 Croner2

Ce tâcheron de Milner et Navas qui finissent sans carton jaune. Je crois qu’il va falloir nommer Manuel Valls à la tête de l’arbitrage anglais.

Voilà 18 ans aujourd’hui que Monsieur Arsène est manager d’Arsenal. 18 ans. Et toujours cette vilaine habitude de foutre « overall », « sharp », « performance » quatre fois par conférence de presse…

Cette défense de Koscielny est d’un niveau de masterisation…

insta

Enfin, les images du match sont ici, je voulais pas vous rajouter encore du contenu interactif, ça fait limite interface Adibou après.

La GunntwitterFacebook-300x300ers Academy fait dans le social. Tu peux venir nous lire sur la page de l’Acad’ sur Facebook et tu peux nous suivre sur Twitter aussi. On t’a mis des gros boutons, pour que tu puisses cliquer facilement, on sait bien que c’est pas toujours évident.

 

2 réflexions sur «ARSENAL – MANCHESTER CITY (2-2) : LA GUNNERS ACADEMY LIVRE SES NOTES»

  1. Est ce que la solution n’est pas une alternance entre Sanchez et Ozil pour permuter sans cesse, laisser les couloirs aux latéraux et ne les prendre que quand ils s’ouvrent?
    Par contre il vous reste quoi derrière ?

  2. @Homerc : C’est une solution s’il y a volonté et/ou consigne de permutation, ce qui n’est pas le cas pour le moment (même si hier soir, Özil était à droite, suite je pense à une réclamation).

    Derrière il nous reste : Mertesacker (hélas), Koscielny, Chambers, Gibbs, Monreal (qui devrait être dispo pour ce WE) et Bellerin. Oui, c’est triste.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.