Qarabag – Arsenal (0-3) : La Gunners Academy poursuit sa route

Sur la Gunners Academy tu tombas, et ris.

Salut vous tous,

Après l’Ukraine, Arsenal poursuit son tour des anciennes républiques socialistes soviétiques en se rendant cette fois en Azerbaïdjan. Du moins, sans Mkhitaryan, que le club a préféré laisser en Angleterre, pour des raisons de sécurité. On va bien rigoler si par bonheur nos joueurs se qualifient pour la finale à Bakou, tiens. 

Les lecteurs de ce site se rappellent probablement que les copains de la Forez Académie ont été par deux fois victimes d’un sortilège de Qarabag. Pour le reste, mes connaissances limitées du football azéri m’empêchent de vous faire une présentation digne de ce nom de notre adversaire du soir. Mais quoi qu’il en soit, tout autre résultat qu’une victoire constituerait une grosse contre-performance.


ZE GAME :


Ligue Europa oblige, Unai a procédé à une grosse revue d’effectif et même à des ajustements tactiques. C’est en 3-5-2 que nos Gunners se présentent au stade olympique de Bakou, avec Kolasinac et Lichtsteiner en dynamiteurs de couloirs et un improbable trident Iwobi – Welbeck – Smith-Rowe devant. D’autres clubs ont été pénalisés en Coupe d’Europe pour moins que ça.

Un match un jeudi à 19h, à l’autre bout de l’Europe, dans un stade de 60 000 places chauffé à blanc, tous les ingrédients étaient réunis pour qu’Arsenal se retrouve dans un énorme traquenard. Fort heureusement, Sokratis a la bonne idée d’ouvrir son compteur pour Arsenal sur corner au bout de trois minutes de jeu (0-1).

Débarrassé de cette formalité administrative, nos joueurs décident de poser tranquillement le jeu. Peut-être un peu tranquillement d’ailleurs, le rythme de cette première période ayant de quoi faire hiberner le pire des insomniaques. Seules une action d’Iwobi, dont le service trop profond empêche Smith-Rowe de doubler la mise et une frappe d’Ozovic repoussée par Leno me permettent de gratter trois lignes dans cette Acad.

Au retour des vestiaires, la blessure de Monreal et la rentrée de Torreira obligent Emery à changer de système. Kolasinac et Lichtsteiner redescendent d’un cran et l’Uruguayen vient se placer dans l’entrejeu aux côtés de Guendouzi. Un choix qui va déstabiliser l’arrière-garde azérie, qui va craquer sur une action a priori anodine : un long ballon de Leno, dévié par Danny Michel, offre un deux contre deux à Arsenal. Probablement séduite par le charisme d’Iwobi (ou inspirée par le placement défensif de Shkodran Mustafi, c’est selon), la défense de Qarabag se désintéresse de Smith-Rowe et le jeune anglais a tout le loisir d’envoyer Vagner au crépuscule des dieux (0-2).

Loin de se résigner, Qarabag tente au contraire de se ruer à l’attaque pour au moins réduire le score, mais se montre trop brouillon pour inquiéter Leno. Chose nouvelle cette saison, Arsenal fait preuve d’un réalisme froid et siffle la fin de la récré à la suite d’une contre-attaque d’école. Après Sokratis et Smith-Rowe, c’est au tour de Guendouzi d’ouvrir son compteur avec nous, d’une frappe précise à l’entrée de la surface (0-3).

Trois buts, une clean sheet, du travail ciselé, qui permet aux Gunners d’enregistrer leur deuxième victoire en deux matches dans cette compétition, sans jamais avoir trop transpiré.


ZE BÂCHES : 


Leno (3+/5) : Encore un match où il a été peu sollicité, mais a su se montrer sérieux sur les rares actions dangereuses adverses. C’est marrant quand même comme c’est plus facile de gratter une clean sheet quand Mustafi est absent. Sûrement une coïncidence.

Holding (3/5) : Lui aussi se montre sérieux et appliqué à chaque apparition depuis le début de la saison. Va vraiment falloir qu’Unai se pose la question de sa titularisation.

Sokratis (4-/5) : Pareil qu’au-dessus, avec un but en plus.

Monreal (3/5) : J’étais tout à fait ravi pour lui de le voir débuter avec le brassard. Dommage qu’il n’ait tenu qu’une mi-temps. Remplacé par Torreira (3+/5), qui a amené le liant qui manquait à l’équipe lors du premier acte.

Elneny (3+/5) : Copie très propre, élève appliqué et sérieux, mais manque de participation pour espérer intégrer les premiers de la classe.

Guendouzi (3+/5) : L’autre chevelu du milieu de terrain a été un peu moins en vue que lors de ses premières apparitions. L’entrée de Torreira lui a toutefois fait un bien fou, en lui permettant même de monter et de planter son premier pion chez les grands.

Kolasinac (3+/5) : Goliath s’est rappelé au bon souvenir des fans d’Arsenal grâce à sa hargne, son jeu vers l’avant toujours aussi intéressant et quelques duels à l’épaule qui vaudront probablement une longue rééducation à Medvedev.

Lichtsteiner (3/5) : L’exact opposé de Kolasinac. Stefan compense son gabarit de chips par une science du placement et un vice toujours appréciables. On aimerait juste le voir prendre plus de responsabilités dans le jeu offensif.

Smith-Rowe (4-/5) : Il n’est pas grand, il est vaillant et il a vaincu Qarabag. Ça me rappelle quelque chose, mais quoi ? Remplacé par Özil (non noté), venu jouer ses trente minutes de la semaine.

Iwobi (4/5) : Toujours aussi remuant et inspiré depuis le début de la saison. Emery lui fait confiance et ça se sent. Si sa qualité de frappe reste plus que perfectible, sa passe dans le bon tempo pour Smith-Rowe est un modèle du genre. Remplacé par Lacazette (non noté), qui a trouvé le temps de donner une passe décisive à Guendouzi.

Welbeck (2-/5) : Plus ça va, plus je me dis que je suis plus fait pour les descentes à vélo que Danny Michel pour jouer attaquant de pointe. 


IF NOTE :


  • Huit victoires de suite (neuf au jour de la publication), ça faisait combien de siècles qu’on n’avait pas connu ça ?
  • Du côté de nos ex, je vous invite à jeter un coup d’oeil sur les performances respectives de Gabriel et Coquelin contre Manchester United. Ça fait toujours plaisir de voir d’anciens Gunners contribuer à parapher la lettre de licenciement de Mourinho.
  • D’ailleurs, la vraie bonne nouvelle de la soirée, c’est que non seulement Santiago Cazorla Gonzalez a rejoué au football, mais il a aussi inscrit sur pénalty le but de l’égalisation de Villarreal contre le Spartak Moscou. Évidemment, aucune larme n’a été versée du côté de la Gunners Academy. Seulement un ou deux petits torrents.

BA sur vous,

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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